Il ne s'appelle pas Damien, et il n'a aucun lien de filiation avec le Diable. Pourtant, Joshua sait tout aussi bien fracturer un équilibre familial et trouvera facilement sa place dans votre dvdthèque.
Sortie le 11 mars 2009.
Caractéristiques techniques
Image : 16/9 convertible 4/3
Son : Anglais, français
Sous-titres : anglais, français, néerlandais
Durée : 1h45
Le film
Pour lire notre critique du film, allez
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Joshua a 9ans. Il vit avec ses parents, Brad et Abby, et sa toute jeune sœur Lily qui vient de naître. Il aime le piano et son oncle dépressif, Dieu à un moment, et… ses parents. Sans doute. Sa petite sœur aussi, probablement. Mais à vrai dire, on ne sait pas trop, parce que l'enfant a clairement un problème avec les émotions. Et aujourd'hui, quelque chose le dérange. Voilà alors que d'étranges événements se produisent autour de lui : Lily, bébé très calme, se met à pleurer sans discontinuer ; Abby, chez qui tout allait bien, tombe en dépression post-partum comme elle l'avait fait pour
Joshua ; Brad, trop occupé par sa famille qui part en lambeau, se détache de son travail ; et même l'appartement semble se désolidariser. Au milieu du chaos qui s'installe progressivement,
Joshua pose sur son entourage un regard étrangement vide. Et inquiétant.
Encore un enfant maléfique… Peut-être.
Parce qu'il n'y a aucun élément fantastique dans le film de
George Ratliff, qui parvient à plusieurs moments à nous faire douter de l'implication de
Joshua dans les événements. Le film est d'une qualité plastique indéniable, et la gestion des émotions est très bonne. Cependant, on ne sait pas toujours où il cherche à aller, et à force d'essayer de parler de tout et de jouer sur tous les genres, il finit par se perdre un peu. Mais la construction est tout de même bonne et, malgré cette volonté d'être partout à la fois, si on joue le jeu on sent bien cette déstructuration progressive de la famille et les diverses subtilités qui l'y mènent.
Notre collègue, chargé de la critique dont nous avons donné le lien ci-dessus, n'a pas été convaincu ; nous trouvons en revanche que pour un premier film,
Joshua sait très bien jouer de certaines cordes, et en conseillons grandement le visionnage. De plus, la qualité d'interprétation est indéniable dans les premiers comme les seconds rôles.
Technique
L'image est impeccable. La version française est légèrement moins profonde (manque de graves) dans les voix que la version originale. Il n'y a pas de problème, dans une version comme dans l'autre, pour la musique, qui a une place importante comme dans tous les films qui font monter la tension. On la sent bien présente aussi dans tout le passage orchestré par la Marche funèbre (sur la mort d'un héros) de Beethoven.
Interactivité
Chapitrage en 24 parties.
Menu en anglais ou français
Bonus
Scènes coupées
- L'enfant n°2. Discussion entre le père et son collègue sur la fille nouvellement née. Pas grandement utile.
- Endormi au travail. Autre scène de bureau où le père fait autre chose que travailler et se fait rappeler à l'ordre par son patron. Comme il y en a déjà plusieurs du même genre, elle n'était effectivement pas nécessaire dans le film.
- Post Partum ? La mère fait le lit et se retrouve une fois de plus confrontée à son fils. Une scène intéressante, qui aurait eu sa place dans le film et qu'il est bien de voir ici.
- Vous pensez que
Joshua a besoin de vous ? Encore une scène avec un poids certain, montrant la mère dans sa maison de repos. Là aussi, pouvoir la voir est un plus.
- L'escalier du musée, scène intégrale. Nous voyons ici ce qui se passe avant qu'ils se retrouvent à l'extérieur. Cela permet de faire monter la tension jusqu'à la scène des marches, et de semer encore une fois le doute sur la véritable nature de
Joshua.
Clip musical de la chanson du générique avec images du film : Fly, de Dave Matthews.
Devant si peu de variété, on s'interroge : où est le commentaire du réalisateur et de son co-scénariste, présent dans la version anglaise ? Vous l'avez compris, la jalousie nous étreint. Nous aussi, on aurait voulu se faire « expliquer » le film ! Manquent aussi l'interview des acteurs et les essais du jeune
Jacob Kogan. Quand on sait cela, les scènes coupées, qui étaient instructives, apparaissent bien pâlichonnes.
Un prix plus qu'attractif pour une édition de Joshua un peu frustrante. On regrette l'absence des très bons bonus de l'éditon anglaise mais il est vrai qu'à ce prix-là, l'achat vaut le coup ne serait-ce que pour avoir chez soi cet enfant manipulateur.
Prix indicatif : 9,99 euros.