Le 22 septembre avait lieu la première projection publique de Vilaine, une comédie réjouissante qui sera sur les écrans en novembre, en présence des deux réalisateurs Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit, et des actrices Marilou Berry et Joséphine de Meaux qui étaient déjà toutes les deux à l'affiche de Nos jours heureux.
Après la projection du film qui a emballé le public présent, les artistes se présentent donc pour répondre aux questions des journalistes et des spectateurs. En voici un compte-rendu sélectif.
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Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit, quel est votre parcours jusqu'à Vilaine ?
On travaillait pour M6, jusqu'en 2001, où on a démissionné. On a ensuite réalisé deux courts-métrages, en 2004 et 2006, tout en écrivant en parallèle
Vilaine. Les courts-métrages nous ont permis de nous rôder dans la co-réalisation, ce qui fait que l'on a pu effectuer les 46 jours de tournage de
Vilaine sans trop se taper dessus (rires).
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Passons maintenant à ces dames, avec Joséphine de Meaux, lauréate du prestigieux Reblochon d'Or à l'Alpe d'Huez pour sa prestation dans Nos jours heureux.
Je tiens à préciser que c'est une récompense très sérieuse. Merci.
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Qu'est-ce qu'on se dit à la lecture d'un tel scénario ?
Déjà, comme on est tout seul face au papier, bah on se parle pas en fait. (rires) Plus sérieusement, je me suis dit que c'était drôle et que le jeu devait être un peu spécial. J'étais partie dans l'idée de faire un peu « n'importe quoi » avec mon personnage, en tous cas d'aller le plus loin possible. Si on aborde un personnage tel que le mien trop sagement, il ne se passe pas grand chose.
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Marilou Berry, comment aborde-t-on un tel film ?
« Oh la vache ! » a été ma première réaction. J'ai hurlé de rire en lisant le scénario et je me suis dit que c'est le genre de rôle qu'on ne me proposera pas deux fois. Le film regroupe tellement d'évènements qu'il m'aurait fallu une dizaine d'autres films pour me retrouver dans toutes les situations que mon personnage vit.
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Joséphine de Meaux, comment s'est passé le contact avec nos chers seniors, qui ont une grande place dans le film ?
Ils étaient tous originaires du village où se tournait le film. Ils étaient très contents d'être là, ce qui a donné une vraie bonne ambiance sur le plateau. J'ai tourné beaucoup de scènes avec eux et je les ai trouvés vraiment bons acteurs. J'ai beaucoup aimé tourner avec eux.
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Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit, comment s'est passé le choix du lieu ?
On voulait tourner en décors naturels car en studio ça coûte cher. On a trouvé une petite ville en Dordogne avec des décors assez dingues, et les équipes locales nous ont favorisé pas mal de choses. Pour ce qui est de la station-service, qui a une grande présence dans le film, il s'agit en fait d'un aérodrome privé non loin du village, qu'on a détourné. La nationale qui passe est en fait la piste d'atterrissage, qu'il a fallu regoudronner et baliser, et on a donc dû amener les pompes et tout redécorer les locaux.
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Sur le plan capillaire, PEF est absolument superbe, c'est dû à quel effet spécial ?
Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit : Effectivement, il porte une superbe moumoute qui en fait le
Bobby Ewing du pauvre. Cela s'est fait au tout dernier moment car il tournait en parallèle un autre film et nous a prévenu à peine quelques jours avant le début du tournage qu'il serait chauve, chose impensable pour nous puisqu'on voulait un « vieux beau ». Donc du coup, on a opté pour cette belle moumoute et on a décidé de jouer un peu avec.
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Comment se passe une réalisation à quatre mains comme celle-ci ?
Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit : En fait, c'est beaucoup plus simple d'être deux que d'être seul. Il faut juste être d'accord très tôt sur le déroulement du tournage et le contenu du film. Le fait d'être deux permet de prendre du recul car lorsqu'un des deux tourne une séquence, l'autre peut en avoir une vision plus globale. Quand on a rigolé sur les même gags lors de l'écriture et que l'on sait exactement où on veut aller, c'est en fait assez simple de réaliser à deux.
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On ressent tout le long du film une certaine filiation avec Amélie Poulain, c'est volontaire ?
Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit : Oui, en fait, dès le début du projet, on s'est dit qu'on voulait faire une sorte d' « anti-Amélie Poulain », plus pour s'en amuser que pour le parodier. Le film de
Jean-Pierre Jeunet avait créé un univers singulier, haut en couleurs et très réaliste, nous avons voulu créer un univers très fort, mais peu réaliste. Notre Mélanie fait le mal parce que ça lui fait du bien là où Amélie faisait le bien parce que ça lui fait du bien.
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Comment s'est déroulé le casting ?
Marilou Berry : J'ai reçu directement le scénario, je n'ai pas passé de casting, par contre j'y ai participé activement car je n'avais pas envie que ce soit mal fait, j'avais envie d'être là pour donner la réplique aux acteurs.
Joséphine de Meaux : Je pense que si j'avais passé un casting, je n'aurai pas eu le rôle… J'ai aussi reçu directement le scénario car les réalisateurs m'avaient vu et apprécié dans
Nos jours heureux.
Marilou Berry : En fait j'impose Joséphine dans tous mes films dorénavant (rires).
Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit : Pour
Frédérique Bel, on avait envie de voir ce que ça pouvait donner en rôle de garce, et puis elle s'est vraiment battu pour avoir le rôle, ce qui était super pour nous. Pour les seconds rôles, on a fait pleinement confiance au directeur de casting.
En fin de rencontre eu lieu un débat joyeux sur l'exposition d'une grande marque d'alcool pendant le film, permettant à chacun de mesurer ses connaissances dans le domaine, avant que toute la sympathique équipe ne s'en aille sous de chaleureux applaudissements.
Vilaine sort sur les écrans le 12 novembre. Vous retrouverez bientôt la critique du film sur Cinema-France.