Voici la troisième et dernière partie du dossier sur les super héros, relatant ce qui nous attend dans l'avenir.
Dans l'avenir :
Voici un florilège des futures adaptations de comics à venir dans les jours, les mois, les années qui suivent. De la sortie en salle prochaine au projet en développement :
Hellboy 2 : Les légions de l'Ombre – 11 juillet 2008
Guillermo Del Toro se sera démené comme un diable pour donner vie à nouveau à son cornu favori. Car on ne peut pas dire que l'opus précédent ait réellement rencontré le succès escompté par Revolution Studios.
Hellboy premier du nom ne fut pas un échec (la vente de DVD a permis de récolter quelques bénéfices) mais pas un triomphe au point de réinvestir dans une suite coûteuse, de plus le studio sera condamné par la suite à fermer boutique. En incombe donc à notre sympathique metteur en scène de démarcher les studios afin de trouver un potentiel acquéreur. Celui-ci aura pour nom, Universal Pictures qui permet la mise en route de la production début 2006 en investissant la somme rondelette de 70 millions de dollars (un poil plus que le précédent). L'auteur du
Labyrinthe de Pan peut ainsi signer sa suite tant désirée, en toute liberté et sans mettre de frein à ses ambitions. Les images parlent d'elles-mêmes : un script libéré des contraintes d'introduction (bye bye le sidekick John Myers), plus audacieux en apparence, fouillant plus en profondeur ses personnages secondaires (Abe Sapiens), dans lequel notre diablotin devra mener une guerre contre les attaques d'un monde souterrain, véritable bestiaire deltorrien sensationnel aux images d'une beauté renversante. Et quand on connaît la volonté avec laquelle il a conduit le projet (il a quand même refusé
Je suis une légende et un
Harry Potter pour ça) on ne peut douter de la sincérité du film. Prometteur.
L'incroyable Hulk – 23 juillet 2008
Face au flop financier (immérité) du film d'
Ang Lee et de sa démarche « auteurisante » envers le géant vert, Universal Pictures se devait de réagir. On oublie donc les pistes intelligemment développées et on recommence tout depuis le début afin de revenir à l'essentiel pour mieux s'attirer la sympathie du spectateur de base, se moquant éperdument qu'on essaye de ne pas le prendre pour un gros benêt et de le faire réfléchir un tant soit peu. Essentiel, c'est-à-dire ? De la castagne, de la destruction massive… bref de l'action, de l'action, de l'action. Dehors donc le cinéaste accompli et bonjour le gros tâcheron obéissant. Les producteurs l'on trouvé en la personne du frenchie
Louis Leterrier (
Le transporteur 1 &
2) jugé selon eux comme un homme doté d'une vision (ben voyons !) mais surtout capable de mener à bien le projet sans trop poser de difficultés. Alors contre toute attente, le bonhomme se voit confier un budget colossal (125 millions de dollars) et se retrouve à diriger un cast de choix :
Edward Norton dans les frusques condamnées de Bruce Banner,
Liv Tyler en Betty Ross,
William Hurt en Général Thaddeus Ross,
Tim Blake Nelson et le génial
Tim Roth en The Abomination, sorte de super Hulk encore plus énervé que notre héros. A cet énoncé, nos craintes diminuent, nos barrières s'effritent doucement, on commence à y croire… jusqu'à ce que la star du projet et co-auteur (avec
Zak Penn ) du script ne fasse publiquement savoir son profond dégoût concernant la direction prise par les exécutifs du studio, en opposition avec ses ambitions scénaristiques (il a refusé d'être crédité comme scénariste) sûrement un peu plus poussées qu'un simple récit de pif, paf, boum. Ce qui résume bien une première bande annonce certes énervée et généreuse en dégradations publiques, mais au final assez quelconque.
The Dark Knight, le chevalier noir – 13 août 2008
Probablement la suite la plus attendue par le monde entier, et pour cause : un premier opus qui a su refaire vivre une franchise déclarée comme morte et enterrée, du même cinéaste talentueux
Christopher Nolan à la barre et au scénario (toujours appuyé par
David S. Goyer et avec en soutien
Jonathan Nolan , frère du réalisateur déjà coscénariste de
Memento et
Le Prestige ), à la tonalité beaucoup plus sombre, explorant les tréfonds de l'âme de notre héros dans un florilège d'action pétaradante. A cela s'ajoute un casting grandiose, quasiment inchangé par rapport à l'original, si ce n'est que
Katie Holmes (le point faible de
Batman Begins) s'est vu remplacée par la plus craquante et plus talentueuse
Maggie Gyllenhaal dans le rôle de Rachel Dawes et que cet opus marque l'entrée en scène - plus que désirée - du bad-guy ultime de la saga, le Joker. Ennemi juré de l'homme chauve-souris, prenant les traits ici de l'acteur
Heath Ledger, tragiquement disparu en janvier dernier et dont la prestation posthume nous est promise comme tout simplement époustouflante (à la vue des quelques images qui ont filtré on veut bien le croire). Ce qui a pour effet de nourrir un peu plus notre impatience aux limites de la fissuration. Mis à part une narration qui pourrait céder sous le poids des multiples enjeux et trames s'entrecroisant (en plus du Joker, le film doit intégrer le personnage d'Harvey Dent alias Double Face et prévoit le retour de l'Epouvantail …), on ne voit pas bien ce qui peux empêcher
The Dark Knight, le chevalier noir de devenir le chef-d'œuvre ultime du film de super-héros. Enfin ne nous emballons pas trop vite, dans ce genre d'évènement cinématographique nul n'est à l'abri d'une déception. Mais quand le comédien principal
Christian Bale , annonce à la presse son emballement face au résultat final et son envie d'en découdre une troisième fois, on se dit qu'il y a peu de chance.
Punisher : War Zone –
deuxième semestre 2008
L'échec artistique total du film de
Jonathan Hensleigh nous avait coupé toute envie de replonger dans l'univers violent de Franck Castle. C'était sans compter sur une complète remise à niveau des compteurs (encore une) pour ce nouveau Punisher :
Ray Stevenson (Titus Pullo dans la série
Rome ) succède à
Thomas Jane, interprète conspué dès le départ par les fans et dont la piètre prestation n'a pas améliorée les choses (il s'est depuis rattrapé dans
The Mist de
Frank Darabont ). Quant à l'ancien scénariste d'
Une Journée en enfer , il a cédé le siège de réalisateur à
Lexi Alexander (
Hooligans), metteur en scène féminine burinée qu'on vend comme la nouvelle
Kathryn Bigelow (elles sont aussi jolies l'une que l'autre). Les notes d'intentions diffèrent également : une violence graphique exacerbée (fini les gens qui tombe simplement par terre avec des bruits de coups de feu en fond), un côté guerrier revendiqué (rien que le titre) et un retour à la noirceur originelle de la BD. Si le film tient ses promesses et pourquoi pas ajoute une petite réflexion sur la justice sauvage,
Punisher : War Zone serait un bon postulant au titre de meilleur film d'action de l'année 2008. Vu le résultat catastrophique du précédent on ne lui en demande pas tant.
The Spirit – 04 février 2009
Passé derrière la camera pour la première fois en 2005 en compagnie de
Robert Rodriguez lors de la réalisation de
Sin City ,
Franck Miller décide aujourd'hui de récidiver l'expérience, mais cette fois-ci en faisant cavalier seul. Nullement question d'adapter un autre de ses écrits puisqu'il s'agit ici d'une bande dessinée créee en 1940 par
Will Eisner narrant les aventures de Denny Colt, un détective masqué revenu de l'au-delà pour faire régner la justice dans la ville de Central City, cité urbaine gangrénée par le crime. Au programme de The Spirit : ambiance sombre directement issue du film noir des années 40. Un univers monochromatique dans lequel l'auteur de
Sin City ne devrait pas trop être dépaysé (l'affiche teaser va dans ce sens). Notamment si l'on se réfère aux conditions de tournage ressemblant fortement à celle de sa première réalisation : tournage sur fonds verts et stars en pagaille sur le plateau (
Scarlett Johansson,
Samuel L. Jackson,
Eva Mendes …) et teaser sobre mais enthousiasmant. Il fallait bien ça pour nous rassurer des clichés précédemment diffusés de l'équipe du film en plein travail. Parce que
Samuel L. Jackson grossièrement peinturluré sans post-prod, ce n'était pas trop ça.
The Watchmen –
mars 2009
Sans doute l'adaptation d'un graphic novel la plus attendue mais aussi la plus redoutée. D'un côté, un monstrueux pavé de la bande-dessinée signé
Dave Gibbons et
Alan Moore, statuant sur le phénomène des super-héros à travers l'enquête de Rorschach sur la mort du Comédien, ancienne gloire des hommes en collants retrouvée assassinée, cachant en fait un complot mettant en jeux le sort de l'humanité. De l'autre ce même objet culte, jugé inadaptable (le projet est dans les limbes du development-hell depuis 1988), que celui désirant s'atteler à l'exercice devra adapter sans l'approbation de son auteur Moore (répugnant la moindre adaptation au cinéma de ses travaux) ; il devra aussi faire face à un parterre de fans qui ne pardonnera pas le moindre écart de conduite par rapport au contenu graphiquement noir, violent et thématiquement riche de l'œuvre originelle. Autant dire que ce n'est pas gagné pour
Zack Znyder (
L'armée des morts,
300), devant satisfaire la majorité du public et démontrer qu'il n'est pas qu'un simple « clippeur » parmi les dizaines trônant à Hollywood. En tout cas, question fidélité au matériau d'origine, son précédent travail sur la BD de
Franck Miller et les photos des personnages (en costumes !) dévoilées il y a quelques semaines sur la toile nous permettent de rester optimiste. On espère voir le résultat début 2009, si l'actuel imbroglio judiciaire entre la Warner, société productrice du film et la Fox ayant porté plainte contre cette première, prétextant détenir encore les droits du graphic novel, ne vient pas retarder la sortie … voire pire. Monde impitoyable et cruel, comme celui de ces Watchmen.
X-Men Origins : Wolverine - 2009
Après la débâcle qualitative de la trilogie cinématographique des X-Men, suite au ratage complet du dernier épisode, notre bande de justiciers se battant pour la tolérance méritait de ne pas rester sur cette touche funèbre. Aucune suite prévue à l'horizon, mais deux spin-off afin de revenir sur le passé de deux personnages phares de la saga, et pas des moindres : Wolverine et Magneto. Premier à faire sa rentrée sur les écrans, notre griffu un poil mal luné. Pas vraiment étonnant, Wolverine étant le mutant préféré du public et subjectivement le plus intéressant de la meute. Retour vers la passé donc, soit dix sept ans avant les évènements du premier opus : Logan traque l'assassin de sa bien-aimée, Victor Creed (futur Dents de Sabre). En chemin il croisera la route de William Stryker qui le recrutera pour les besoins du projet Weapon X au cours duquel l'être capable de régénérer à volonté ses cellules subira une opération le dotant de son précieux squelette d'adamantium … Alors que le tournage a débuté depuis plusieurs mois, le casting est perpétuellement sujet aux rumeurs et autres spéculations. Si la présence de
Hugh Jackman dans la peau du héros et de l'acteur
Liev Schreiber en Victor Creed ne fait aucun doute, celle de
Lynn Collins (Silver Fox),
Ryan Reynolds (Deadpool),
Dominic Monaghan (Barnell Bohusk),
Taylor Kitsch (Gambit),
Danny Huston (William Stryker, jeune)… et celle de l'actrice
Maqqie Q sont à prendre avec des pincettes, les annonces étant sans arrêt suivies de démentis ou de nouveaux communiqués. Un mystère ambiant à l'image de l'attente suscitée par cette préquelle dans laquelle le surestimé
Gavin Hood (
Mon nom est Tsoti ,
Détention secrète ) devra trancher dans le vif du sujet s'il veut accéder aux cimes du box-office et pourquoi pas nous faire oublier notre peine face à
X-Men : L'affrontement final .
Captain America – juillet 2009
Après un serial en 1944, deux téléfilms en 1979 et un long-métrage sorti en 1991 (tous de tristes souvenirs)
Nick Cassavetes (
Alpha Dog) réussira t-il a ne pas se ridiculiser en signant une énième monture des frasques du super-héros étoilé ? Peu de chances, toutefois il faudra patienter jusqu'en 2009 pour juger du combat de Steve Rodgers, jeune yankee chétif désirant massacrer du nazi durant la Seconde Guerre Mondiale. Malheureusement pour lui, l'armée le juge inapte au combat. Intervient alors un général qui l'intègre dans un programme ultra secret visant à transformer n'importe quel homme en super soldat grâce à un sérum spécial. Il est temps alors pour notre Captain America d'aller gagner la guerre à lui tout seul et de répandre vaillamment les bonnes valeurs de la démocratie américaine partout dans le monde. Né sous la plume de
Jack Kirby et de l'imagination de
Joe Simon en décembre 1940, Captain America a toujours été perçu (à raison) comme un emblème du patriotisme primaire US et de sa suprématie. Une propagande pas de très bon goût pour l'époque, encore moins aujourd'hui où le pays et sa politique impérialiste sont farouchement et mondialement critiqués. Le scénariste
David Self (
Les Routes de la perdition) devra donc plancher durement s'il veut décrocher une nouvelle étoile à son blason.
Magneto - 2009
Seconde future déclinaison de l'univers des X-Men,
Magneto s'annonce comme l'un des comic-book movies les plus passionnants étant donné que le film narrera la jeunesse d'Erik Magnus Lehnsherr, amené à venir plus tard le méchant mutant désireux de détruire la race humaine. On devine que le cœur du scénario s'attachera à décrire son expérience dans les camps de concentration (passage entrevu dans l'intro du premier opus de la saga X-Men) ainsi que son amitié avec le professeur Charles Xavier jusqu'au clash éthique allant les amener à devenir des frères ennemis. Depuis son annonce après la sortie en 2006 de
X-Men : L'affrontement final ,
Magneto a peu fait parler de lui. Seul l'attachement de
David S. Goyer au projet – scénariste plutôt doué (
Dark City,
Blade,
Batman Begins ) mais piètre metteur en scène (
Blade : Trinity,
The Invisible ) – a filtré. Logiquement la participation plus ou moins importante de
Ian McKellen et
Patrick Stewart devrait se maintenir. S'il se fait plutôt discret, gageons que ce
Magneto s'activera dans les mois à venir ou au pire lorsque
X-Men Origins : Wolverine aura eu droit à sa sortie.
Superman: the man of steel - 2009
Quand on voit le score décevant de
Superman Returns si l'on considère les prétentions commerciales attendues, on comprend aisément pourquoi la Warner faisait grise mine à l'idée de réinvestir dans une suite. Finalement il a été décidé de donner une deuxième chance à son réalisateur pour faire s'envoler bien plus haut (vers l'infini et au-delà ?) l'homme au slip rouge. Mais comme tous les productions post-grève des scénaristes, celle-ci semble avoir un peu de mal à décoller : en janvier une forte rumeur affirmait que l'acteur principal
Brandon Routh ne renfilerai pas le costume (les spéculations d'un renvoi ou d'une démission vont bon train) puis on entendit parler de l'abandon des commandes d'un
Bryan Singer soi-disant overbooké. Deux mois plus tard arrive le démenti prétextant que tout était faux, ouf diront certains, dommage diront d'autres. Entretemps
Singer a tenté de rassurer les (nombreux ?) déçus du premier en affirmant que ce prochain allait passer à la vitesse supérieure (comprenez moins d'amourette et plus d'action). En tout cas, que la rumeur fût vraie ou fausse, on peut légitiment se demander si cette désinformation n'est pas le jouet du studio essayant de faire monter la sauce par tous les moyens. A Hollywood tout est possible.
La Ligue des justiciers - ???
La réunion de plusieurs justiciers masqués dans une même histoire ne date pas d'hier : dès le début des comics, il n'était pas rare qu'un personnage d'une série vienne le temps d'un numéro faire un petit coucou à l'un de ses collègues. C'est en 1960 que DC Comics décida de regrouper tous ses personnages phares (Superman, Batman, Wonder Woman, Flash…) dans une seule et même série « Justice League of America ». Depuis, plusieurs éditions ont vu le jour et un dessin animé est apparu en 2001. Si un seul de ces héros peut rapporter des millions de dollars sur la table, alors combien de bénéfices en engendreront-ils une fois réunis ? C'est la question à laquelle voudraient bien avoir une réponse les gestionnaires de la Warner qui lança le projet l'année dernière sous la caméra de l'éclectique
George Miller (
Mad Max,
Babe, cherchez le rapport). Le dessein est alléchant mais pose beaucoup de problèmes et de questionnements : film d'animation ou live ? Les rumeurs du moment laissaient entendre la première solution avant que finalement la seconde vienne se confirmer. Pour les personnages de Batman et Superman,
Christian Bale, et
Brandon Routh seront-ils de la partie ? Les deux acteurs ont répondu que non, de plus la production a déclaré vouloir se détacher des autres franchises et miser sur des têtes nouvelles (oui enfin c'est surtout pour que le budget ne s'enflamme pas) … quand d'un coup le projet capote – la faute à une grève des scénaristes de novembre dernier se prolongeant. Quelques mois plus tard, la ligue refait parler d'elle, notamment de ces incessantes complications fiscales et administratives pour une nouvelle fois être abandonnée ce mois-ci, sans raisons apparentes. Bref
La Ligue des justiciers ce n'est pas pour tout de suite.
Spider-Man 4 - 2009
Quand on posait la question à l'équipe de
Spider-Man 3 si un quatrième épisode serait possible, la réponse commune était négative. Puis est venu le résultat – hallucinant – des chiffres enregistrés à travers le monde lors de la première semaine. Et là, le discours a subitement évolué : « Euh oui pourquoi pas si le script est bon et que
Sam Raimi est toujours derrière la caméra » rétorquaient les comédiens
Tobey Maguire et
Kristen Dunst , devant se demander à combien leurs salaires s'élèveraient. Contre toute probabilité, l'araignée n'a pas fini de bondir au cinéma (on parle d'une nouvelle trilogie) … Peter Parker ne manquant jamais de problèmes de toute sorte et des méchants il y a encore tout un paquet qui ne demandent qu'à prendre vie sur la toile. Et peu importe si le réalisateur d'
Evil Dead continue de laisser planer le doute sur sa participation (de toute façon il aurait du laisser la place depuis le deuxième), du moment que les acteurs principaux rempilent, les producteurs eux sont bien décidés à épuiser la saga jusqu'à plus soif.
Thor - 2009
Le lien entre
Matthew Vaughn (
Layer Cake) et les super-héros aurait du se nouer en 2006 avec l'épisode final des X-Men. Mais effrayé par une production ressemblant davantage à une course de formule 1 qu'à un marathon (à peine une année) le réalisateur préfère abandonner. Le producteur
Avi Arad se dit que c'est là une belle occasion loupée et nous aussi. C'est pourquoi il lui propose de signer les aventures de Thor, dieu celtique envoyé sur Terre comme simple mortel par son paternel Odin afin qu'il apprenne l'humilité. Il devient alors l'humain Don Blake, médecin infirme ignorant tout de son passé divin. Jusqu'au jour où il retrouve son marteau Mjolnir lui permettant de recouvrer partiellement sa mémoire et ses pouvoirs. Super-héros un peu particulier, pas le plus connu de l'écurie Marvel, inspiré de la mythologie nordique,
Thor s'annonce comme une double (deux films sont évoqués) superproduction ambitieuse et gigantesque (300 millions de budget !!!). On peut dire que le studio croit sérieusement au projet et se donne les moyens de réussir pleinement sa tâche. Il est encore un peu tôt pour se demander à quoi va ressembler le produit fini, l'équipe du film étant en pleine pré-production, et on ne connaît pas encore le nom de celui qui brandira la masse du Dieu Tonnerre bien que des bruits courent sur la présence de
Kevin McKidd (Lucius Vorenus dans
Rome ). Bon choix.
The Avengers – 2009 ( ?)
A sa sortie en kiosque, The Avengers (à ne pas confondre avec la série télé
Chapeau Melon et bottes de cuir dont le titre original est identique) fut une réponse de la part de Marvel Comics à son principal concurrent DC Comics qui avait crée La Ligue des Justiciers, mettant en scène les héros majeurs de la compagnie. Une concurrence entre les deux titres qui pourrait bien se prolonger sur les écrans (si le film de
George Miller se concrétise) puisque Marvel Enterprise pense mettre en exécution l'idée. Compétition ou non, la firme a déjà préparé le terrain des festivités : bien qu'elle ait supprimé le caméo de
Samuel L. Jackson en Nick Fury dans
Iron Man , le personnage de Tony Stark fera bel et bien une apparition dans
L'incroyable Hulk . Une manière amusante d'habituer le spectateur à la réunification de ses justiciers maison.
Wonder Woman - 2010
Première super-héroïne à avoir bénéficié de son comic-book rien qu'à elle, la princesse Diana, l'ambassadrice des Amazones, n'aura pas eu la même chance au cinéma,
Catwoman et
Elektra étant déjà passées à l'attaque. Annoncée depuis plusieurs années, la production n'a eu de cesse de s'interrompre à la manière de
La Ligue des Justiciers (dans lequel le personnage devait apparaître d'ailleurs). Longtemps attaché à la réalisation,
Joss Whedon , le créateur de la série Buffy contre les vampires, a au bout du compte déclaré forfait, préférant tourner
Goners et créer sa nouvelle série de science-fiction
Dollhouse… à l'heure qu'il est personne n'a été désigné pour reprendre le flambeau. Concernant la comédienne, même topo. Dernièrement un duo de scénaristes fut choisi, deux inconnus :
Matthew Jeninson et
Brent Strickland . On leur souhaite bien du courage.
Ant-Man – 2010
Le biochimiste Dr. Hank Pym décide de tester sur sa personne sa dernière découverte, une formule créee à partir d'un amoncellement de particules subatomiques, censée changer la taille du corps. Le test est un échec mais Hank se rend vite compte qu'il développe la capacité de communiquer et contrôler les insectes … Voilà normalement le sujet du prochain film d'
Edgar Wright (
Shaun of the Dead,
Hot Fuzz ), adapté de la BD de Stan Lee et
Jack Kirby. On se demande si une sortie prévue en 2010 est raisonnable, le bonhomme ne manquant pas de pain sur la planche : une fois qu'il aura bouclé sa comédie romantique bourrine
Scott Pilgrim vs. The World (inspiré d'un autre comic), il retrouvera son complice
Simon Pegg pour
The World's End et fera tout sauté avec son
Baby Driver , action movie annoncé comme pétaradant. Quel que soit le projet du monsieur, nous on est preneur.
Et si avec tout ça vous n'êtes pas rassasié, sachez que
The Flash aurait droit à son propre film par David Dobkin et que
Le Frelon Vert devrait voir le jour à nouveau dans les années à venir.
Ceux désireux de voir s'affaisser le mouvement ne sont pas prêts de retrouver le sourire, les justiciers sont installés confortablement dans nos cinémas et apparemment ils ne comptent pas en bouger de sitôt.