PROCHAINEMENT



» 2 nouveaux tests

Hier, nous avons posté le test de Star Wars : La Saga Complète sur Xbox 360 et un peu plus tard, le test de LostWinds sur Wii. Voilà, c'était juste pour vous le signaler. En ce qui me concerne, ce sera Ninja Gaiden 2 mon prochain test et je suis actuellement au chapitre 9.

Publié le 15/06/2008 à 21:50 | Commentaires (0)

» [TEST] LostWinds


Développeur : Frontier Developments | Sortie française : 20/05/08 | Site officiel


A l'instar du Xbox Live Arcade et du Playstation Network, le WiiWare de Nintendo permet aux petits développeurs de diffuser quasiment librement leurs jeux sans pour autant passer par la distribution traditionnelle, pour, pourquoi pas, se faire un nom dans le monde impitoyable du jeu vidéo. Bien évidemment, les grosses sociétés peuvent également utiliser ce service, histoire de diffuser des petits jeux sans passer par la case boîte. Nous allons nous attaquer aujourd'hui à LostWinds, développé par Frontier Developments. Il est proposé pour 1000 Wiipoints (10 euros) depuis le lancement du service en Europe, le 20 mai 2008.


Avant de commencer, petit point culture : Frontier Developments est un petit studio anglais fondé par David Braben, co-auteur (avec Ian Bell) du célèbre jeu et de commerce et de combat spatial Elite, sorti en 1984 sur les nombreux ordinateurs personnels de l'époque (CPC, ZX Spectrum, BBC Micro...) mais aussi sur NES. Le studio n'est pas à son premier essai, puisqu'il a, à son actif, la suite d'Elite (Frontier : Elite II), Dog's Life, RollerCoaster Tycoon 3, ou quelques adaptations de la licence Wallace & Gromit.

Vents perdus

Mais revenons à leur dernière création, LostWinds. Le titre nous plonge dans le monde de Mistralis, où Toku, un petit garçon, rencontre Enril, l'esprit du vent. Ce dernier lui explique que Balasar, un démon, risque d'être libéré de la fragile pierre où il a été scellé il y a des centaines d'années. Toku accepte d'aider Enril à récupérer ses pouvoirs, avec tous les risques que cela implique afin de stopper les plans de ce démon bien décidé à détruire le monde… En effet, Balasar a commencé à polluer le monde avec ses sbires monstrueux. Le jeu se présente comme un Metroid-like : le joueur évolue dans un monde labyrinthique en 2D où la seule solution pour accéder à de nouvelles zones est d'acquérir de nouveaux pouvoirs. LostWinds n'emprunte ici que le genre et la base du gameplay, le reste est tout autre chose.



Tempête vidéoludique

La première chose qui saute aux yeux, c'est la réalisation. Ceux qui pestent contre les graphismes de mauvais goût de certains jeux sur Wii ne pourront qu'applaudir ceux de LostWinds, même s'il s'agit là de 2.5D. Mignons, détaillés, colorés, avec une bonne utilisation des effets proposés par la console, le jeu dégage une ambiance zen et naïve, avec des personnages attachants et des monstres pas vraiment terrifiants. Ajoutons à cela une bande son très reposante, jouée principalement à la flûte pour les phases d'exploration, et aux percutions pour les scènes de combat. Le joueur contrôle à la fois Enril et Toku. Le petit garçon ne pouvant que se déplacer et tirer de faibles charges (via le nunchuk), cela sera à l'esprit du vent de l'aider au mieux. Et c'est bien sûr là le coeur du gameplay et l'énorme point fort du jeu : contrôler le vent. Grâce à la Wiimote, le joueur pourra créer plusieurs types de vent en dirigeant le pointeur sur l'écran et en pressant la touche voulue. La douce brise qui fait doucement vaciller les éléments du décor (tout réagit, de l'herbe aux feuilles dans les arbres), tandis que des vents plus complexes et violents permettent de déplacer les objets, de raviver un feu, et de faire voler Toku et les ennemis... De nombreuses actions sont possibles, les différentes énigmes proposées ainsi que l'excellent level design tirent vraiment parti du gameplay. La maniabilité est vraiment exemplaire et répond parfaitement à la détection de mouvements. Elle autorise des enchaînements impossibles à réaliser avec une manette traditionnelle.



Envol de courte durée

Malheureusement, il faut bien nuancer toutes ces qualités. On peut regretter que le jeu ne soit pas un peu plus dur : les monstres ne sont pas difficiles à tuer, on meurt peu (le système de vie est vraiment tolérant). Frontier Developments a pensé tout de même à inclure un petit challenge, avec une vingtaine de statuettes à trouver un peu partout dans le monde. Mais le principal point noir, c'est bien la durée de vie. Il faudra moins de cinq heures pour boucler le jeu à 100%, ce qui est vraiment très très court, et c'est sûrement ce qui rebutera les joueurs les plus prêts de leurs sous. Vraiment dommage ! L'histoire de Toku et Enril ne s'arrêtera pas tout de suite, puisque qu'une séquelle est plus ou moins prévue (le site du développeur le laisse penser en tout cas). Il ne reste plus qu'à savoir si on aura le droit à un jeu par épisode toujours diffusé via le WiiWare, ou alors à une vraie grosse suite sur un support disque.


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Si il y a bien un titre à conseiller sur le WiiWare, c'est bien LostWinds. Bien que trop court et facile, il ravira n'importe qui avec ses graphismes et sa bande son, sa maniabilité exemplaire et l'univers zen aux personnages attachants. Le rapport prix/durée de vie rebutera les plus radins, mais les joueurs qui oseront franchir le pas ne seront pas déçus (ce qui est le cas de votre serviteur, qui assume parfaitement la note qu'il a donné au jeu). Il s'agit d'un excellent ambassadeur pour le service de téléchargement de Nintendo, qui laisse présager le meilleur avec l'arrivée prochaine d'autres petits développeurs. On attend ça avec impatience.

17/20


Le jeu a été terminé à 100% en environ 4 heures et 20 minutes avant d’être testé sur Wii par Megaram.

Publié le 15/06/2008 à 01:00 | Commentaires (1)

» [TEST] Lego Star Wars : La Saga Complète


Editeur : LucasArts | Développeur : Traveller's Tales | Sortie française : 09/11/07 | Site officiel



LucasArts Entertainment a bien compris que les LEGO rapportaient beaucoup d’argent et c’est bien pour cela qu’une compilation des deux LEGO Star Wars sortis sur les anciennes générations de console s’imposait. On retrouve donc ces jouets dans LEGO Star Wars : La Saga Complète qui, vous l’autre bien compris, réuni les deux trilogies dans un seul jeu, mais sur console next-gen cette fois-ci.


Je pense qu’il ne sera pas nécessaire de s’étaler sur l’histoire de Star Wars car nombreux sont ceux qui la connaissent. Pour les autres, ce sera une bonne occasion de découvrir cette saga mythique créée par George Lucas à travers ce titre qui reprend l’intégralité des deux trilogies, soit les 6 épisodes qui sont découpés ici en 6 chapitres chacun sans compter toutes les missions bonus et les objectifs secondaires qui permettront de finir le jeu à 100%. Un vrai challenge !

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine…

LEGO Star Wars : La Saga Complète débute bien évidemment à partir de la Menace Fantôme dont les 6 chapitres reprennent ici les plus grands et importants passages du film avec, bien entendu, la course de la Bounta sur la planète Tatooine et le magnifique combat contre le seigneur Sith Dark Maul. Les autres épisodes suivent également le même chemin que le premier et sont tous accompagnés de temps en temps par des séquences cinématiques humoristiques. Le jeu nous met donc aux commandes de plusieurs personnages puisque les niveaux se jouent toujours en équipe, des équipes composées généralement au minimum d’un chevalier Jedi et d’un droïde ou d’un soldat et d’un droïde ainsi que quelques figurants. Il est donc possible de passer d’un personnage à l’autre pour pouvoir déverrouiller certaines portes, pulvériser un élément du décor ou atteindre des plates-formes en hauteur. Chaque protagoniste dispose de caractéristiques qui lui sont propres et cela permet de faire avancer l’équipe : Les Jedi ont par exemple la possibilité, grâce à la force, de déplacer certains objets tandis que les chasseurs de primes peuvent lancer des bombes pouvant détruire des éléments encombrants. D’autres personnages bénéficient d’un grappin alors que les droïdes, inoffensifs, ne sont là que pour ouvrir des portes, faire fonctionner des ascenseurs, etc…



Que la force soit avec toi

En plus de proposer à la fois de l’action et de la plate-forme, le jeu mélange différent style de gameplay avec des chapitres dans lesquels on est aux commandes de vaisseaux spatiaux tels que le faucon millenium ou le X-Wing dans l’épisode Un Nouvel Espoir pour des batailles stellaires de grandes classes ou à bord d’un podracer pour affronter le terrible Sebulba lors de la course de la Bounta. Un soft fidèle donc que l’on peut refaire en mode Jeu Libre pour accomplir les objectifs ratés et les secondaires. Pour cela, il faut obtenir un certain nombre de pièces de Lego pour atteindre le rang de Vrai Jedi, récupérer les 10 minikits blancs disséminés dans le niveau sans oublier de découvrir la brique rouge qui permettra, plus tard, d’acheter des extras au comptoir de la Cantina de Mos Eisley. C’est d’ailleurs à ce comptoir que l’on peut aussi acheter de nouveaux personnages, véhicules et des astuces. Les puristes pourront une nouvelle fois retourner dans les niveaux pour cette fois-ci chercher 10 minikits bleus durant un temps imparti. Enfin, les joueurs décidés à terminer le jeu à 100% et obtenir les 160 briques auront la possibilité d’aller effectuer des missions bonus dans lesquelles il faudra récupérer un million de pièces en moins de 5 minutes ou de refaire l’épisode au complet, sans utiliser les extras, mais en le terminant en moins d’une heure tout en ayant récolter au minimum 100 000 pièces de Lego.


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LEGO Star Wars : La Saga Complète, comme son nom l’indique, est donc cette fois-ci complet et les joueurs qui n’auraient pas eu l’occasion d’essayer les épisodes précédents sur Xbox et PS2 et même sur Xbox 360 pour Lego Star Wars 2 peuvent d’ors et déjà se le procurer si ce n'est pas déjà fait. Amusant, fun, long et qui ne lasse pas, il propose un challenge de taille pour les puristes et pour les fans. Sans oublier qu’il est possible de jouer en ligne ou de faire l’histoire en coopération sans que l’écran soit splitté, un vrai régal !

15/20


Le jeu a été terminé en 57H34 à 99,4% avant d’être testé sur Xbox 360 par Naru. (Pour ceux qui seraient intéressés, il ne me reste plus qu’à trouver les 10 minikits bleus du dernier chapitre de l’épisode 6 et terminer la Super Histoire de ce même épisode pour obtenir les 100%).

Publié le 14/06/2008 à 16:11 | Commentaires (0)

» [TEST] Fire Emblem : Radiant Dawn


Editeur : Nintendo | Développeur : Intelligent Systems | Sortie française : 14/03/08 | Site officiel



Après la GameCube, c’est au tour de la Nintendo Wii d’accueillir un nouvel épisode de la série Fire Emblem, un tactical-RPG développé par le studio d’Intelligent Systems. Fire Emblem : Radiant Dawn est donc la suite directe de Fire Emblem : Path of Radiance et ne connaissant pas la série, voici un test complet sur ce jeu.


L’histoire du jeu nous place 3 ans après la guerre du roi Ashnard. Cette guerre étant désormais terminée, c’est l’Empire de Begnion qui a eu le privilège de gouverner certaines nations dont notamment celle de Daein. Seulement voilà, le pouvoir commence à monter à la tête des dirigeants de l’Empire et ils n’hésitent pas à envoyer des soldats semer la pagaille dans les villages et à maltraiter les habitants. Sothe, qui a participé il y a 3 ans à la guerre du roi Ashnard, ainsi que Micaiah, LE personnage important et doté de pouvoirs lui permettant de prédire l’avenir, ont créé la Brigade de l’Aube afin de s’opposer aux soldats de Begnion et d’aider le peuple de Daein. En parallèle, Fire Emblem : Radiant Dawn permettra également de faire la rencontre de nouveaux héros (Ike, Elincia, Ranulf), de nouveaux peuples qui se lanceront, eux aussi, dans cette nouvelle guerre qui deviendra générale sur le continent de Tellius. Un jeu au scénario prenant donc qu’on vous laissera découvrir par vous-même à moins que ce ne soit déjà fait.

Le mort n’est pas une option

N’étant pas du tout friand de ce genre de jeu et n’ayant pas joué une seule fois à un épisode de cette série, j’avais un peu peur d’être perdu et déçu. Fort heureusement, cela a été tout le contraire bien que j’ai été surpris dès le départ de voir qu’il n’était pas possible de déplacer son personnage sur une gigantesque map comme dans les traditionnels RPG. Non, ici, on se contente uniquement de combattre, de gérer son effectif et d’élaborer des tactiques et stratégies afin de survivre aux nombreuses batailles. Survivre, oui, car la mort sera fatale si un membre de l’équipe venait à succomber lors d’un combat, il sera à tout jamais perdu. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un système de sauvegarde a été mis en place avant chaque confrontation ce qui n’est pas plus mal. Avant le début de chaque bataille, il faudra préparer ses guerriers au camp de repos. Pour cela, on disposera d’un commerce dans lequel on pourra acheter de nouvelles armes plus ou moins puissantes avec différentes caractéristiques dont notamment le nombre de coups possibles à exécuter avant que celles-ci ne soient inutilisables. De même, on aura la possibilité de faire ses emplettes chez un commerçant vendant des objets rares, sauf qu’il faudra y mettre le prix. Et si rien n’est intéressant, le forgeron pourra nous donner un coup de main pour réaliser une arme personnalisable grâce aux objets récupérés sur le champ de bataille. Le camp permettra aussi de prendre son temps pour administrer les points d’expérience accumulés lors des combats précédents et de discuter avec quelques membres du groupe qui, de temps en temps, donneront quelques objets intéressants et de l’argent.



L’union fait la force

Fire Emblem : Radiant Dawn nous propose donc un gameplay classique au tour par tour ce qui permet de réfléchir tranquillement pour placer ses personnages sur le terrain et préparer ses attaques. Ces attaques seront bien évidemment différentes selon la classe du combattant et de l’arme utilisée et il sera préférable d’envoyer les meilleurs hommes à l’avant étant donné que l’ennemi a tendance à éliminer les plus faibles en premier. L’archer, par exemple, pourra facilement attaquer de loin sous condition que l’adversaire en face ne soit pas équipé d'une arme de jet. Du coup, on ne risquera pas d’être surpris par un contre, et pour le vérifier, il suffira simplement de consulter les statistiques qui s’afficheront dans une petite fenêtre qui viendra nous donner des informations sur le combat à venir. Une bonne occasion pour vérifier les PV de l’adversaire et les dégâts qu’on va lui causer afin de l’éliminer en un seul coup sans se faire toucher, d’autant plus que nos attaques sont généralement multipliées par deux. Ce qui est intéressant également, c’est que les habitants de Tellius sont divisés en deux races différentes : les Beorc, qui sont de simples humains et les Laguz (héron, faucon, félin, etc.), des êtres d’apparence humaine mais capables de prendre une forme bestiale pendant un certain temps décuplant ainsi leur force physique. Tout ce petit monde sera mélangé dans les équipes et il faudra gérer son effectif en choisissant minutieusement les unités qui iront se battre car certaines d’entre elles pourront être d’une aide cruciale. Les hérons, par exemple, permettront de lancer des sorts nous donnant l’opportunité de rejouer avec les unités les plus proches tandis que les pégases n’auront aucun mal à atteindre un point situé en hauteur contrairement aux unités terrestres bien plus lentes. Evidemment, les Beorc, même s’ils ne peuvent se transformer, auront tout de même quelques avantages comme les chevaliers. En effet, sur le dos de leur cheval, ces chevaliers, hache ou épieux à la main, pourront se déplacer plus facilement et beaucoup plus loin que les autres. Cet avantage permettra également d’éviter les coups des ennemis en armure lourde. Notons pour finir qu’il est possible de parler et de soutenir ses coéquipiers via l’interface de soutien ce qui peut apporter des modifications sur un plan physique comme une meilleure attaque, défense ou esquive.


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Intelligent Systems n'a pas pris de gros risques en développant ce nouvel mais premier épisode sur Nintendo Wii. Le gameplay reste identique à son prédécesseur sur GameCube, mais n'a rien perdu de son charme puisqu'on retrouve toujours l'aspect tactique et stratégie. Ce qui est aussi important, c'est que les joueurs n'ayant pas joué au précédent ne seront pas dépaysés étant donné que l'histoire est très compréhensible et tout est expliqué. D'un point de vue plus personnel, je recommande ce jeu à tous les amateurs de tactical/RPG puisque n'ayant jamais touché à cette série, j'ai été ravi et je ne louperai pas le prochain même si je m'attends à avoir encore des mals de crane.

17/20


Le jeu a été terminé en une quarantaine d'heures avant d'être testé sur Nintendo Wii par Naru..

Publié le 01/06/2008 à 03:47 | Commentaires (3)

» [TEST] Condemned 2 : Bloodshot


Editeur : Sega | Développeur : Monolith Productions | Sortie française : 28/03/08 | Site officiel



Sorti le 2 décembre sur Xbox 360 et faisant partie du line up de la console lors de sa sortie en Europe, Condemned : Criminal Origins avait reçu de bonnes critiques que ce soit par la presse ou par les joueurs. Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec le second volet intitulé tout simplement Condemned 2 : Bloodshot, et on espère qu’il sera aussi convaincant que le précédent. Verdict !


L’aventure débute un an plus tard, toujours dans la ville de Metro City, cette ville fictive envahie par de dangereux psychopathes. On incarne une nouvelle fois Ethan Thomas, un agent du SCU (Serial Crime Unit) qui a bien changé depuis tout ce temps. En effet, après les évènements du premier épisode, notre homme semble au bord de la dépression. Il traîne dans les bars et picole, il n’a plus de quoi se payer un rasoir, ses yeux sont boursouflés par un manque flagrant de sommeil et il hallucine en voyant des démons partout autour de lui. Bref, son état est déplorable à tel point qu’on pourrait le considérer comme l’un de ces déséquilibrés qui traînent dans les ruelles sombres de la ville. N’ayant plus donné signe de vie à son agence qui le recherche désespérément, il erre seul et se bat contre lui-même. Heureusement, ses coéquipiers vont finir par le retrouver, ce qui va peut-être le remettre sur le droit chemin grâce à cette nouvelle enquête : résoudre plusieurs crimes dont les faits semblent lier aux évènements et à ce serial killer qu’il pourchassait il y a un an. Apparemment, le cauchemar ne semble pas près de s’arrêter pour notre ami.

La loi du plus fort

Si on se souvient bien, le premier volet nous plongeait au cœur d’une ville dans laquelle la population ne régnait que par de la violence gratuite. Les habitants avaient à chaque fois ce malin plaisir d’engager sans aucune raison des bagarres générales au quatre coins des rues et un désir profond de nous faire peur dans des lieux sombres et plutôt morbides. L’ambiance est à nouveau malsaine dans ce deuxième opus et les combats ont même gagné en brutalité. Les développeurs ont eu la bonne idée de mettre en place un système de combos assez sympathique. On pourra désormais enchaîner des coups de poing qui provoqueront beaucoup plus de dégâts si on ne se fait pas toucher ou si on contre au bon moment l’adversaire à l’aide des gâchettes L et R (les deux boutons maintenus serviront à la protection). Il sera aussi possible d’abattre certains détraqués en appuyant sur les gâchettes correspondantes lors des séquences en QTE. Pour finir, les ennemis qui seront au bout de rouleau s’agenouilleront pour attendre leur sentence finale et l’on pourra réaliser un coup fatal en les saisissant pour les éclater dans un élément du décor. Du bonheur pour les sadiques qui aiment faire souffrir leur vis-à-vis en faisant rentrer par exemple leur tête dans un poste de télévision. Ce nouveau système permet donc de varier notre manière de combattre et de rendre ces combats beaucoup plus attractifs et surtout d’une rare violence.

Evidemment, on aura toujours l’occasion d’utiliser diverses armes pour se défendre comme des tuyaux, des lunettes de toilettes, des boules de bowling, des portes de casiers, des briques, des gaines électriques ou encore des armes blanches comme des épées ou des haches. Des armes toutes aussi efficaces les unes que les autres sauf qu’elles dureront un certain temps avant de se briser et dans ces cas-là, autant en profiter pour les jeter sur les ennemis avant qu’elles ne soient inutilisables. On pourra aussi compter sur des armes à feu mais elles seront rares et très peu fournies en munitions. Il faut d’ailleurs savoir que ce ne sera pas évident de tirer parce qu’Ethan tremblera et pour soigner temporairement ce petit problème, quelques gorgées d’une bouteille d’alcool pourront y remédier.



SCU : Police scientifique

Outre ce nouveau système de combat, les développeurs ont également amélioré les enquêtes qui sont désormais bien plus intéressantes. En effet, il faudra à présent bien examiner les alentours de la pièce dans laquelle se trouve le cadavre pour récolter le plus d’indices crédibles possibles. On devra donc découvrir le sexe de l’individu ainsi que son identité en visualisant ses vêtements ou les objets trouvés autour de lui. Pour cela, il faudra sélectionner différents choix qui paraissent le plus plausible. On aura également plusieurs accessoires à notre disposition pour nous aider dans ce travail de recherche avec par exemple la lampe à UV bien utile pour faire apparaître le sang invisible à l’œil nu et l’appareil photo. Une fois que les preuves seront récoltées, il faudra les envoyer au QG afin d’identifier la victime. On aura même la possibilité de poser des questions générales afin d’en apprendre davantage sur le sujet. A la fin de l’enquête, une note allant de Nul à Parfait sera attribuée ce qui permettra de voir si le travail a été réalisé soigneusement ou au contraire négligemment. Cela permettra également d’obtenir quelques récompenses en fin de chapitre comme un poing américain pour frapper plus fort ou encore un gilet par balle pour être plus résistant aux tirs.

Du côté des graphismes, Condemned 2 : Bloodshot nous propose des environnements lugubres que notre lampe torche aura bien du mal à éclairer et il sera parfois difficile de se repérer pour progresser. Une progression qui se fera à la fois en pas de loup pour être prêt à éviter une éventuelle attaque de ces psychopathes qui n’hésiteront pas à nous prendre dans le dos, mais la progression pourra également se faire de manière plus rapide pour échapper à un ours polaire terrible par exemple. Sinon, on pourra aussi être un peu plus furtif pour surprendre, nous aussi, l’ennemi, ou s’esquiver d’un groupe de racailles qui se fout sur la tronche, histoire d’attendre qu’il y en ait moins. La bande son, sans être angoissante, jouera sur la panique avec un silence total dans les lieux fermés, mais cela ne nous empêchera pas d’entendre tout d’un coup de la respiration, des gens qui courent pour se cacher afin de mieux nous prendre par surprise. Une ambiance toujours aussi oppressante mais qui n’apportera pas de nouvelles sensations car ça reste dans la même veine que le premier.



Le titre de Monolith Productions suit les traces de son prédécesseur en apportant son lot de nouveautés. Le nouveau système de combat est convaincant bien qu’il faudra un petit temps d’adaptation car ce n’est pas évident surtout lorsque c’est la première fois qu’on joue à Condemned. Les enquêtes ont, eux aussi, été améliorées avec beaucoup plus de richesse dans les possibilités de trouver les indices. Quant à l’ambiance, même si le jeu fait moins peur que le premier, une chose est sûr, restez quand même sur vos gardes car vous n’êtes pas prêt d’en sortir vivant facilement !
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L'avis de Naru


L'avis de Bibi300



15/20


Le jeu a été terminé avant d'être testé sur Xbox 360 par Naru. La vidéo a été réalisé par Bibi300. Vous pouvez également lire ce test et retrouver la vidéo sur le site GameOsphere.

Publié le 08/04/2008 à 17:43 | Commentaires (0)

» [TEST] N+


Editeur : Metanet Software | Développeur : Slick Entertainment | Sortie française : 20/02/08 | Site officiel


N+ est l'adaptation sur Xbox Live Arcade du populaire jeu en flash créé par Metanet Software, un studio de la scène indépendante vidéoludique. On y incarne un ninja qui doit traverser, au péril de sa vie, des niveaux à l'architecture torturée, aux mines bien placées et aux robots redoutables qui n'hésiteront pas une seconde à électrocuter, exploser ou écraser notre héros. Mais le jeu en vaut la chandelle, puisque les niveaux sont truffés d'or dont notre shinobi est friand.

Plus dure sera la chute

Le principe du jeu en solo est simple : trouver l'interrupteur qui servira à ouvrir la porte de la fin du niveau (ou trouver d'abord les autres interrupteurs pour y accéder), récupérer de l'or pour augmenter le temps restant et son score, et surtout, rester en vie du début à la fin. Car la course à la sortie ne sera pas une partie de plaisir, et ceci pour plusieurs raisons.

A ma gauche, le héros. Pas d'armes à sa disposition, mais il peut courir très rapidement et sauter très haut, rebondir sur les murs ou glisser dessus. Strictement rien à reprocher à la maniabilité du personnage, qui répond au doigt et à l'oeil. Sa seule alliée, qui s'avère souvent une grosse traîtresse, c'est la gravité : si elle permet au joueur de se balader facilement dans le niveau et l'autorise à rectifier sa réception lors d'un saut, elle saura broyer les os du ninja si l'on tombe de trop haut… A ma droite, un level-design de psychopathe, bien fourbe, mais parfaitement étudié. La majorité des niveaux, outre qu'ils sont construits pour vous pousser vers une mort certaine, sont truffés de mines et de robots au déplacement tranquille mais qui cachent une puissance de feu redoutable (laser, gatling, lance-roquettes, etc...). Il faudra donc s'y reprendre à plusieurs fois afin d'étudier les moindres possibilités pour boucler la zone sans casse. Moteur physique oblige, on observe souvent avec sadisme son bonhomme littéralement voler en morceaux ou rebondir un peu n'importe comment après avoir été tué.

Avec plus de 300 niveaux totalement différents de la version PC (qu'on pourra bientôt les télécharger avec d'autres, d'après les dires), N+ donne de quoi s'occuper pendant longtemps, et les hardcore gamers en manque de chair fraîche seront aux anges. Car il faudra énormément de patience et de dextérité pour venir à bout de ce N+, et bon nombre de joueurs lâcheront rapidement le jeu du fait de sa difficulté frustrante, limite crise de nerf avec jeté de manette. A noter que chaque niveau pourra être recommencé autant de fois que nécessaire, mais il faudra en compléter quatre pour valider un épisode et que le score soit enregistré.



Plus que HD

Slick Entertainment, qui s'est occupé du portage, a respecté à la lettre l'esthétique simple mais stylée de l'épisode PC en transposant tout cela en haute définition, tout en y apportant quelques petits effets sympathiques et plusieurs niveaux de zooms (la vue en plein écran sera la plus adaptée). Les musiques très électroniques sont vraiment réussies et très bien adaptées aux modes du jeu, et les menus sont clairs et particulièrement soignés. La principale nouveauté de ce portage, c'est, bien sûr, le multijoueur. Acceptant jusqu'à quatre joueurs aussi bien en local qu'en Xbox Live, il propose trois modes avec chacun des niveaux appropriés, sachant que l'on pourra également utiliser ses propres niveaux (pour le local), et ceux de la partie solo. On a le droit à du coopératif ou chacun devra mettre du sien pour finir un niveau, de la course où partir devant ne sera pas la meilleure solution (les mines n'explosent qu'une fois...), ou encore la survie qui récompensera le dernier joueur resté en vie. En pratique, le mulijoueur souffre de quelques lags souvent déstabilisants, mais cela n'empêche pas d'en profiter pleinement. L'éditeur de niveaux présent dans la version PC est également disponible dans cette version Xbox Live Arcade : très simple d'utilisation, il permet de fabriquer le niveau de ses rêves avec une panoplie de blocs et de pièges, et la seule véritable limite sera l'imagination sadique du joueur. Dommage que l'on ne puisse pas partage ses propres niveaux avec d'autres utilisateurs.



Deux mots peuvent résumer cet excellent jeu : simplicité et efficacité. Complet, N+ propose des graphismes stylés, une maniabilité exemplaire, une panoplie de niveaux et un multijoueur plutôt efficace. Le challenge proposé est élevé, mais quel plaisir d'esquiver les ennemis en sautillant partout et en récupérant de l'or. A essayer avant d'acheter (le jeu coûte 800 points Microsoft), d'autant plus que la version PC est toujours disponible sur internet.
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17/20


Le jeu a été testé sur Xbox 360 par Megaram après avoir réussi une cinquantaine de niveaux.

Publié le 02/04/2008 à 22:08 | Commentaires (1)

» [TEST] Tom Clancy's Rainbow Six Vegas 2


Editeur : Ubisoft | Développeur : Ubisoft Montreal | Sortie française : 20/03/08 | Site officiel



Après un premier épisode qui nous a laissé sur notre faim au niveau scénaristique, Tom Clancy’s Rainbow Six Vegas 2 arrive enfin sur console et il est temps pour nous de découvrir le fin mot de cette histoire.


Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Tom Clancy’s Rainbow Six Vegas 2 ne reprend pas exactement là où le premier volet s’était terminé. Le jeu débute 5 ans plus tôt avec une première mission délicate pour les Rainbow qui devront ici, s’infiltrer dans un observatoire désaffecté des Pyrénées afin d’éliminer une menace terroriste qui détient des personnes en otage. Une mission difficile, mais de routine puisqu’elle servira de tutorial, histoire de se remémorer les commandes du jeu avant de repartir pour Las Vegas cinq ans plus tard. Bishop et son équipe seront donc envoyés dans la ville du péché pour mettre un terme aux agissements d’Alvarez Cabrero, le chef d’une organisation terroriste bien décidé à foutre le bordel à Vegas. Tom Clancy’s Rainbow Six Vegas 2 nous propose donc dans cette suite, de suivre un scénario en parallèle du premier épisode. Deux histoires qui n’en formeront plus qu’une à la fin pour que l’on sache la vérité sur cette trahison inexplicable.

Expérience et Personnalisation

Avant de crier au scandale et insulter Ubisoft d’escroc avec ce titre qui pourrait être considéré comme un simple add-on, faisons tout d’abord le point sur les principales nouveautés du soft. On commencera dans un premier temps par la première nouveauté visible lorsqu’on lance une partie : la possibilité de personnaliser son personnage. On aura donc l’occasion de créer un héros à son image parmi différents critères (sexe, visage, coupe de cheveux, tenues vestimentaires et arsenal) qu’il sera possible de modifier à chaque début de mission. Au cours du jeu, de nouvelles armes et nouveaux équipements seront disponibles et on pourra les assigner à notre personnage pour le rendre plus puissant et plus résistant en dépit de sa mobilité. Ces armes et protections seront accessibles en gagnant des points d’expérience au fil des missions. Pour cela, il faudra progresser dans la plus grande discrétion afin d’éliminer les terroristes. Envoyer nos deux compagnons au combat sera d’ailleurs une bonne idée pour gagner de l’expérience gratuitement. Cependant, il ne faudra pas se reposer sur ses lauriers, mais plutôt participer à la fête puisque la barre d’expérience pourra également augmenter en partant à l’assaut, en tuant un ennemi de loin ou dans un combat rapproché.



Menace repérée et neutralisée

Les situations seront, en grande partie, identiques à ce qu’on connaît habituellement dans la série. On pourra toujours commander ses hommes à distance en leur demandant de se déplacer d’un point à un autre et ils se protégeront en fonction du décor. Le level design a également été retravaillé pour que l’on puisse attaquer régulièrement de plusieurs côtés ce qui permettra de rendre l’action beaucoup plus tactique et efficace. La caméra serpent sera d’ailleurs d’une grande utilité pour ce genre de situation puisqu’elle servira à analyser la pièce voisine et désigner les ennemis à abattre en priorité par nos coéquipiers. Un excellent moyen de partir en solitaire et prendre les terroristes à revers en passant soit par une autre porte ou par les toits. Petite nouveauté, notre team pourra nous fournir des informations sur les positions ennemies grâce à un scan thermique. Sympa, mais on se rendra vite compte que ce nouveau système nous servira finalement à rien puisque ça ressemblera un peu à une caméra serpent associée à des lunettes thermiques.

Toujours concernant le gameplay, on retrouvera les mêmes possibilités que dans l’épisode précédent, c'est-à-dire qu’on pourra toujours descendre en rappel à l’aide d’une corde et se coller au mur pour mieux cerner les alentours et se protéger des tirs ennemis. Nos hommes pourront également, comme je le disais précédemment, ouvrir ou faire péter une porte au C4 (attention aux otages) ou jeter une grenade flash pour aveugler l’ennemi avant de pénétrer dans une pièce. On aura aussi la possibilité de demander à nos équipiers d’ouvrir le feu uniquement pour riposter ou de tirer sur tout ce qui bouge en appuyant sur la touche select. On notera aussi quelques nouvelles actions comme ramasser un bouclier pour se mettre à couvert comme dans Army of Two, briser une fenêtre pour l’enjamber ou remonter sur une corde malgré qu’on soit descendu (je ne suis pas sûr que ce soit nouveau pour les deux derniers exemples).



Un add-on à 70€ ?

Du côté des graphismes, Ubisoft ne sait pas foulé puisque le jeu bénéficie du même moteur graphique que le premier, mais on ne leur en voudra pas car ça reste relativement beau dans l’ensemble. C’est plus le level design qui a été revu (j’en parlais plus haut) car cette fois-ci, les environnements sont un peu plus variés dans le sens où on n’évolue pas que dans des casinos. De même, Ubisoft est devenu raisonnable sur le nombre d’ennemis à exterminer avant d’atteindre un check point car dans Tom Clancy’s Rainbow Six Vegas, c’était vraiment exagéré. Je profite de cette occasion pour vous parler de l’IA adverse qui, d’après le site officiel, annonce une IA entièrement revue. En effet, les terroristes sont d’assez bons tireurs, cependant, cela n’empêchera pas certains d’entre eux de courir comme des gazelles sur le lieu où un de leur pote s’est fait descendre pour finalement le rejoindre sans riposter. On terminera ce test par la durée de vie du soft plutôt moyenne. Les missions sont découpées en quatre actes et la difficulté n’est pas très élevée sauf pour l’avant dernière mission étant donné qu’on est tout seul, en commando. Ce qui fait un peu peur à propos de cette facilité, c’est d’avoir entendu récemment Philippe Therien, le concepteur du jeu, déclarer que les futurs FPS de la firme seraient beaucoup plus faciles d’accès et nécessiteraient moins d’heures d’entraînement. Dommage !



Tom Clancy’s Rainbow Six Vegas 2 conserve les bases installées par son aîné et Ubisoft ne compte pas changer la formule pour l’instant. Identique à son prédécesseur ce qui n’est pas étonnant puisque ça permet désormais d’avoir un produit fini, ce FPS d’action/tactique s’avère au final excellent et les amateurs du genre apprécieront. On regrettera juste le peu d’intérêt des nouveautés mises en place et cette durée de vie un peu courte. Néanmoins, on pourra toujours s’amuser en ligne avec l’arrivée de 10 nouvelles maps et de 2 nouveaux modes d’affrontement.
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L'avis de Naru


L'avis de Bibi300


L'avis d'Ejayremy



15/20


Le jeu a été terminé avant d'être testé sur Xbox 360 par Naru. La première vidéo a été réalisé par Bibi300 tandis que la seconde est signée Ejayremy. Vous pouvez également lire ce test et retrouver les vidéos sur le site GameOsphere.

Publié le 25/03/2008 à 20:28 | Commentaires (0)

» [TEST] Sega Superstars Tennis


Editeur : Sega | Développeur : Sumo Digital Ltd | Sortie française : 28/03/08 | Site officiel



Sega semble suivre le même chemin que Nintendo en proposant aux joueurs des jeux sportifs dans lesquels plusieurs personnages de leur univers s’exercent dans différentes disciplines. Aujourd’hui, nous parlerons principalement du tennis avec Sega Superstars Tennis, un jeu développé par Sumo Digital Ltd, un studio bien connu pour la série Virtua Tennis.


Au programme de ce jeu, on trouvera du tennis bien évidemment, mais aussi tout un tas de mini-jeux variés qui nous permettront de redécouvrir des environnements, des musiques et même du gameplay à l’ancienne pour certains des personnages. J’ai donc décidé de tester le jeu sur Nintendo Wii afin de vérifier les sensations que peuvent apporter le nunchuk et la wiimote.

Wii Sports Tennis

Avant d’entrer précisément dans les détails, j’aimerais vous parler de la jouabilité. Tout d’abord, il faut savoir que le jeu nous offre le choix entre 3 manières différentes de tenir la wiimotte. La première nous proposera de jouer avec uniquement la manette, et dans ces cas-là, le personnage bougera tout seul, un peu dans le même style que Wii Sports. Mais il sera quand même possible de le déplacer grâce aux flèches de la croix directionnelle. La seconde sera identique à la première sauf que les déplacements se feront à l’aide du nunchuk. Enfin, la dernière sera un peu plus classique et on ne parlera plus ici de reconnaissance de mouvements étant donné qu’il faudra tenir la wiimote horizontalement. Ce dernier style de jeu sera d’ailleurs souvent employé dans la plupart des mini-jeux de ce Sega Superstars Tennis.

D’autres mini-jeux auront, pour leur part, une jouabilité inédite et il s’agira des catégories Space Harrier et Virtua Squad. Il faudra, en effet, shooter sur les ennemis en pointant la wiimote à l’écran, le nunchuk servira, quant à lui, à bouger le personnage dans tous les sens afin d’éviter les tirs adverses, du moins pour Space Harrier puisqu’il ne sera d’aucune utilité dans Virtua Squad. Il est par contre dommage que Sega n’ait pas poussé un peu plus le gameplay de certains mini-jeux et d’avoir complètement zappé les catégories de Golden Axe, Nights, Samba de Amigo ou Space Channel 5 qui ne disposent malheureusement d’aucun mini-jeu propre à leur univers. Pour en terminer avec cette jouabilité et de manière générale pour le tennis, il ne faudra pas s’attendre à quelque chose de formidable car la reconnaissance de mouvements est assez approximative avec des balles qui partent à droite alors qu’on frappe à gauche. On ne parlera pas non plus de la puissance des coups, qui ne semble pas être prise en compte, et encore moins de la panoplie disponible avec seulement un lob, un amorti et un super coup qu’il sera possible de réaliser en appuyant sur les boutons A et Z en même temps lorsque l’étoile située en dessous du personnage sera remplie. Bref, de ce côté-là, c’est assez décevant.



Une ambiance nostalgique

De toute façon, je ne vais pas passer par 4 chemins. Les parties de tennis sont assez nulles. On n’a pas vraiment l’impression de s’amuser d’autant plus que le jeu est extrêmement facile en solo. A plusieurs, on s’ennuie aussi, c’est d’ailleurs peut-être pour ça que Sega n’a pas ajouté de mode en ligne. L’intérêt de ce Sega Superstars Tennis se situera seulement dans son mode principal regroupant plusieurs catégories représentées chacune par un des plus grands titres de la firme. Chaque catégorie comportera plusieurs mini-jeux assez sympas dans l’ensemble. Par exemple, la catégorie de Chuchu Rocket nous proposera des jeux dans lesquels il faudra diriger les souris à leur fusée en lançant les balles de tennis sur les flèches afin de les faire pivoter, le tout, en évitant les chats comme c’était le cas sur la défunte Dreamcast. Chez Jet Set Radio, il faudra récupérer les bombes de peinture de couleurs différentes et envoyer la balle sur le tag pour le colorier. Du côté de chez Puyo Pop, il faudra enchaîner les combos en éliminant le plus de puyos possible et de la même couleur en les frappant avec cette satané balle jaune. Ce mode de jeu permettra ainsi de débloquer de nouveaux personnages, de nouveaux courts et surtout de nouvelles musiques que les nostalgiques seront certainement ravis d’entendre ou plutôt de réentendre.



Sega nous sort donc un Sega Superstars Tennis sans grand intérêt. Mis à part le mode principal, les modes Match Simple et Tournoi n’apportent rien de plus que ce soit en solo ou à plusieurs. Le tennis, qui est quand même la base du jeu, n’est pas terrible. Les seuls points positifs que l’on pourra retenir de ce titre est incontestablement ses nombreux mini-jeux amusants et variés et une bande son qui nous ramènera quelques années en arrière avec des titres qui ont marqué nos esprits notamment ceux qui étaient sur Dreamcast.
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10/20


Le jeu a été terminé à 100% en 4H59 avant d'être testé sur Nintendo Wii par Naru. Vous pouvez également lire ce test sur GameOsphere.

Publié le 20/03/2008 à 22:38 | Commentaires (5)

» Tests GameCube


Publié le 17/03/2008 à 20:58 | Commentaires (0)

» [TEST] Raw Danger!


Editeur : Agetec | Développeur : Irem Software | Sortie française : 14/06/07 | Site officiel



Bien décidé à expérimenter quelque chose de nouveau, IREM R-Type Software Engineering Inc. a sorti en 2002 Zettai Zetsumei Toshi, plus connu chez nous sous le nom de S.O.S. : The Final Escape. Le jeu était un survival-disaster (il a créé le genre), où le joueur devait survivre à une ville soumise à des tremblements de terre dévastateurs. Le jeu a remporté un franc succès au Japon et un peu partout dans le monde grâce à son concept original, et ce malgré sa réalisation totalement dépassée et une localisation immonde. La société a remis le couvert en 2006 avec un second opus intitulé dans nos contrées Raw Danger! (sorti en juin 2007).


Le jeu nous propose de faire face à une ville ultra futuriste victime d'inondations particulièrement importantes, à travers le destin de six héros aux âges et activités différentes, durant la veille de Noël. Côté scénario, rien de bien transcendant donc - l'histoire est un peu plus intéressante qu'un téléfilm catastrophe de W9 - mais chaque personnage a son histoire, et le joueur est libre de faire le gentil en réconfortant et sauvant tout le monde, ou d'envoyer balader et d'insulter les personnes qui se présentent à lui, ce qui offre un panel de fins différentes (et scénarios bonus).

Gameplay à idées

Ici donc, le danger c'est l'eau et le froid. On devra ainsi faire attention à sa température corporelle (Body Temperature, ou BT), en évitant de rester mouillé trop longtemps (être trop mouillé fait chuter très rapidement la température, et conduit inexorablement à la mort), en privilégiant les vêtements imperméables (rares et fragiles), et en se réchauffant près de sources de chaleurs, ou en utilisant des objets qui stabiliseront la température ou la remonteront pendant un moment. Bien évidemment, si l'on n'est pas victime d'hypothermie, c'est les conséquences du désastre elles-mêmes qui se chargeront de mettre des bâtons dans les roues : bâtiments qui s'écroulent, objets qui flottent et qui se mettent évidemment dans le passage, torrents diluviens... Les situations sont variées, et le jeu n'est jamais bien calme, et on est donc jamais à l'abri de se manger un truc dans la figure, de tomber dans un trou ou de périr noyé... Dommage que les pièges soient facilement évitables.

Afin de pousser le réalisme un peu plus loin, les sacs que les héros transportent ne sont pas ceux de Mary Poppins. L'inventaire devra être géré d'une manière assez drastique, afin d'éviter d'avoir un surplus de nourriture – sachant qu'en plus il faudra les cuisiner - alors qu'on aurait plus besoin d'une trousse de soins ou d'un nouveau parka, ou tout simplement les objets-clés. Comme dans S.O.S. : The Final Escape, on pourra créer de nouveaux objets avec du matériel récupéré un peu n'importe où. On notera la volonté des développeurs à implanter une ''replay value''. Pour les plus courageux qui voudront se relancer dans le jeu, il y a une tonne de boussoles à récupérer (un classique dans la série), une collection des objets à compléter, un mode difficile (qu'on espère VRAIMENT hard), une quête avec une hystérique fan de bijoux (vue dans le premier) ou encore la possibilité de refaire le scénario d'un héros que l'on veut.



3D conservatrice

Passons au sujet qui fâche : la réalisation. Raw Danger! est comme son aîné, c'est-à-dire qu'on a à faire à un jeu qui rappelle les premiers jeux de la console, voir les premiers jeux de la Dreamcast : les textures simples et pas détaillées, ça rame souvent - et ce n’est pas de la saccade de merde -, et l'eau ressemble à de l'huile en mouvement. L'animation des personnages est ridicule (le syndrome du bâton dans le cul), sans parler de celle des décors, comme par exemple les bâtiments qui s'écroulent - un gros cube texturé qui tombe raidement, le tout saupoudré d'une énorme texture pour faire l'effet d'une grosse giclée d'eau -, faute à un moteur physique inexistant. Mais cela n'empêche pas d'apprécier le jeu, pour le peu qu'on est bouclé le premier épisode, ou que l'on ne soit pas allergique aux réalisations bancales. L'ambiance désastre est bien retranscrite, le choix des couleurs est particulièrement bon et on remarque un réel souci du détail de la part des développeurs qui ont particulièrement bien conçu la ville avec une multitude d'éléments (pas de zones vides) et n'ont pas mis les textures n'importe comment, comme on peut voir dans certaines productions du même gabarit. On ne s'attardera pas sur la partie sonore, avec des musiques présentes seulement en cas d'évènements importants (et franchement, elles sont oubliables), et une ambiance sonore qui reste assez cheap et répétitive.

La maniabilité ? En un seul mot : raide. Les personnages ne vont que dans des directions géométriques et droites, à la manière d'un jeu en 2D quoi. Le stick analogique ne sert donc ici à rien du tout. Même chose pour les véhicules, qui ont ailleurs un comportement et une physique étranges... L'autre chose qui fâche, c'est bien la localisation. Plutôt que de proposer une adaptation générale tout en conservant les noms japonais (comme dans Forbidden Siren par exemple), ces messieurs de chez Agetec nous ont fait le même coup que pour le premier épisode, avec une transformation des noms ainsi qu'un changement de couleur des cheveux assez étrange : c'est simple, tout le monde est blond, sûrement dans une volonté de faire plus américain, mais les personnages ont toujours les yeux bridés... Etrange. On ne parlera pas du doublage anglais tout à fait ridicule et mou, avec des tons de voix ''No Panic'' en continu, alors les héros ne sont pas au Club Med en train de siroter un cocktail. A noter que la version PAL est intégralement en anglais.



Au premier abord, Raw Danger! parait totalement bidon techniquement, mais quand on essaye de s'y attarder un peu, on constate qu'IREM a essayé de faire du mieux qu'il pouvait pour réaliser son jeu. On a le droit à un game design original et très intéressant, une ville particulièrement bien détaillée et dangereuse, des situations variées, et une ambiance très bien retranscrite. Pour le peu que l'on recherche un jeu qui sorte de l'ordinaire sans avoir à mettre trop cher (25 euros) ce jeu est à tester.
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13/20


Le jeu a été terminé avant d'être testé sur PlayStation 2 par Megaram.

Publié le 17/03/2008 à 19:28 | Commentaires (0)

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