posted the 12/01/2009 at 12:00 AM by
loulouti .
le second volet commence à se dévoiler.
posted the 05/08/2009 at 08:55 PM by
loulouti .
Ça y est c'est parti : une première photo avec Jamie Bell (Tintin), Andy Serkis (Capitaine Haddock), Peter Jackson et Steven Spielberg.
posted the 04/19/2009 at 09:17 PM by
loulouti .
Affiche du prochain film de Guy Ritchie.
posted the 03/29/2009 at 03:51 PM by
loulouti .
L'un des films d'animation les plus attendus en 2009.
posted the 03/24/2009 at 06:22 PM by
loulouti .
Quand deux univers se croisent....
posted the 02/20/2009 at 10:38 AM by
loulouti .
Un peu comme le héros du film de Danny Boyle, c’était écrit je devais voir "Slumdog Millionaire" et je ne regrette pas une seconde d’avoir fait le déplacement et d’avoir consacré deux heures de mon temps à ce long métrage unique, hors normes qui nous plonge au cœur d’un monde non conventionnel.
Jamal Malik (Dev Patel) est un modeste employé d’une compagnie qui vend des forfaits téléphoniques dans la ville de Mumbai (Bombay). Le jeune homme se retrouve la star du jeu télévisé "Qui veut gagner des millions ?". Il a répondu à l’avant dernière question et se retrouve à la tête d’une fortune de 10 millions de roupies.
La question suivante doit lui permettre de doubler cette somme mais Jamal est arrêté par la police pour tricherie puis battu et torturé. Mais peu à peu une relation de confiance s’installe entre lui et l’inspecteur qui mène l’enquête. Jamal raconte son enfance de gamin des bidonvilles de Mumbai. En compagnie de son frère Salim il a fait les 400 coups et a rencontré l’amour de sa vie, Latika.
Les réponses aux questions posées par l’animateur de "Qui veut gagner des millions ?" se trouvent dans ce parcours personnel semé d’embûches. Jamal arrivera-t-il à triompher ?
Avant d’entrer dans le vif du sujet permettez moi d’évacuer une polémique d’entrée et de ne plus y revenir. En Inde des membres d’une association d’habitants du plus grand bidonville d’Asie, Dharavi, ont porté plainte car le film de Danny Boyle donnerait une mauvaise image de ce quartier de Bombay.
Je dois dire que je trouve cette position très malhonnête. Je trouve le regard du cinéma britannique on ne peut plus juste. Sous couvert d’une œuvre de fiction, le metteur en scène nous présente un pays dont une part non négligeable de la population vit dans le dénuement le plus total, un état gangrené par les querelles religieuses sans fin, une nation qui sert de poubelle aux états occidentaux industriellement développés.
La charge est violente aussi contre les gouvernants indiens qui sacrifient des zones d’habitation (d’infortune) ancestrales au profit d’opérations immobilières juteuses. Si un combat devait être mené de manière juste, la cible devrait être plutôt les personnes qui tirent les ficelles dans un pays à la pointe du progrès dans de nombreux domaines mais toujours ralenti par des us et coutumes d’un autre temps.
Le mérite de Danny Boyle est justement de rende hommage à l’Inde au travers d’un conte de fées contemporain et d’une belle histoire d’amour. Son regard n’est pas empreint de condescendance. Sa vision est colorée, riche de milles nuances et tons. De l’image se dégage aussi une multitude de senteurs agréables que l’on sen sent poindre à chaque coin de rue.
Le cinéaste évite l’écueil du misérabilisme avec talent. Sa mise en scène accepte l’idée que la misère existe mais aussi que l’espoir est possible. Jamal devient le champion des laissés pour compte, l’empereur des exclus. Danny Boyle transcende bien des clichés même si son film est sans concession quand il met en scène le trafic d’enfants, la mendicité apprise et pratiquée comme une profession par les plus jeunes.
Le tour de force de Danny Boyle est de mélanger des styles de mises en scène. Son découpage du long métrage, le rythme effréné de certaines séquences, la dramaturgie du jeu télévisé font très "européens". Le réalisateur instaure une tension permanente qui nous visse à notre fauteuil.
Inversement le réalisateur britannique donne une pâte indienne, une couleur locale à son film en employant des codes culturels made in Bollywood. La séquence finale à la gare de Mumbai en est l’exemple le plus frappant. La chorégraphie lumineuse est la cerise sur le gâteau "Slumdog Millionaire", la touche finale qui nous éblouit littéralement.
La musique du film est au croisement de ces différentes influences et de ces univers. Les airs traditionnels venus de la péninsule indienne se mélangent harmonieusement avec des rythmes et tempos électroniques du plus bel effet. L’osmose est parfait.
L’œuvre de Danny Boyle raconte une histoire assez simple mais la construction en deux pôles bien distincts, à savoir l’enfance et l’adolescence de Jamal d’une part et le présent du jeune homme d’autre part, rend le film passionnant d’un bout à l’autre. Le suspense est constamment et le spectateur se prend au jeu (télévisé) si j’ose dire.
Les relations entre les deux frères bénéficient d’un traitement en profondeur. Nous partageons avec bonheur le destin particulier de ces deux gamins qui perdent leur mère très tôt dans un pays ravagé par de stupides et inutiles conflits religieux sans fin. Des gosses qui arnaquent des touristes occidentaux pour s’en sortir, qui volent mille et un objets pour alimenter une économie parallèle informelle. Mais les chemins des deux adolescents se séparent le jour où Salim s’enfonce dans la criminalité.
L’idylle entre Jamal et Latika est le fil conducteur du film. C’est pour retrouver la jeune femme que Jamal s’est inscrit à "Qui veut gagner des millions ?". L’amour est pur, profond entre les deux êtres. Danny Boyle nous conte avec pudeur et retenue cet amour empreint d’innocence et de candeur.
Le spectateur en prend plein les yeux. Danny Boyle nous passionne avec ce long métrage atypique, très difficile à classer. L’adaptation des poèmes de Vikas Swarup, "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire" nous plonge au cœur d’une comédie, d’un drame et d’un thriller à la fois.
Le charme opère car le long métrage nous propose une vision originale de l’un des géants du monde contemporain. Nous allons au-delà des clichés et des idées reçues pour côtoyer un pays fait de mille paradoxes, un état continent tourné résolument vers l’avenir mais qui paye encore un lourd tribut chaque jour à des rancunes meurtrières nées de la nuit des temps.
Dev Patel, jeune acteur indien, apporte de l’innocence et de la fraîcheur dans sa composition du jeune Jamal. La détermination du personnage brise toutes les barrières et l’application du comédien surprend agréablement bien.
La beauté de la ravissante Freida Pinto (Latika adulte), véritable visage d’ange, éclate à l’écran. Sa présence apporte une certaine douceur au long métrage.
Par nature je sus très méfiant à l’égard des productions cinématographiques qui sont couverts d’éloges et reçoivent ici ou là des récompenses lors de festivals mais "Slumdog Millionaire" appartient à la race des œuvres qui emportent l’adhésion des professionnels et du public. Le dernier né de Danny Boyle n’a pas fini de faire parler de lui tant le long métrage innove et apporte de la fraîcheur à un cinéma sclérosé par les préquelles, séquelles et remakes de tout poil.
Allez voir "Slumdog Millionaire" sans retenue.
Oui c’est mon dernier mot.
posted the 02/17/2009 at 12:39 PM by
loulouti .
La suite des aventures de Flash McQueen
posted the 02/16/2009 at 07:15 PM by
loulouti .
Nouvelles images du film "Watchmen-Les gardiens"
posted the 02/16/2009 at 02:29 PM by
loulouti .
"Morse" ne bénéficie pas d’une publicité outrancière dans les médias. Mais le long métrage, après avoir décroché des récompenses à Gérardmer (Grand Prix et Prix de la critique) continue son petit bonhomme de chemin là où il est présenté. Hier matin la salle était pleine et quand je suis sorti il y avait déjà au moins une cinquantaine de spectateurs qui attendaient pour la séance suivante, preuve que le bouche à oreille fonctionne à plein régime.
Le long métrage venu de Scandinavie a un argument de poids irréfutable : il est de qualité, d’une race que peu d’œuvres possèdent. A coup sûr un film qui va passionner les cinéphiles les plus exigeants.
Oskar est un petit garçon introverti qui est le souffre douleur de certains des élèves de son école. Préférant jouer seul dans la cour de sa résidence dans la banlieue de Stockholm, il voit débarquer sur son pallier Eli, une nouvelle voisine. Le comportement de la jeune fille intrigue Oskar dès les premiers jours. Eli ne sort qu’à la nuit tombée.
Des morts sanglantes et des disparitions mystérieuses se produisent dans les environs.
Oskar est bien décidé à découvrir le fin mot de l'histoire. L’horrible vérité va rapidement se faire jour.
A chaque fois je me dis que les scénaristes ont fait le tour de la thématique du Vampire et du Vampirisme et immuablement je me retrouve piégé. De part le monde il y a des hommes et des femmes capables d’injecter du sang neuf (très facile !!!) à un genre cinématographique et littéraire qui n’en finit plus de m’émerveiller.
L’œuvre du romancier John Ajvide Lindqvist est adaptée de manière brillante par Tomas Alfredson. Amies spectatrices et amis spectateurs : le long métrage ne joue absolument pas la carte du sensationnalisme et des effets spéciaux grandiloquents.
"Morse" a au contraire un atout de taille : son réalisme. Les attributs traditionnels du vampirisme sont rangés au placard. Point de gousse d’ail ni de crucifix, point de miroir sans reflet ni de pieu dans le cœur. Seules l’hyper sensibilité à la lumière et la sensation physique de faim liée à l’absence de sang sont évoquées de manière crue mais sans avoir le besoin de s’y appesantir pendant tout le film.
Le film baigne dans une vraie ambiance de cinéma. Rien d’artificiel ni de gratuit. Tout fait vrai. Cette banlieue de Stockholm à la limite du sordide et une population aux portes de la sinistrose et de l’ennui, des conditions climatiques draconiennes font que nous nous immergeons dans un univers âpre et rude.
Ce sentiment de réalité nue est accru par une musique fascinante, obsédante qui nous entoure d’un étrange linceul. Par moments on a l’impression de voir évoluer les personnages entre la banalité d’une réalité ennuyeuse et un univers merveilleux, inquiétant, oppressant, sorte d’entre deux mondes ouateux.
La deuxième dominante de ce long métrage est sa capacité à susciter de l’émotion chez le spectateur. La relation qui unit Oskar et Eli est l’une des plus belles du cinéma d’aujourd’hui. De ce lien naît une histoire d’amour absolument touchante. On arriverait presque à être sous le charme permanent si on oubliait que la petite fille de 12 ans (qui les a depuis longtemps selon ses propres dires) est une redoutable et sanguinaire prédatrice. Elle utilise dans un premier temps un mystérieux personnage (son père ?) pour l’abreuver puis quand celui-ci fait défaut, elle s’atèle elle-même à la tâche.
"Morse" nous narre l'éclosion d'une union platonique entre un humain et une créature de la nuit sans jamais verser dans les lieux communs. Par petites étapes successives Oskar et Eli apprennent à se connaître, envers et contre tous.
En toile de fond nous sentons poindre des préoccupations qui pourraient concerner des jeunes gens plus tout à fait des enfants mais pas encore des adolescents. Le thème de la différence traverse le film de part en part de manière subtile.
Les scènes gore sont nettes et précises. Pas de sentiment ni de caricature. Quand Eli s’abreuve de sang, l’acte est concis, brutal et nous surprend par l’horreur de la situation. Notre intellect a du mal à se faire à l’idée qu’une gamine de 12 ans puisse être en réalité un monstre de détermination. Mais "l’humanité" du personnage qui prend sa source dans cette idylle naissante renverse bien des barrières.
L’histoire en elle-même est à la base fantastique mais le metteur en scène a su en tirer la quintessence par une mise en scène rigoureuse et appliquée. Le souci du détail est omniprésent. Les dialogues sont d’une finesse incroyable même si les échanges sont brefs.
La qualité du long métrage tient aussi à la qualité de ces deux jeunes comédiens. Kare Hedebrant (Oskar) nous touche par la fragilité qui se dégage de son personnage. Lina Leandersson (Eli) impose à la fois sa timide réserve de jeune fille et la force de la créature assoiffée de sang qui sommeille en elle. L’osmose est parfaite.
"Morse" est un long métrage original, inventif, hors du commun, plein de finesse et réalisé de manière précise et efficace. J’ai vu ce long métrage en un jour de Saint-Valentin et je trouve que le moment était opportun tant la relation qui unit Oskar et Eli est unique, intemporelle. L’émotion dans sa plus pure et basique expression fut au rendez vous.
Je vais peut arrêter de dire cela trop souvent mais ce fut l’un des moments de l’année. Le cinéma peut distraire avec une histoire sanglante de prime abord, mais empreint d’une certaine poésie universelle.
ajouter une sourceTotal Ciné : Journal d'un dingo de cinéma -
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posted the 02/16/2009 at 01:43 PM by
loulouti .