Tout le monde connaît les trois acteurs vedettes des Harry Potter. Mais que seraient les films sans leurs acteurs adultes ?
Harry Potter, le monde du petit sorcier aux lunettes rondes … Mais aussi, la série de films qui a lancé avec le succès que l'on sait la mode hollywoodienne de l'adaptation de livres pour enfants. La force des films est d'avoir pu donner corps aux personnages, enfants bien sûr mais aussi adultes, faisant appel à de grands acteurs même pour les petites apparitions – comme Miranda Richardson jouant Rita Skeeter, John Hurt pour Mr Ollivander ou Warwick Davis pour le professeur Flitwick. Ce succès a donné de nombreuses idées aux autres adaptations, au point que maintenant pas une ne soit réalisée sans un grand acteur à l'affiche, servant aussi de garant de qualité.
Mais le casting des Harry Potter est particulièrement impressionnant pour des films pour enfants. Comme ce sont tous des acteurs britanniques qui sont presque tous de la même génération, ont eu le même genre de formation et ont souvent joué dans des films similaires, la plupart se connaissaient déjà avant d'arriver sur le tournage : Imelda Staunton, qui interprète Dolores Ombrage, a fait remarquer qu'elle ne s'était pas sentie trop perdue puisqu'elle avait déjà travaillé avec presque tous les acteurs adultes du film.
Nous nous proposons ici de faire une sorte de galerie de portraits des personnages adultes de l'univers « Harry Potter », mais d'un point de vue cinématographique, s'intéressant donc aux interprètes et non aux personnages en eux-mêmes.
Les principaux professeurs
Albus Dumbledore (Richard Harris/Michael Gambon)
Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, est grand, mince et très vieux, et a les yeux bleus derrière des lunettes en demi-lune. La particularité du personnage est qu'il est le seul à avoir changé d'interprète au cours de la série de films, Richard Harris étant mort de la maladie de Hodgin quelques jours avant la première mondiale du deuxième volet, en 2002.
Né en 1930, effectivement grand (1m 85) et mince, on a pu remarquer l'acteur en 1962 dans Les Révoltés du Bounty et il a, l'année suivante, le prix d'interprétation à Cannes et une nomination aux Oscars pour son rôle de rugbyman dans Le prix d'un homme. Devenu très populaire, il enchaîne les films jusqu'aux années 80s, pendant lesquelles il se cantonne au théâtre jusqu'à un retour au cinéma dix ans plus tard avec des films comme Impitoyable de Clint Eastwood. Son rôle le plus marquant de ces dernières années, en dehors de Dumbledore, est celui de l'Empereur Marc-Aurèle dans Gladiator.
A partir de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, c'est Michael Gambon (1m83, si vous vous le demandez) qui a été choisi pour le remplacer. Né en 1940, Gambon est sans doute le seul parmi les acteurs à ne pas avoir lu les livres, et il se refuse toujours à les lire, se contentant des scripts : il a remarqué que les gens étaient la plupart du temps déçus des adaptations et préfère s'éviter cela. Si son premier film date de 1965, c'est quinze ans plus tard, après une longue période de théâtre, qu'il commence réellement sa carrière – tout en disant qu'il ne voit ses films que comme des travaux alimentaires, sa vraie passion étant le théâtre. Noblesse de village dans Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, résistant bourru dans Charlotte Gray, il joue souvent des petits rôles dans des films aux ambiances particulières.
L'acteur, pour donner un peu de chair à Dumbledore, a décidé de donner un accent irlandais au grand sorcier – ce qu'Alfonso Cuaron, réalisateur du troisième volet, a apprécié. De la robe traditionnelle de sorcier décrite par J.K. Rowling que portait Richard Harris, on est passé à un look « hippie new-age », avec chapeau de travers, barbe attachée, robe violette. Il est plus proche des élèves de Poudlard et a un côté bien plus débonnaire ; dans le quatrième film, cependant, son personnage est plus défait, bien plus dépassé par les évènements que dans le livre.
Severus Snape (Alan Rickman)
Le professeur Rogue est sans doute celui qui a le plus gagné à passer du livre au cinéma, et c'est au génial Alan Rickman que l'on doit cela. C'est Tim Roth qui au départ avait été envisagé pour le rôle, mais heureusement pour nous Rickman l'a emporté. Personnage blafard aux cheveux gras et noirs, ambigu et trouble, c'est vite devenu l'un des préférés de l'univers Harry Potter – au point que les fans se déchaînent sur la question de savoir de quel côté il est, surtout depuis la parution du tome VI ; et il faut dire qu'Alan Rickman habite parfaitement le personnage. Né en 1946, l'acteur a commencé sa carrière au théâtre en 1985 dans la Royale Shakespeare Company et connaît son premier rôle en terroriste dans Piège de Cristal. C'est cependant dans Robin des bois, prince des voleurs qu'il explose, avec son interprétation grandiose d'un Shérif de Nottingham inoubliable. Mais il a aussi prouvé qu'il peut être très crédible en amoureux plus ou moins transi dans Raisons et sentiments ou encore Love Actually.
Son personnage ne varie que très peu au cours des différents films, passant du teint blafard à très blafard puis à moyennement blafard, changeant de degré de luisance des cheveux, rajoutant ou enlevant un élément de costume.
Minerva McGonagall (Maggie Smith)
Maggie Smith est née en 1934 ; elle vient elle aussi du théâtre pour lequel elle a eu de nombreuses récompenses – mais le cinéma a aussi reconnu sa valeur, puisqu'elle a remporté deux Oscars. Ses rôles furent variés, parfois sous la direction de grands réalisateurs comme James Ivory ou Steven Spielberg (Hook). Entre les Harry Potter, on l'a vue dans Gosford Park de Robert Altman, ou encore Secrets de famille, dans lequel elle joue une vieille femme qui n'a pas vraiment toute sa tête.
Elle joue McGonagall, professeur de Métamorphoses au côté « sévère mais juste » très prononcé. Son personnage a toujours eu le même genre d'apparence – longe cape et chapeau pointu. Dans les deux premiers films, les costumes étaient en velours, alourdissant le personnage mais respectant la description des livres (qui la présentent portant une cape verte).
Dolores Ombrage (Imelda Staunton)
Qui interprètera Ombrage ? C'était l'une des interrogations pour ce nouveau volet. Réponse : Imelda Staunton. Née en 1956, elle est surtout connue pour ses performances au théâtre, et plusieurs de ses films (Beaucoup de bruit pour rien, La nuit des rois, Shakespeare in Love, Raison et sentiments …) restent dans le même ordre d'idée. Globalement, elle se cantonne aux petits rôles, jusqu'à nous scotcher dans Vera Drake de Mike Leigh, pour lequel elle a eu plusieurs prix. Attendue au tournant pour son interprétation d'Ombrage, la femme au sourire de grenouille, voici ce qu'elle pense de son personnage : « Ce n'est pas quelqu'un d'ouvertement méchant, elle a un abord très doux et souriant. C'est ce décalage qui la rend intéressante. Pour moi, c'est quelqu'un qui a besoin du pouvoir et d'être aimée. Même si elle peut paraître ridicule, je me devais de la prendre très au sérieux afin de rester dans le personnage. » Elle dit même avoir aimé les ensembles roses baveux !
Sybil Trelawney (Emma Thompson)
Emma Thompson est née en 1959. Après des débuts au théâtre, elle se tourne vers le cinéma ; on la voit surexcitée dans Impromptu ou Beaucoup de bruit pour rien, digne dans Retour à Howard End ou Raison et Sentiments. Son partenaire régulier, dans les films, n'est autre qu'Alan Rickman, le ténébreux Rogue.
Sybil Trelawney, professeur de divination, apparaît dans le troisième épisode ; Emma Thompson a réellement réfléchi à son personnage, étant même à l'origine de son look puisque c'est elle qui a imaginé son costume, lunettes comprises.
Rubeus Hagrid (Robbie Coltrane)
Dès le premier film, tous les acteurs – et surtout les enfants – s'étaient accordés pour le dire : le plus impressionnant d'entre eux, c'était Robbie Coltrane, alias Hagrid dans les Harry Potter, le demi-géant un peu pataud. Né en 1950, l'acteur est l'un des rares à n'avoir pas commencé sur les planches. Ayant essayé tous les genres, il ne s'est pas tellement fait remarquer, n'ayant souvent que de petits rôles. On a pu le voir dernièrement dans Ocean's Twelve, From Hell ou encore, en tant que premier ministre, dans Alex Rider : Stormbreaker.
Robbie Coltrane a été doublé par quelqu'un à la carrure imposante pour bien marquer la différence de taille. Le travail a été fait surtout sur l'accent, puisqu'Hagrid a la fâcheuse tendance de manger une partie des mots – en anglais, du moins. Pour caractériser un peu le personnage à l'écran et souligner son côté maladroit, les scénaristes lui ont rajouté une sorte de tic de langage (qui n'existait pas dans le livre), ce fameux « j'aurais pas dû dire ça » qu'il ressort très souvent dans le premier volet.
Gilderoy Lockhart (Kenneth Branagh)
Né en 1960, Kenneth Branagh vient lui aussi du théâtre, ayant intégré relativement jeune la Royal Shakespeare Company. On lui doit les meilleures adaptations cinématographiques de Shakespeare, comme Beaucoup de bruit pour rien, Hamlet ou Peines d'amour perdues. Il a par ailleurs interprété Iago dans Othello d'Oliver Parker, et joué son propre rôle dans Looking for Richard, un film sur la mise en chantier de Richard III.
Dans Harry Potter et la chambre des secrets, il joue Gilderoy Lockhart, professeur de Défense contre les forces du mal imbu de lui-même, complètement détestable. Il le décrit comme « très exubérant, plutôt vaniteux et terriblement narcissique. C'est donc un personnage génial à interpréter, férocement agaçant et charmant, mais il fallait convaincre les spectateurs qu'il aurait pu faire ce dont il se vante. Il fallait le rendre convaincant ». Le passage par le cinéma a doté le personnage d'une coupe de cheveux en vagues façon « L'Oréal » et d'un sourire « Email diamant ».
Quirinus Quirell (Ian Hart)
Né en 1964, il joue dans quelques pièces de théâtre avant de trouver de petits rôles dans les productions de la BBC. Le premier personnage qu'il interprète au cinéma est rien de moins que John Lennon. Il enchaîne ensuite avec des films engagés, comme Land and Freedom de Ken Loach, Michael Collins ou encore Liam (Stephen Frears), ou complètement décalés comme Butcher Boy ou Wonderland. Sa filmographie est globalement clairement orientée vers les films à tendance sociale, et il a tourné avec les plus grands réalisateurs anglais et irlandais.
Le personnage de Quirinus Quirell est fidèle à sa description du livre, ce qui n'est pas réellement étonnant étant donné le peu de recherche que Chris Colombus avait effectué pour les deux premiers films, préférant faire une transposition des livres plutôt qu'une réelle adaptation.
L'ordre du Phoenix
Sirius Black (Gary Oldman)
Le personnage de Sirius Black est double : Présenté comme un assassin fou furieux, il s'avère être le gentil parrain de Harry Potter. Alors, qui pourrait agiter la tête dans tous les sens en riant comme un fou ? Geoffrey Rush, répondrez-vous si vous avez vu Pirates des Caraïbes 3. Certes, mais Gary Oldman est aussi très bon à ça. Né en 1958, Gary Oldman, après le passage obligé par les planches – ce qui lui a valu plusieurs récompenses prestigieuses, s'essaye au cinéma en 1982. Polymorphe avec un talent indéniable pour jouer tout et n'importe quoi, il se glisse dans des rôles opposés, du fragile Lee Harvey Oswald dans JFK au génial Zorg du Cinquième élément, en passant par l'inquiétant et amoureux Dracula en 1992, le flic passionné par Mozart de Léon, bref toute une galerie de personnages que l'on n'a pas oubliés. A côté, on le voit dans plusieurs films à gros budget.
Pour Sirius Black, il a les traits tirés, les cheveux longs et emmêlés, et un rire franchement dérangé … du moins dans le troisième volet. Nul doute qu'entre temps, il se sera assagi et qu'on le verra plus calme dans Harry Potter et l'Ordre du Phoenix. Dommage …
Remus Lupin (David Thewlis)
Pour changer un peu, c'est de la musique que nous vient David Thewlis. Né en 1963, il fait ses débuts au cinéma en 1987. D'une rencontre avec Mike Leigh naît Naked, ou les errances d'un vagabond dans une Londres écorchée ; un rôle qui lui valut le prix d'interprétation à Cannes en 1993. On a par la suite pu le remarquer en Verlaine dans Rimbaud Verlaine, en alpiniste dans Sept ans au Tibet, ou, plus récemment, en prêtre dans Kingdom of Heaven.
Au depart, c'est Ewan McGregor qui était pressenti pour le rôle. Pour donner à Lupin de la matière, les vêtements respectent les descriptions du livre – costumes un peu miteux, rapiécés.
Alastor “MadEye” Moody (Brendan Gleeson)
Brendan Gleeson, né en 1956, a rejoint les Harry Potter pour le quatrième volet. Instituteur, résistant irlandais, il joue dans de nombreux films à tendance historique ou sociale comme The Field de Jim Sheridan, Braveheart de Mel Gibson ou encore Michael Colllins. Dernièrement, on l'a vu dans Gangs of New York et Breakfast on Pluto. Doté d'un physique particulier, il ne joue que très rarement des premiers rôles mais offre des personnages secondaires toujours marquants.
A son sujet, Daniel Radcliffe, l'interprète d'Harry Potter, raconte : « La première fois que j'ai rencontré Brendan, il était déjà à moitié travesti en Maugrey Fol-Œil et déjà totalement investi dans son rôle. Franchement, il m'a foutu les jetons. Son personnage a vécu plus d'une bataille, ce qui l'a rendu, disons, un peu barge, légèrement imprévisible. En tout cas, Brendan a beaucoup joué sur ce trait de sa personnalité. A chaque prise, il faisait un truc différent et pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je me préparais à une réplique, il m'en balançait une autre. Ajoutez à cela son œil mécanique dirigé par une télécommande et qui tombait par terre toutes les deux scènes ». Mike Newell, réalisateur du quatrième volet, lui a mis un grand manteau de cuir tout droit sorti des westerns, sans doute pour faire ressortir cet aspect aventurier, ce côté « on tire d'abord, on voit ensuite » qui ressort dans le cinquième livre.
Nymphadora Tonks (Natalia Tena)
On ne sait pas grand chose sur Natalia Tena. Elle serait née en 1984, en Espagne. On a pu l'apercevoir en Ellie, la fille « cool » de Comme un garçon ; après ce rôle, elle a joué dans quelques pièces. Ici, elle interprète Tonks, l'Auror métamorphomage qui utilise son pouvoir pour changer de couleur de cheveux. D'après les photos que l'on peut voir de Harry Potter et l'Ordre du Phoenix, le personnage est fidèle au livre – des cheveux éventuellement trop longs, mais rien de choquant.
Les « méchants »
Lord Voldemort (Ralph Fiennes)
Avant le tournage du quatrième volet, le nom de l'acteur qui interprèterait Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était sans doute l'information la plus attendue. Après quelques frayeurs – John Malkovich qui n'était pas au mieux de ses capacités et Rowan Atkinson qui n'avait strictement rien à faire là – c'est celui de Ralph Fiennes qui est tombé. Ouf. Né en 1962, il est un acteur de théâtre confirmé, jouant à la Royal Shakespeare Company, avant de toucher au cinéma en 1990. Après quelques rôles peu marquants, il nous a scotché à notre fauteuil dans La Liste de Schindler, jouant Amon Goeth, un officier nazi à la double figure, terriblement humain. Trois ans plus tard, tout le monde (et surtout les filles) le remarque dans Le Patient anglais. Amoureux souffreteux (Oscar et Lucinda, La fin d'une liaison, Sunshine), personnage névrotique (Dragon Rouge, Spider), il a aussi été le parfait anglais dans le très moyen Chapeau melon et bottes de cuir. Dernièrement, son rôle marquant fut dans The Constant Gardener.
Pour interpréter Lord Voldemort, la question la plus délicate fut celle des changements à faire sur son visage. Prothèses ? Maquillage ? Effets spéciaux ? Un peu des trois, finalement. Maquillé au départ pour lui donner cette couleur lunaire et marquer les veines, on lui a donné un aspect creusé avec plusieurs petites prothèses placées aux bons endroits. Les scènes furent tournées, Ralph Fiennes ayant autour de son nez des lignes pointillées oranges : le nez fut « aplati » par ordinateur, pour rappeler le côté reptilien du personnage. En revanche, alors que les livres lui font les yeux rouges, le film lui donne un regard bleu presque mécanique. Ralph Fiennes souhaitait « faire de Voldemort un homme profondément et authentiquement mauvais », tout en lui donnant certaines qualités humaines. « A certains moments, il semble tout près de cracher son venin, mais à d'autres, il paraît presque sympathique. On ne sait jamais à quoi s'attendre avec lui ».
Lucius Malefoy (Jason Isaacs)
Lucius Malefoy est le premier « vrai » méchant des Harry Potter : il arrive dans le deuxième épisode, alors que Voldemort n'est encore apparu que comme un spectre ou un adolescent. Lui, il a le pouvoir, les connexions avec les gens hauts placés. Et c'est Jason Isaacs qui l'interprète. Né en 1963, diplômé d'une école prestigieuse de théâtre, sa carrière est faite de petits rôles plus ou moins marquants, s'inscrivant souvent dans un large casting – comme Armageddon, Resident Evil ou encore les films de guerre La Chute du faucon noir et Windtalkers. Curieusement, le rôle qui l'a fait remarquer du grand public est un autre rôle de méchant, celui du Colonel Tavington dans The Patriot. Dernièrement, il a joué plusieurs rôles sans grand intérêt ; on retiendra cependant, en 2004, celui du Capitaine Crochet du Peter Pan de P.J. Hogan.
Au sujet de Malefoy, l'acteur commente : « normalement, vous tentez de déceler de bons côtés chez le méchant. Mais même en passant Malefoy aux rayons X, je n'ai rien trouvé. Il me fait penser à ces aristocrates qui n'aiment pas les changements et qui ont peur de disparaître au profit de nouveaux arrivants. Les rôles de méchants sont comme de la mauvaise viande, ils restent entre les dents pendant un petit bout de temps. J'espère vraiment exaspérer les spectateurs avec Lucius Malefoy ». Physiquement, le personnage correspond bien à la description qu'en a fait Rowling, et les licences prises n'ont pas grand intérêt.
Bellatrix Lestrange (Helena Bonham Carter)
Une autre nouvelle dans le casting de ce cinquième volet : Helena Bonham Carter, choisie après Helen McCrory, qui peut avoir un sourire franchement inquiétant mais qui est tombée enceinte et a donc dû être remplacée. Née en 1966, l'actrice a joué pour de grands réalisateurs comme James Ivory (trois films), Kenneth Branagh (deux), David Fincher pour Fight Club – on se rappelle encore du personnage de Marla qu'elle interprétait – et surtout Tim Burton avec qui elle est maintenant mariée et qui lui a offert de nombreux rôles dans ses films.
Elle joue donc Bellatrix Lestrange, une Mangemort qui a passé de nombreuses années à Azkaban – avec raison, contrairement à Black, dont elle est la cousine. Décrite comme fière et belle au départ mais décharnée depuis son passage à Azkaban, espérons que Lestrange sera incarnée avec la même intensité que Black dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban ; vu le talent d'Helena Bonham Carter, on ne devrait pas avoir trop de soucis à se faire …
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