Dès ce mardi 22 mai, l’équipe du Seattle Grace Hospital revient sur TF1 pour une troisième saison ; pour l’occasion, faisons le point sur les vies sentimentales compliquées de nos internes préférés.
La saison 3 reprend les internes du Seattle Grace exactement où on les avait laissés, c'est-à-dire juste après le bal organisé pour la nièce cancéreuse du chef. Petite présentation de ce qui va leur arriver lors de cette nouvelle saison :
Meredith Grey
Meredith – celle qui raconte l’histoire, pour ceux qui ne suivent pas – s’est retrouvée, à la fin de la saison 2, face à un choix : Derek, dont elle est amoureuse depuis ses premiers jours d’internat et avec qui elle vient de coucher pendant le bal, ou le vétérinaire attentionné et compréhensif. Le suspens – qui n’en est pas tellement un, mais passons – se termine assez rapidement. Le gros enjeu pour elle pendant cette saison ne sera donc pas tellement sentimental, mais plutôt familial : sa famille, qu’on avait rapidement rencontrée dans la saison 2, revient en force et elle devra apprendre à gérer ses problèmes avec sa mère, faire réellement connaissance avec son père et avec Susan, sa belle-mère pleine de bons sentiments mais parfois un peu trop envahissante. Comme depuis le début de la série, elle aura donc des tas de raisons pour se lamenter sur elle-même.
Isobel « Izzie » Stevens
On avait laissé Izzie veuve en robe rouge ; on la retrouve allongée sur le carrelage de sa salle de bain. Il s’avèrera que Denis n’était pas sans moyens, et elle pourra en faire profiter le dispensaire que le Dr Bailey veut ouvrir. Elle mettra la moitié d’une saison à se remettre de la mort de Denis, et à avoir confiance en elle professionnellement parlant.
Cristina Yang
Sentimentalement parlant, Christina est sans doute la plus stable de tous les internes, mais elle a quelques problèmes avec l’engagement et la démonstration de sentiments … Pendant la première partie de la saison, elle soutiendra Burke qui a des problèmes avec sa main depuis qu’il s’est fait tirer dessus, à la fin de la saison 2. Mais heureusement pour nous, elle gardera son côté acerbe et indépendant.
George O’Malley
George, c’est avec Callie Torres qu’il aura beaucoup à faire : en effet, celle-ci est bien décidée à lui mettre le grappin dessus. Et, George, qui n’a jamais été particulièrement combattif – on peut même dire qu’il est franchement mou – se laisse convaincre plutôt facilement. Parallèlement à cela, sa famille débarque, et on fait connaissance avec le clan O’Malley, dont ses deux frères lourdauds et plutôt envahissants.
Alex Karev
Alex, suite à une journée où il a été un peu rude avec un patient, s’était retrouvé plus ou moins affilié au service du Dr Montgomery-Shepherd. Un cauchemar pour lui de se retrouver dans ce monde de vagins, d’autant plus que Mark Sloan, l’ex meilleur ami de Shepherd – et donc l’ex-amant de Montgomery-Shepherd – et surtout l’un des plus grands plasticiens du coin, reste dans l’hôpital, et Alex compte bien tout apprendre de lui même si Mark est plutôt difficile à supporter. Mais, à force de bosser avec le Dr Montgomery, forcément, il y a des liens qui se créent.
Globalement, cette saison 3 a trois grosses lignes directrices : le dépassement des événements de la saison 2 (mort de Denis et blessure de Burke) qui prendra plusieurs épisodes, la préparation du départ du chef, annoncée rapidement mais qui ne se résoudra pas avant la toute fin de la saison, et le problème de l’engagement : plusieurs étant réellement en couple, c’est l’heure des demandes en mariages, des moments de doute (est-ce le bon/la bonne ?) … La présence de Mark Sloan, qui s’installe complètement au Seattle Grace (après un passage éclair épisode 218), viendra aussi perturber la tranquillité de l’hôpital, tout comme les débarquements successifs des familles de chacun. Cet aspect est d’ailleurs traité étrangement, puisque chacun des personnages a des problèmes avec sa famille, aucun ne semble issu d’un milieu très équilibré.
Une saison plus mature, donc, abordant des thèmes moins proches des préados qu’avant (on se souvient des réflexions très « philosophiques » de Meredith sur l’émancipation de l’autorité parentale dans la saison 2, plutôt étrange dans la bouche d’une interne autonome …). Mais malgré cet aspect plus adulte des thèmes traités, qu’on accueille avec plaisir, la série a su rester dynamique et très agréable, avec des situations amusantes et des dialogues toujours très bien construits. Certes, on retombe parfois dans le larmoyant-chiant, mais ce n’est que passager : un mauvais moment à passer, obligatoire dans les séries hospitalières. Il est dommage, en revanche, que certains épisodes soient uniquement construits sur une trame dramatique : la série perd alors une bonne partie de son charme et patauge dans la déprime dégoulinante et les larmes faciles. Les derniers épisodes de la saison, se voulant plus sombres, plombent ainsi l’excellente impression que nous avions depuis le début.
Les fans retrouveront bien sûr ce qui a fait le succès de la série ; l’équipe scénaristique n’ayant pas changé,
Shonda Rhimes étant toujours à la tête du bateau, la saison 3 s’inscrit parfaitement dans la lignée des deux autres. On retrouve rapidement nos points de repère – les couples dans les ascenseurs, la musique, les petites expressions … Les personnages sont toujours aussi attachants, toujours aussi crédibles grâce à l’interprétation très juste de chacun. Certains acteurs feront même montre de grandes capacités, comme
Katherine Heigl, qui s’épanouit réellement lors de cette nouvelle saison.
Un petit mot, pour finir, sur le double épisode (les 22 et 23, appelés The other side of this life) qui sert de pilote test pour un spin-off suivant Addison Montgomery à Los Angeles,
Private Practice ; nous n’en ferons pas une présentation exhaustive – il sera grand temps de le faire lorsque cette nouvelle série sera lancée. Addison, donc, a besoin de faire un break et décide d’aller voir son ancienne meilleure amie à Los Angeles. Celle-ci travaille dans un grand cabinet plein de gens sympas à la vie sentimentale chaotique – eh oui, comme dans Grey’s Anatomy. Comme le principe de cette tentative de nouvelle série est de séduire les adeptes de l’ancienne, l’esprit est relativement le même (la musique aussi), les personnages sont attachants, et Naomi, l’amie d’Addison, répète plusieurs fois qu’il y a un bureau vide dans le cabinet, au cas où celle-ci voudrait venir s’installer ici. On a même déjà posé les jalons d’une future histoire d’amour qu’elle pourrait avoir avec Pete (Timothy Dale), s’occupant des médecines alternatives comme l’accuponcture, qui ne peut parait-il pas se fixer depuis la mort de sa femme il y a quelques années – comme c’est touchant. Comme autres médecins dans cette structure, on trouve Violet (
Amy Brenneman), psy déprimant depuis 6 mois parce qu’elle est toujours amoureuse de son ex, Naomi (
Merrin Dungey), l’amie d’Addison, spécialiste en fertilité, son ex mari Jackson (
Taye Diggs), et Cooper (
Paul Adelstein, Kellerman de
Prison Break), pédiatre qui rencontre des jeunes femmes sur internet dont il tombe très rapidement amoureux.
Mais, même si le concept est attrayant et si l’esprit est bien conservé, on reste mitigé : si on peut adhérer à cette nouvelle série – grâce surtout aux personnages de la psy et du pédiatre, Addison sans Grey’s Anatomy perd beaucoup de son charme. Et surtout, Grey’s Anatomy sans Addison, ce ne sera vraiment pas pareil (rappelons qu’au départ, elle ne devait être là que pour 5 épisodes, mais sa présence est vite devenue indispensable). Mais les producteurs ont déjà décidé, et la saison 4 de Grey’s Anatomy se fera sans Addison …