Revenons sur une saga qui a fait naître l’une des icônes les plus importantes de la science-fiction : le
Terminator. Petit coup d’œil dans le rétro pour analyser et décortiquer les trois premiers volets, et quelques premières infos sur le quatrième épisode.
L’ère Cameron
Terminator
Après avoir été directeur artistique, maquettiste et projectionniste d’un film produit par
Roger Corman intitulé
Les Mercenaires de l’espace en 1980 et réalisateur en 1981 de
Piranha 2 – Les tueurs volants, c’est en 1984 qu’un jeune réalisateur de 30 ans nommé
James Cameron réalise
Terminator. C’est également par ce film qu’un colosse autrichien alors âgé de 37 ans va devenir une superstar après s’être fait remarqué dans
Conan le Barbare en 1982. Il s’agit bien sûr de celui qui a remporté sept fois le titre de Monsieur Univers :
Arnold Schwarzenegger. Avec son interprétation rigide et inexpressive, il incarne à merveille ce tueur implacable.
En 2029, des ordinateurs super puissants dominent la planète et ont pour seul but d’exterminer le genre humain. Afin d’anéantir l’avenir de l’homme, ils envoient dans le passé, en 1984, un cyborg indestructible, le
Terminator (
Arnold Schwarzenegger) qui a pour mission de tuer Sarah Connor (
Linda Hamilton), la femme dont l’enfant dirigera la résistance. De leur côté, les humains envoient un homme, Kyle Reese (
Michael Biehn) afin de combattre le robot et protéger la jeune femme.
Ce petit film de science-fiction budgété à 6,4 millions de dollars va en rapporter 36,9 rien que sur le territoire américain et sera également un grand succès en France avec plus de 3 millions de spectateurs. Le film se place à l’époque devant des films tels que
Subway ou
Le Flic de Beverly Hills au box-office français, ce qui n’est pas une mince affaire. Il a également reçu quelques prix comme le Saturn Award du meilleur film de science-fiction, du Meilleur scénario pour
James Cameron et
Gale Anne Hurd (avec qui il se mariera un an plus tard) et des Meilleurs maquillages concoctées par un maître en la matière :
Stan Winston. Le Festival du film fantastique d’Avoriaz lui attribuera également son Grand Prix en 1985.
Petites anecdotes
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Parle peu mais parle bien : le
Terminator prononce seulement 19 phrases durant le film dont 17 avec la voix d’Arnold Schwarzenegger. Les 2 autres sont prononcées avec la voix d’un officier de police et avec celle de la mère de Sarah Connor. Une phrase marquera néanmoins toutes les mémoires : « I’ll be back » (Je reviendrai) qui était prévu à l’origine pour être « I’ll come back ».
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La valse des Terminator : au début, c’était le footballeur O.J. Simpson qui était pressenti pour incarner le cyborg mais les producteurs ont eu un peu peur qu’il ne soit pas pris au sérieux. C’est donc ensuite
Lance Henriksen qui était prévu dans le rôle tandis que
Schwarzenegger devait jouer le héros pourchassé. Mais après avoir lu le manuscrit, le grand autrichien demanda d’incarner plutôt le
Terminator.
Lance Henriksen incarnera donc l’inspecteur Vukovich.
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La morsure récurrente : à un moment, Kyle Reese se fait mordre à la main par un personnage. Il est amusant de remarquer qu’une scène équivalente est reproduite dans 2 autres films de
James Cameron :
Aliens et
Abyss. Le réalisateur aurait-il eu un souci de morsure par le passé ?
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Schwarzy se fait attendre :
Arnold Schwarzenegger s’étant engagé sur
Conan le Destructeur, le tournage a été reporté de neuf mois pour se dérouler de mars à juin 1984.
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L’origine : c’est dans un rêve, alors qu’il était malade, que
James Cameron a vu un robot sortant des flammes. C’est à partir de là que toute l’histoire autour du
Terminator s’est mise en place. Pour des raisons budgétaires, l’action du film se passe dans le présent et non dans le futur comme cela était prévu dans le script initial. Pour les mêmes raisons, le film sera tourné en mono et non en stéréo.
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L’accusation : l’auteur de science-fiction
Harlan Ellison a accusé
James Cameron d’avoir plagié ses récits « Soldier » et « Demon with a glass hand ». L’idée de Skynet pourrait également avoir été empruntée à son roman « I have no mouth and I must scream ». Les deux parties trouveront un terrain d’entente :
Harlan Ellison sera reconnue comme l’auteur ayant inspiré le film et sera crédité au générique.
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On ne peut pas plaire à tout le monde : lors de sa sortie, certaines personnalités n’ont pas mâché leurs mots envers le film. Frédéric Mitterand , dans son émission « Etoiles et toiles », qu’il débuta par l'extrait du massacre du commissariat, annonça : '
Terminator termine tout, l'important n'est plus l'histoire, l'important, c'est qu'il y ait le plus de morts !'. Il n’hésita pas à dire que
Cameron était l'ayatollah des cinéastes et prédisait la fin du cinéma, du vrai, avec un grand C.
Michel Blanc annonça à Avoriaz en janvier 1985 : '
Terminator est aussi mal réalisé qu'un épisode de Starsky & Hutch'. Cela n’empêchera pas le film d’obtenir le Grand Prix.
Les détails qui tuent
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Main baladeuse : alors que Sarah tente de fuir Reese dans la voiture, celui-ci l’attrape par les cheveux, puis dans le plan suivant, on voit ce même bras sur sa poitrine, et enfin dans le plan d’après, il la tient de nouveau par les cheveux.
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Lumière sans phares : quand la voiture vient percuter le commissariat, le policier est alerté par les phares de celle-ci. Or, quand on regarde le devant de celle-ci, les phares sont éteints.
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Mauvais numéro : quand le
Terminator rend visite à la première Sarah Connor, le numéro sur la porte ne correspond pas au numéro marqué dans l’annuaire. Egalement, si on regarde le film en VO, lorsque
Schwarzenegger frappe la porte, on peut entendre trois coups alors qu’il ne frappe la porte que deux fois.
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Pas vraiment mort : durant la fusillade au poste de police, l’appareil photo posé par terre photographie le T-800 tirant par une porte sur la gauche. Il vide le chargeur de son fusil sur un policier qui apparaît dans le plan suivant en train de sauter. Increvable ?
Downloads
Pour le plaisir, retrouvez ici des vidéos du film :
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Bande-annonce américaine
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Bande-annonce internationale
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« I’ll be back »
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« Terminated»
Quelques sons :
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« Come with me if you want to live»
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« I came across time for you Sarah »
Terminator 2 - Le jugement dernier
Penchons-nous maintenant un peu plus sur ce qui constitue indéniablement le meilleur volet existant. Un deuxième opus dantesque tant au niveau de la mise en scène que de ses effets spéciaux spectaculaires et révolutionnaires. Retrouvant son duo vedette du premier volet, à savoir
Arnold Schwarzenegger et
Linda Hamilton,
James Cameron choisit pour le rôle de John Connor le jeune
Edward Furlong, qui n’aspirait pas vraiment à être acteur et qui va vite se faire une renommée avec ce rôle. Il confie également le rôle du nouveau
Terminator, le T-1000, à
Robert Patrick, qui avait jusque là seulement fait une apparition dans
58 minutes pour vivre.
Cela fait dix ans déjà que Sarah Connor a échappé aux griffes du T-800 grâce à Kyle Reese, l’homme de sa vie, envoyé du futur pour la protéger. Celui-ci va lui donner un enfant qui s’appellera John Connor. Sarah a expliqué à John pendant son enfance le destin qui est réservé à l’humanité et raconte que John sera, avec une poignée de résistants, le seul espoir de l’humanité. Personne ne la croit et elle se retrouve internée pour folie par le gouvernement américain. John a donc été placé dans une famille d’accueil. C’est alors que les machines renvoient dans le passé un nouveau
Terminator, le T-1000, constitué de métal liquide lui permettant de prendre n’importe quelle forme, et dont la mission est d’éliminer John Connor. Mais il ne sera pas le seul à débarquer du futur. En effet, les humains se sont procuré un T-800, un modèle moins sophistiqué, et l’ont envoyé afin de protéger John et sa mère, Sarah. Grâce à son aide, ils parviennent à s’échapper vers le Mexique. Mais Sarah est tourmentée et ses visions d’un avenir cauchemardesque la pousse à vouloir tuer Miles Dyson, le chef d’un projet mettant en route l’intelligence artificielle qui causera la destruction du genre humain. Elle en est empêchée par son fils et le T-800 qui la résonne à temps. Avec Miles Dyson, ils vont ensemble se mettre d’accord afin de détruire les premiers composants de l’ordinateur qui déclenchera la guerre atomique. Alors qu’ils se retrouvent dans les locaux de Cyberdyne pour leur sabotage, les policiers interviennent et le T-1000 se retrouve sur leur chemin. Après une course-poursuite sur une autoroute, tout va se jouer dans une aciérie en pleine activité.
Le budget
- 10 millions de dollars pour acheter le titre aux différents ayants droits. La plupart des droits de
Terminator appartiennent à la société Hemdale, qui est sur le point de déposer le bilan, et dont la franchise est une de leurs dernières à avoir de la valeur. Ils demandent alors la somme énorme de 5 millions de dollars pour céder leur part.
Mario Kassar, la patron de Carolco, qui a été encouragé par
Arnold Schwarzenegger pour faire ce rachat, accepte le deal. Il faut également s’adresser à
Gale Anne Hurd, productrice du premier film et tout juste divorcée de
James Cameron, pour céder ses parts, chose qu’elle fait également contre une importante somme d’argent.
- 14 millions de dollars : tel est le cachet exorbitant, et record de l’époque, d’
Arnold Schwarzenegger, qui est payé en nature avec le jet Gulfstreem III. En contrepartie, l’autrichien donne de sa personne et part convaincre
James Cameron de revenir aux commandes.
- 6 millions de dollars pour
James Cameron qui porte la triple casquette de scénariste, réalisateur et producteur pour ce film (soit 2 millions pour chaque poste). Tout cela est agrémenté d’un pourcentage sur les recettes. Il exige également l’obtention de locaux gigantesques pour sa société Lightstorm et le retour de
Linda Hamilton.
- 1 million de dollars : c’est le cachet de
Linda Hamilton, dont les négociations ont été très rudes. Elle est désormais une star du petit écran américain grâce à la série
La Belle et la bête et ne garde pas un bon souvenir du tournage du premier film avec
James Cameron. En plus de son cachet, elle veut que Sarah Connor soit une démente dès l’ouverture du film et demande un droit de regard sur le scénario.
- 4 millions de dollars : salaire des autres acteurs et coût de la préproduction.
- 34 millions de dollars : coût du tournage principal.
- 17 millions de dollars : prix de la production des effets spéciaux.
Il faut rajouter à cela des frais promotionnels pour arriver aux alentours de 100 millions de dollars. Un budget colossal pour l’époque.
Les similitudes T1/T2
On peut noter un grand nombre de scènes fortement ressemblantes dans les 2 opus.
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L’ultimatum : dans T1, Reese dit à Sarah : « Viens avec moi si tu veux vivre ». Dans T2, le T-800 lui dit la même phrase. On pourrait penser que John Connor et ses hommes ont implanté ça dans le cerveau de l’androïde pour montrer que c’est un allié.
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Ralenti : dans T1, la première confrontation entre Reese et le T-800 est tournée au ralenti. Dans T2, c’est la même chose pour la première confrontation entre le T-800 et le T-1000.
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Accident : dans T1, un accident est provoqué sur l’autoroute alors que le T-800 poursuit Sarah et Reese. Le T-800 se saisit d’un camion après en avoir chassé ses occupants. Dans T2, un accident est provoqué sur l’autoroute alors que le T-1000 poursuit le T-800, Sarah et John. Le T-1000 se saisit d’un camion après en avoir tué ses occupants.
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Imitation : dans T1, le T-800 imite la voix de la mère de Sarah au téléphone après l’avoir tuée. Dans T2, le T-1000 imite la voix de la mère adoptive de John en prenant également son apparence après l’avoir tuée.
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Sacrifice : dans T1, Reese se sacrifie afin de sauver l’humanité dans le final à l’usine. Dans T2, le T-800 se sacrifie afin de sauver l’humanité dans l’aciérie.
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« Sors d’ici ! » :dans T1, le T-800 dit à un chauffeur de camion : « Sors d’ici » avec le visage à moitié arraché. Dans T2, le T-1000 dit la même réplique à un pilote d’hélicoptère alors qu’il est sous forme liquide.
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La vitrine : dans T1, Reese tire sur le T-800 plusieurs coups qui le font reculer et transpercer une vitrine en tombant sur le dos. Il se relève en empoignant son pistolet. Dans T2, le T-1000 balance le T-800 à travers une vitrine. Celui-ci tombe sur le dos et se relève en empoignant son arme.
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Vol de vêtements : dans T1, le T-800, après avoir été téléporté, vole les vêtements des loubards après un combat. Dans T2, le T-800, après avoir été téléporté, vole les vêtements à des motards mais le fait cette fois sans violence et avec un certain humour.
Ceci est bien entendu une liste non exhaustive de similitudes que les plus observateurs ont pu remarquer.
Les private jokes
Pour ce
Terminator 2, l’équipe du film s’est amusée à faire de nombreux clins d’œils :
- Le nom du repère au Mexique s‘appelle le Cactus Jack : c’est le nom d’un des premiers films d’Arnold Schwarzenegger.
- Les locaux de Cyberdyne sont situés rue Kramer : c’est le nom du coordinateur des cascades.
- Le client qui photographie le
Terminator dans un centre commercial : c’est William Wisher, le co-scénariste du film.
- L’infirmière blonde qui vient examiner Sarah Connor à l’asile : c’est l’assistante d’Arnold Schwarzenegger.
- Le chien de John Connor s ‘appelle Wolfie : c’est le nom du chien de
James Cameron.
- Le jeu vidéo auquel joue John Connor s’appelle Missile Command : son but est d’arrêter les bombes atomiques avant qu’elles ne viennent exploser sur le territoire.
Des cascades énormes
Le saut du camion dans le canal
Le camion, avec le T-1000 aux commandes, qui poursuit John et le T-800 doit sauter du pont au canal et continuer sa poursuite. Pour cela, Joel Kramer et Gary Davis, les chefs cascadeurs, fabriquent un petit mur en plâtre. On ôte le moteur du camion, on tire celui-ci par des câbles qui transpercent le mur et plongent dans le canal. Le véhicule restera néanmoins utilisable pour la suite de la séquence.
Le saut du T-1000 de la moto à l’hélicoptère
A un moment le T-1000 saute de sa moto dans les airs et s’agrippe à un hélicoptère. Impossible de réaliser ça pour de vrai donc Joel Kramer fait appel aux effets visuels. En fait, le plan est constitué de deux éléments tournés séparément. D’un côté, un cascadeur saute d’une moto du bâtiment de Cyberdyne pour atterrir sur un matelas de carton, et de l’autre, on a un hélicoptère en vol stationnaire.
L’explosion dans les locaux de Cyberdyne
Cette séquence qui se compose de l’éclatement des vitres et de l’envahissement de toute un étage par une énorme boule de feu a nécessité des centaines de litres d’essence pour une scène tournée par 9 caméras. Toutes les personnes présentes à proximité du lieu de tournage ont tous été ébahies par ce tour de force.
La poursuite en hélicoptère
Dans le film, sur l’autoroute, le T-1000 poursuit John, Sarah et le T-800 à bord d’un hélicoptère. Pour cette scène, on a fait appel à un faux hélicoptère. C’est en fait un faux cockpit fixé au sommet d’une grue et tracté par un véhicule qui roule sur la voie de gauche. Cette technique permet de faire croire que
Robert Patrick est réellement aux commandes de l’appareil.
Le marketing
Le film étant produit par Carolco, une société de production indépendante,
James Cameron va tout faire pour que le projet soit rentable. Il doit tout d’abord faire comprendre aux spectateurs qu’il n’existe pas qu’un seul T-800. Il fait pour cela une première bande-annonce où l'on aperçoit une chaîne de production les fabriquant. A la fin, on voit
Arnold Schwarzenegger jurant qu’il ne fera plus de mal à personne. Ainsi, tous les gens ont pu comprendre que le T-800 interprété par
Schwarzenegger est passé du côté des gentils.
James Cameron suggère ensuite de mettre le tube « You could be mine » du groupe
Guns’N Roses dans la BO du film. On voit dans le clip
Arnold Schwarzenegger qui traverse la foule de fans du groupe de rock et rejoint le groupe à la sortie des loges. Le fait de raccourcir le nom à un plus efficace T2 permet également au film d’être tout de suite identifiable. Toute la campagne marketing aura porté ses fruits puisque le film a rapporté 750 millions de dollars à travers le monde, le merchandising a rapporté 20 millions de dollars à lui seul et les droits de diffusion en vidéo et à la télévision ont été négociés à 60 millions.
Les sons venus d’ailleurs
Ce film a été une réelle révolution sonore à son époque car il fut le premier à utiliser un système digital et il en sera d’ailleurs récompensé d’un Oscar. Les ingénieurs du son, issus de la société
Skywalker Sound de
George Lucas, ont su faire preuve d’inventivité pour créer certains sons.
En voici quelques exemples :
- Le bruit du fusil du T-800 : il combine les sons émis par un fusil à pompe, un pistolet et un canon. Les sons ont été enregistrés dans un ravin pour profiter de l’écho.
- Le T-1000 tuant ses victimes en leur enfonçant son doigt chromé : c’est le son d’un chien avalant une croquette.
- Les transformations du T-1000 : elles sont faites en ouvrant et en retournant une boîte de conserve d’un coup sec.
- Un
Terminator écrase un crâne humain au début du film : c’est le brisement d’une noix.
- Le T-1000 gèle : ce sont des bruits de pas enregistrés sur un lac gelé.
On peut également rajouter à cela que c’est la voix de
James Cameron que l’on entend quand le T-1000 hurle en fondant dans l’aciérie. Il y a également eu le problème d’
Edward Furlong car, étant un adolescent, sa voix a mué pendant le tournage et l’a donc obligé à refaire le doublage des premières scènes tournées.
Downloads
Pour le plaisir, retrouvez ici des vidéos du film :
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Teaser
-
Bande-annonce
-
« I’ll be back »
-
« Terminated »
Quelques sons :
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« Call John»
-
« Fuck you asshole»
-
« Get out»
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« Hasta la vista baby»
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« No problemo»
-
« I swear I will not kill anyone »
T2 3-D : Battle Across Time
James Cameron pense que 2 films suffisent à la saga
Terminator mais il consent finalement à réaliser
T2 3-D : Battle Across Time. Ce film diffusé dans les parcs d’attraction Universal dure un petit quart d’heure et a coûté 60 millions de dollars. On y retrouve
Arnold Schwarzenegger,
Edward Furlong,
Robert Patrick et
Linda Hamilton. Dans ce film, John, Sarah et le T-800 vont livrer un combat qui va les mener jusqu’à un affrontement avec l’énorme T-1 000 000.
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Bande-annonce
Le casting principal de l’ère Cameron
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Arnold Schwarzenegger : le T-800
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Linda Hamilton : Sarah Connor
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Edward Furlong : John Connor
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Michael Biehn : Kyle Reese
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Robert Patrick : Le T-1000
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Earl Boen : le Dr Silberman
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Joe Morton : Miles Dyson
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S. Epatha Merkerson : Taryssa Dyson
L’ère Mostow
Terminator 3 : le soulèvement des machines
Les bombes ne sont pas tombées, l’apocalypse a été évitée. Du moins, c’est ce que pense John Connor (
Nick Stahl), qui vit en marge de la société, en éternel fugitif. Un
Terminator, ou plutôt une terminatrice d’un nouveau genre, le T-X (
Kristanna Loken), est envoyé sur Terre afin d’éliminer John Connor et ses futurs lieutenants. Les humains ont de leur côté renvoyé un T-800 (toujours interprété par
Arnold Schwarzenegger) afin de lui barrer la route. Alors que la terminatrice va s’en prendre à Kate Brewster (
Claire Danes), la future femme de John Connor, dans la clinique vétérinaire où elle travaille et où se trouve John, le T-800 arrive juste à temps pour les sortir de ses griffes et les emmener. Il va alors leur expliquer que la fin du monde aura lieu dans quelques heures et qu’il faut empêcher l’armée de lancer le programme Skynet.
Dire que le film était attendu au tournant est un doux euphémisme. Douze années ont passé depuis
Terminator 2 - Le jugement dernier alors autant dire que les fans brûlaient d’impatience. Pourtant, avant même que le film ne sorte, quelques fans montraient déjà leur mécontentement de ne pas voir
James Cameron aux commandes du film et qui se demandaient si le fait de mettre une belle fille dans le rôle du nouveau
Terminator était une bonne idée ou juste une idée marketing. A la sortie du film, les fans les plus intransigeants ont été déçus par un scénario pas assez approfondi. Il est vrai qu’il ne comporte aucune réelle surprise mais apporte tout de même son lot de révélations qui font avancer l’histoire jusqu’à ce dénouement très sombre et très réussi qui nous montre que ce film n’est finalement qu’un long, mais bon, prologue à un quatrième volet relatant la guerre des machines.
Jonathan Mostow, qui est donc le nouveau réalisateur, a été remarqué pour sa mise en scène du film de guerre
U-571, film grâce auquel il a été engagé pour ce <
Terminator 3 : le soulèvement des machines. On peut constater qu’il manifeste un grand respect envers la saga en ne défigurant pas l’univers instauré par
James Cameron. Il réussit même à se l’approprier à sa manière en misant délibérément sur l’action. Et de ce côté-là, on peut dire qu’on en prend plein les yeux ! Les scènes de destructions massives impressionnantes se succèdent à vive allure et sont mises en scène avec une réelle efficacité.
Jonathan Mostow nous livre donc ici un film bien bourrin et complètement assumé comme tel. C’est sûr qu’on pourra regretter qu’
Edward Furlong n’ait pas rempilé dans le rôle de John Connor car
Nick Stahl n’a pas vraiment la carrure qu’il faut.
Claire Danes, elle aussi, semble dépassée par son personnage, pourtant très important. Heureusement, Arnold est là et il n’a rien perdu de son charisme et l'on retrouve avec plaisir notre
Terminator préféré dans une interprétation où il est égal à lui-même. On peut dire que ce n’est peut-être pas le grand film qu’on attendait mais c’est réellement un bon film où l’action est menée tambour battant et dans lequel le nouveau méchant
Terminator au féminin s’avère finalement très crédible car
Kristanna Loken interprète avec toute la froideur qu’il faut cette destructrice sans cœur.
Le budget
Terminator 3 : le soulèvement des machines est un film qu’on peut qualifier de pharaonique. Alors que le second volet avait coûté environ 100 millions de dollars et avait défrayé la chronique à son époque, ce n’est pas moins de 170 millions de dollars qu’il faut compter pour la production de celui-ci. Dans ce budget, il faut prendre en compte le cachet record de 30 millions de dollars pour
Arnold Schwarzenegger. Bien sûr, les scènes de destructions massives ont été très coûteuses et pas moins de 18 % du budget est passé dans les décors, les explosions et les véhicules endommagés. Dans ce film aux proportions démesurées, il faut également prendre en compte un budget marketing conséquent. L’équipe du film n’a pas hésité à faire un véritable show lors du Festival de Cannes 2003 où des bandes promo ont été présentées et des soirées privées organisées. Le film se paiera même le luxe d’intégrer la caravane du Tour de France cycliste, qui a un grand impact auprès du public, en y instaurant de multiples véhicules à l’effigie du film.
Les cascades
Dans ce film, l’action est la partie la plus importante et est ponctuée par des cascades de grandes envergures. Ainsi, pour la poursuite du début entre John, Kate, le T-101 et la T-X, qui conduit une grue de 100 mètres de haut dans les rues de la ville, il a fallu reconstituer, sur le site d’une usine Boeing, un décor de rue de 400 mètres. Quatorze caméras ont été disposées afin de ne rien rater du parcours du
Terminator car la scène s’est, bien entendue, faite en une seule prise. Pour le combat entre le T-X et le T-101 dans la salle de bains, il a fallu pas moins de quatre semaines de préparation et deux semaines de tournage afin d’obtenir la scène finale, d’une grande brutalité.
They are back !
Les producteurs
Mario Kassar et
Andrew G. Vajna endosse à nouveau leur habit de producteur 12 ans après le second volet. Ils sont connus pour avoir produit quelques films à succès comme
Rambo,
Total Recall, ou
Stargate. Entre temps, il faut rappeler que la société de
Mario Kassar, Carolco Pictures, avait fait faillite. En sorte de clin d’œil, ils créent pour l’occasion une nouvelle société baptisée
C2 Pictures.
Les bugs
Comme pour tout film, on peut noter quelques petites erreurs par-ci par là comme :
- Dans le centre des opérations de Skynet, un des techniciens dit que Skynet est opérationnel à '60 teraflops par secondes'. Un teraflop représente mille milliards d'opérations par secondes - il aurait dû simplement dire '60 teraflops'.
- Quand John et Kate prennent un avion pour échapper au
Terminator, on peut voir que le numéro de celui-ci est N3035C. Une fois en l’air, le numéro est devenu N9373F et redevient N3035C lorsqu’il atterrit.
- Le T-X, grâce à son changement d’aspect physique, arrive à infiltrer facilement la base militaire et cela est compréhensible. Par contre, comment John, Kate et le T-800, pourtant armés, arrivent-ils à entrer dans une base qu’on peut imaginer hyper-sécurisée ?
- A la fin, dans l’accélérateur de particules, le T-X et la mitraillette de John sont bel et bien attirés. Mais qu’en est-il pour la montre de Kate ?
Voici donc quelques exemples parmi tant d’autres que vous pourrez vous amuser à détecter si le cœur vous en dit.
Le casting principal
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Arnold Schwarzenegger : le T-101
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Kristanna Loken : le T-X
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Nick Stahl : John Connor
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Claire Danes : Kate Brewster
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David Andrews : Robert Brewster
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Earl Boen : le Dr Silberman
Downloads
Quelques vidéos du film :
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Teaser
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Bande-annonce internationale
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Teaser américain
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Bande-annonce américaine
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Spot TV
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Séance de maquillage
Quelques extraits de la bande-originale :
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Blonde Behind The Wheel
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Starting T1
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Radio
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T3
Tous les titres sont disponibles en intégralité sur le disque de la bande-originale du film.
Terminator 4
C’est officiel depuis un bon moment déjà, on aura droit à un quatrième volet de la saga
Terminator qui devrait relater la guerre entre les hommes et les machines après l’apocalypse nucléaire. On sait déjà que
Jonathan Mostow rempile à la réalisation et que la production sera assurée par
Andew Vajna et
Mario Kassar via
C2 Pictures. On sait par ailleurs que ni
Nick Stahl ni
Claire Danes ne participeront à ce film et que
Schwarzie a récemment déclaré qu’il y ferait éventuellement une courte apparition si toutefois le tournage se faisait en Californie, chose peu probable.
En tous cas, une chose est sûre : he’ll be back !