Dossier : The Sarah Connor Chronicles

Dossier : The Sarah Connor Chronicles

Que s'est-il passé entre les volets 2 et 3 de la trilogie Terminator ? C'est ce à quoi se propose de répondre la nouvelle série sur Sarah Connor. TF1 la diffusera en France.


Sarah … qui ?

Sarah Connor … le nom vous dit quelque chose … Mais bien sûr ! C'est la petite blonde tendance midinette à jeans taille très très haute et à la foulée rapide qui, une dizaine d'années plus tard, fait de la muscu dans un hôpital psychiatrique. En bref, la mère de John Connor, celui qui sera notre leader adoré quand les machines façon Schwarzy auront pris le contrôle de la Terre. Eh bien, voilà qu'elle a sa série, maintenant, Sarah Connor, et elle a même changé de couleur de cheveux pour l'occasion. Petite visite dans le futur. Ou le passé. Ou le présent parallèle. Bref.

Le blabla de départ de chaque épisode – sauf le premier – est clair. Voilà ce que dit la maman dévouée : « dans le futur, mon fils dirigera l'humanité dans une guerre contre Skynet, le système informatique programmé pour détruire le monde. Skynet a envoyé des machines dans notre temps : une pour le tuer, une pour le protéger. Aujourd'hui, nous nous battons pour empêcher sa création, pour changer notre futur, pour changer le destin de John. La guerre au profit de l'humanité commence maintenant. » Tout un programme, non ? C'est bien ce que propose Terminator : The Sarah Connor Chronicles. Ses héros, tout en étant poursuivis par un terminator hargneux tendance « increvable », essayent de nous sauver avant que tout n'explose. Et s'ils ont quelque chose à dire, Judgment Day n'arrivera pas. Pour cela il faut courir beaucoup, rencontrer des gens (qu'on tuera ou pas, c'est selon), se remettre à courir, s'arrêter un instant pour trouver le meilleur moyen de détruire une machine indestructible, remonter la piste des créateurs de Skynet, et bien sûr penser quand même à s'inscrire à l'école, ce serait dommage de rater les cours.

Les créateurs de la série jouent donc sur plusieurs tableaux en nous promettant de l'action, des explosions, un univers connu grâce aux allusions à la trilogie devenue culte (qui est d'ailleurs en train de se multiplier), un poil d'amour, et même une réflexion – plus ou moins poussée, nous verrons – sur ce qu'est l'humanité à travers les questions que pose la nature de Cameron, robot certes mais qui peut manger, apprendre, interagir, …





Terminator 1, 2, puis la série …

Même si elle est bien regardable et largement compréhensible pour ceux qui ne sont pas familiers de l'univers Terminator, Terminator : The Sarah Connor Chronicles n'est pas à envisager seule : elle a été pensée pour s'inscrire dans la continuité de la trilogie, plus précisément entre le deuxième et le troisième volet. Les scénaristes s'ingénient à glisser des clins d'œil aux deux premiers films, de façon plus ou moins subtile : le classique « come with me if you want to live » n'échappera pas aux fans, par exemple, et le début du premier épisode, avec la voix off de la mère dans la voiture concernée par l'avenir de son fils puis le visage du robot dans les flammes, fait aussi référence à des passages précis des films.

Avant de faire connaissance avec les personnages, faisons un petit rappel historique, un peu lourd mais nécessaire : dans le premier Terminator, en 2029, les machines qui ont pris contrôle de la Terre envoient en 1984 un robot (un T-800) pour tuer la mère de John Connor, qui en 29 est le leader de la Résistance humaine, et éviter ainsi qu'il soit conçu. Connor, lui, envoie au même moment l'un de ses soldats pour la protéger : Kyle Reese ; Kyle et Sarah trouveront le temps, entre deux courses-poursuites, de concevoir John, mais Reese meurt à la fin du film. Dans Terminator 2 – Le jugement dernier, on est en 1995. John, alors âgé d'une douzaine d'années, est dans une famille adoptive tandis que sa mère est internée – elle s'est faite arrêtée pour avoir essayé de faire exploser une entreprise construisant des ordinateurs, et s'est expliquée en racontant l'histoire des machines qui prennent le pouvoir, ce qui est sans doute le meilleur moyen pour avoir un ticket direct pour l'hôpital psychiatrique. Un T-1000 est envoyé pour tuer John tandis qu'un T-800 arrive pour le protéger. John et le T-800 font sortir Sarah de l'hôpital, et ensemble ils tentent de changer le futur en détruisant Skynet. Ils sont aidés par un scientifique travaillant sur le projet qui meurt dans l'action. Dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles, nous sommes en 1999. John Connor a alors une quinzaine d'années et vit sous une fausse identité avec sa mère. Il est à nouveau poursuivi par une machine, mais son « moi futur » a encore une fois envoyé une machine le protéger : Cameron. La suite de la série se passe en 2007, après un joli bond dans le temps de 8 ans pour se protéger du méchant.


Les personnages




- Sarah Connor (Lena Headey)

Sarah Connor est la mère de John et ne vit que pour son fils. Le père de celui-ci, Kyle Reese, lui a parlé du futur, lui a dit que John serait le leader de la Résistance et que des machines viendraient le tuer ; pour éviter cela elle est prête à tout, y compris, comme on le voit dans Terminator 2 – Le jugement dernier, à faire sauter Skynet voire à en tuer les responsables. Elle a un casier judiciaire impressionnant, a fait un séjour dans un hôpital psychiatrique, … Toujours sur le point de s'enfuir, Sarah vit sous le radar. C'est elle qui donne son nom à la série, sans doute parce qu'elle est le moteur de l'action, entraînant les autres vers une nouvelle piste, vers une nouvelle cachette. C'est elle aussi qui introduit les épisodes et généralement qui les clôt.

Lena Headey est loin d'être une actrice débutante. Avant de remplacer Linda Hamilton dans le rôle de la mère du sauveur de l'humanité, elle a joué dans une trentaine de films et est apparue au générique de quelques séries. Sa carrière a commencé en 1993, mais on ne l'a pas repérée et aucun de ses films, si ce n'est Les Vestiges du jour, ne vaut vraiment qu'on s'y attarde. Il faut attendre 2005 avec Les Frères Grimm pour qu'on la remarque vraiment – elle est la garde-forestière qui accompagne les deux frères dans la forêt. La même année, on la voit aussi dans la comédie romantique homosexuelle plutôt réussie Imagine Me and You, et l'année suivante dans 300 : elle y interprète l'image même de la Spartiate modèle, la femme de Leonidas.




- John Connor (Thomas Dekker)

John Connor est le futur Leader de la Résistance, le dernier espoir de l'humanité, le chef au charisme inégalé, etc etc etc. Mais pour l'instant, c'est un ado manquant de repères stables qui, en plus, doit beaucoup courir et souvent changer de nom. Sa mère, groupie accomplie, lui répète régulièrement qu'il aura bientôt de grandes responsabilités ; mais cela n'empêche pas John de faire quelques crises, du genre, en pleine planque, « je veux sortir un coup pour voir les nouveaux ordis (oui, rappelez-vous, dans Terminator 2 – Le jugement dernier, il était plutôt doué question computers) », ou, en pleine course-poursuite, « je veux conduire, je suis grand maintenant ». Son personnage évolue petit à petit, heureusement d'ailleurs – pour lui, pour nous et pour la série.

Thomas Dekker, né en 1987, a commencé sa carrière d'acteur à 7 ans, enchaînant les apparitions dans beaucoup de séries célèbres comme Urgences, Seinfeld, Chérie j'ai rétréci les gosses (pour 64 épisodes), Les Experts, Dr House, ... Juste avant d'incarner John Connor, il était Zach dans la saison 1 de Heroes : c'est lui qui enregistre les expériences de Claire Bennet quand elle teste les limites de son pouvoir.




- Cameron Phillips (Summer Glau)

Cameron Phillips, camarade de classe de John, est en fait un chouette robot de Skynet récupéré par la Résistance, reprogrammé puis envoyé dans le passé (au moment de la série, donc) pour protéger John. Ca tombe bien, physiquement elle a globalement son âge, ce qui a déclenché chez les fans des interrogations métaphysiques du genre « un robot peut-il tomber amoureux ? » et autre questions techniques sur le même sujet. Si au début elle apparaît étrange mais tout de même relativement intégrée, dès qu'elle annonce sa nature elle devient « robotisée », parlant par phrases techniques et ne comprenant rien au genre humain en dehors des faits simples. Mais Cameron est toujours prête à apprendre (comme le premier terminator qui, souvenez-vous, enrichissait ses phrases possibles sur le tas), et, du maquillage au principe des mots sur les tombes, se forme petit à petit aux interactions sociales.

Summer Glau n'a pas toujours été faite de métal. Elle a été vue dans quelques épisodes de diverses séries avant de percer en 2005 grâce au rôle de River dans Serenity – qui lui a valu deux prix, aux Saturn et aux SFX Awards. On la voit ensuite pour 8 épisodes lors des saisons 2, 3 et 4 de Les 4400. On apprécie, dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles, son visage vide et ses rares expressions figées : du bon boulot qui permet de donner un peu de « crédibilité » à son personnage d'androïde.




- James Ellison (Richard T. Jones)

James Ellison est « le » flic de la série. Plus précisément, il est l'agent du F.B.I. qui traque méthodiquement et systématiquement Sarah Connor jusqu'à friser l'obsession voire l'affaire personnelle. Il faut dire qu'elle lui est passée sous le nez en 1999, qu'elle est censée être morte dans une explosion mais se retrouve miraculeusement en vie – et nue – aux infos huit ans plus tard, et qu'elle sème sur son chemin des bouts d'exosquelette et des histoires louches d'hommes invincibles. Mais Ellison ne se laisse pas avoir, et même si tout le monde lui dit que son enquête est louche (c'est quoi cette histoire d'empreintes d'un type de 40 ans alors qu'il n'en a que 4 en ce moment ? Nous, on sait !), il continue, commençant à rassembler les pièces du puzzle, entre voyages dans le temps et machines à visage humain.

Ce n'est pas le premier rôle de policier de James Ellison : il a été officier dans la première (et unique) saison de la série Brooklyn South. Bien qu'ayant multiplié les rôles dans des épisodes ou des films, Jones n'a jamais percé. On l'a tout de même vu pendant les nombreuses saisons de Judging Amy aux côtés d'Amy Brenneman, mais la série, qui s'est terminée il y a deux ans, n'a pas marqué la France. Dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles, il ne fait pas partie du trio principal mais, même si on ne le voit finalement que peu durant chaque épisode, son rôle évolue et on peut suspecter un poids plus important par la suite.



En attendant les diffusions françaises que TF1 assurera, vous pouvez tester l'eau en regardant, en VO, le premier épisode qui avait été mis à disposition des internautes par la FOX. Les neufs épisodes que la chaîne avait tournés avant la grève des scénaristes viennent de se terminer aux Etats-Unis, et la saison 1 ne sera pas complétée. Une saison 2 est prévue, cependant.

> Allez voir le pilote ici, en streaming.



Et en plus, elle est armée …
 
Publié le 19/03/2008 par Marie-Ambre Devanlay





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