Avec désormais plus de 25 ans de carrière à son actif, Nicolas Cage est devenu un acteur très puissant à Hollywood. Retour sur son parcours.
C'est le 7 janvier 1964 que naît Nicholas Coppola, plus connu du grand public sous le nom de Nicolas Cage. Il a des membres de sa famille très ancrés dans le cinéma puisque son oncle n'est autre que l'illustre Francis Ford Coppola, et que Sofia Coppola est donc sa cousine. Il grandit en Californie, à Long Beach, et déménage à San Francisco à l'âge de 12 ans. Il va rapidement s'inscrire à l'American Conservatory Theater où sa passion pour l'art dramatique va grandir. Dès 17 ans, il quitte l'école pour commencer à se produire sur scène, dans Golden Boy. Deux ans plus tard, il fait ses débuts devant une caméra avec un petit rôle dans le téléfilm The Best of Times et aborde le cinéma avec la comédie pour ados Fast times at Ridgemont High, dans lequel il côtoie déjà Sean Penn et Jennifer Jason Leigh. Pendant ce temps-là, pour subvenir à ses besoins, il vend des pop-corns dans les salles de cinéma.
Ayant changé de patronyme pour ne pas rester dans l'ombre de Francis Ford Coppola, c'est néanmoins sous la direction de celui-ci qu'il va hériter de son premier rôle remarqué dans Rusty James, où il évolue aux côtés de Diane Lane, Matt Dillon et Mickey Rourke. Sa prestation lui permet d'enchaîner un autre film la même année – 1983 – avec Valley girl. En 1984, il retourne devant la caméra de son oncle pour Cotton Club, dans lequel il incarne le gangster Vincent Dwyer. Il enchaîne la même année avec un autre réalisateur de renom, Alan Parker, dans Birdy, film qui va réellement lui donner une renommée internationale grâce à sa belle prestation de soldat traumatisé, revenu de l'enfer du Vietnam.
Retour alors par la case tonton avec Peggy Sue s'est mariée, comédie dramatique qui en précède une autre, Arizona Junior, sous l'égide de Joel Coen, avant d'expérimenter le domaine de la comédie horrifique avec Embrasse-moi vampire. Le grand public va réellement le découvrir en 1990 avec Sailor et Lula, le film de David Lynch, Palme d'Or à Cannes, dans lequel il forme un des couples marquants du cinéma avec Laura Dern. L'Oscar du meilleur acteur lui sera attribué cinq ans plus tard pour Leaving Las vegas, le film de Mike Figgis, dans lequel il incarne un looser alcoolique aux côtés de Elisabeth Shue. A partir de là, Nicolas Cage devient une très grosse star de Hollywood et va enchaîner les gros films, en commençant par le blockbuster Rock, dirigé par un Michael Bay fraîchement révélé avec Bad Boys. Il continue alors dans l'action avec Les Ailes de l'enfer, dans lequel il incarne un taulard fraîchement libéré tombé dans le mauvais avion, et Volte Face, film où il livre un duel d'anthologie avec John Travolta sous l'œil de John Woo.
Pour ne pas se cantonner à un rôle de star du cinéma d'action auquel on pourrait le destiner, il va vers le thriller sous la direction de Brian De Palma dans Snake Eyes, et son fameux plan séquence, avant de changer complètement de registre en jouant dans trois films à consonance plus sentimentale : La Cité des anges, Family Man - sous la direction d'un Brett Ratner fraîchement sorti du succès de Rush Hour, et Capitaine Corelli, dans lequel il peut faire quelques roucoulades avec Penelope Cruz. Il fait un passage remarqué en 2000 sous les ordres de Martin Scorsese dans A tombeau ouvert, où il tient le rôle d'un ambulancier hanté par son métier et les vies qu'il ne peut pas sauver. En 2002, cinq années se sont écoulées depuis Volte Face et le voilà de retour devant la caméra de John Woo pour Windtalkers, les messagers du vent, film de guerre moins probant que leur précédente collaboration.
Nicolas Cage réalise son premier film en 2002, Sonny, qui n'arrivera jamais chez nous, dans lequel il fait jouer deux acteurs de la nouvelle génération : Mena Suvari et James Franco. Il campe ensuite le rôle de Charlie Kaufman et son jumeau Donald dans Adaptation, puis tourne pour Ridley Scott dans le sympathique Les Associés, dans lequel se révèle au grand public Alison Lohman. En 2004, il va incarner un nouvel aventurier nommé Benjamin Gates dans National Treasure, qui porte chez nous le titre très Indiana JonesienBenjamin Gates et le trésor des Templiers. En 2005, on le voit dans The Weather Man, injustement distribué à la va-vite chez nous, avant que Andrew Nicoll ne lui offre sa dernière prestation marquante à ce jour dans Lord of war, film que l'on classe dans la catégorie Edutainment, pour son alliage de divertissement et de dimension éducative, tout comme l'est Blood Diamond par exemple.
Depuis Lord of war, c'est plutôt le temps des vaches maigres artistiquement parlant pour l'acteur que l'on voit dans The Wicker Man, toujours pas sorti en France (on se demande pourquoi…), avant de faire un incursion dans le domaine de l'animation en prêtant sa voix à un personnage de Lucas, fourmi malgré lui. Dans un élan de patriotisme, il accepte de tourner pour un Oliver Stone à l'ouest dans le larmoyant World Trade Center, ode très maladroite aux héros du 11 septembre dans laquelle on s'ennuie ferme. Semblant se plaire dans les films d'un bas niveau, on le voit dans l'adaptation du comic book Ghost Rider, film très souvent involontairement drôle malgré la noirceur supposée du personnage, puis dans Next, où il a un super pouvoir qui n'impressionne personne. Histoire de revenir aux valeurs sûres, il repart pour l'aventure dans Benjamin Gates et le Livre des Secrets, énorme succès aux Etats-Unis.
On a également vu Nicolas Cage dans la fausse bande-annonce de Werewolf Women of the SS, au sein du projet Grindhouse. Parmi les films qui vont arriver, Bangkok Dangerous, le remake du film asiatique, dirigé par les frères Pang, est déjà prêt et devrait donc être chez nous dans la deuxième partie de l'année 2008. Il est en train de tourner G-Force, une production Bruckheimer dans laquelle un commando d'animaux ultra intelligents travaille pour le gouvernement et tente d'empêcher un milliardaire démoniaque de régner sur le monde. Il enchaînera ensuite avec Knowing, pour renouer peut-être enfin avec un film ambitieux, sous la direction d'Alex Proyas (The Crow, Dark City). L'acteur y interprètera un professeur qui ouvre une capsule temporelle contenant de terrifiantes prédictions. Certaines sont déjà advenues, d'autres sont sur le point d'arriver... Il en déduit que le monde va arriver à sa fin au terme de la semaine en cours et que son fils et lui sont impliqués dans cette destruction.
Avec une filmographie très touffue contenant aussi bien des chefs d'œuvres que des métrages peu glorieux, Nicolas Cage est néanmoins devenu au fil du temps un acteur de poids dans l'industrie hollywoodienne.