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Critique : Goal ! : naissance d'un prodige |
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Goal ! : naissance d’un prodige est le premier volet d’une trilogie footballistique, dans lequel un jeune part de rien pour finir champion…
Santiago Munez est un jeune immigré mexicain à Los Angeles. Bourré de talent, son rêve de devenir footballeur se confronte à la réalité de sa communauté, que son père ne cesse de lui rappeler. Alors qu’il joue en amateur avec l’équipe de son quartier, un ancien recruteur le voit et décide de le prendre sous son aile, faisant tout pour que le joueur aille à Newcastle United. Le scénario marche donc avec des archétypes et ne semble pas vouloir leur donner plus de chair. Le futur champion doit partir de bas, par conséquent c’est un immigré mexicain ! Sa situation est exposée en deux scènes au début et on le lance ensuite dans ses péripéties. Le reste du film s’appesantit sur des scènes où s’exprime la psychologique du personnage, ce qui est peine perdue car il se montre ouvertement fade dès le début du long-métrage. Aucune émotion ne passe donc entre Santiago et le spectateur.
Le réalisateur Danny Canon, auteurs des excellents Souviens-toi l’été dernier 2 et Judge Dredd, arrive alors avec sa solution miracle. Sachant que son personnage ne suffit pas, il impose l’émotion au spectateur avec de subtils ralentis frisant le ridicule. Le film met en avant l’histoire par rapport au sport. Le scénario se révèle vite surprenant, tant il est encore plus niais que ce que l’on aurait pu prévoir. Les relations entre les personnages, et surtout avec le dirigeant de Newcastle, semble régies par le code international des Bisounours. On en arrive à un tel point que le pauvre Santiago n’a même d’opposants ! Si on ajoute à cela qu’il est doué naturellement et n’a donc pas eu besoin de formation à la Rocky, on peut se demander où est l’intérêt du film.
On se penchera ensuite sur le côté football du métrage. Ici, toute idée de réalisme dans la description de ce milieu est à proscrire. Quant aux scènes sur le terrain, la réalisation est tout simplement illisible et non-spectaculaire, on lui préfèrera celle d’Alain Chabat pour Didier. Il faut croire que seule la vue TV permet une bonne vision de l’action. Ne retirons toutefois pas toute qualité à Goal ! : naissance d’un prodige puisqu’il est parfois très drôle, mais involontairement, par exemple lorsqu’il se prend pour une publicité pour équipementiers. Il faut aussi reconnaître au film un morceau de bravoure qu’est le final. Les images de liesse populaire, retranscrivant plutôt honnêtement l’ambiance d’un stade lors d’une victoire, sont toujours efficaces et arrivent à toucher le spectateur. Elles n’arrivent toutefois jamais au niveau de l’émotion ressenti lors d’un vrai match à enjeu.
Goal ! : naissance d’un prodige s’en sort donc parfois et lorsqu’il est mauvais, il l’est tellement que ça en devient drôle. Le mélange peut paraître étonnant mais pourtant il est bel et bien là grâce à la magie de son scénario et de son réalisateur, Danny Canon. Une grande question reste toutefois posée : pourquoi faire une trilogie alors que l’on a déjà rien à dire dans le premier volet ? Les changements seront de mise entre les deux volets puisque Santiago ira au Real de Madrid et que Danny Canon sera remplacé par Jaume Collet-Serra, le réalisateur de La Maison de Cire. J’ai envie de dire youpi à l’idée de revoir notre Zizou national tenter de faire l’acteur une seconde fois dans cette trilogie.
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Publié
le 17/10/2005 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
D’une niaiserie surprenante, d’un ridicule qui ne peut être qu’assumé, Goal ! : naissance d’un prodigue a tout d’un nanar bien sympathique. |
4/10
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