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Critique : Les Frères Grimm |
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Voici le périple des frères Jake et Will Grimm, voyageant de ville en ville pour protéger les citadins de créatures imaginaires…
Les frères Grimm sont deux charlatans qui combattaient de faux monstres et fausses sorcières dans l’Allemagne du XIXe siècle. Jusqu’au jour où les français, qui occupaient le pays, ont réussi à démasquer les deux frères. Pour éviter la peine capitale, ils vont devoir résoudre une affaire fantastique ressemblant d’assez près à leur méfait. Malheureusement, la réalité dépasse vite la fiction, et les malédictions sont cette fois bien réelles.
Terry Gilliam nous revient quatre années après son film jamais abouti L'Homme qui tua Don Quichotte. Avec Les Frères Grimm, il nous propose un univers fantastique perdu dans les contes féeriques d’antan. Après le très loufoque Brazil, et le délirant Las Vegas Parano, nous étions en droit de s’attendre à un film regorgeant d’originalité.
Et non ! Voilà la réponse qui nous tend au nez. Il est même vrai que la couleur du film, toute son atmosphère, et même ses personnages ressemblent étrangement à Sleepy Hollow (de Tim Burton). Les frères Grimm ont tous deux le même côté froussard que le héros dudit film. On y retrouve aussi en commun la reconnaissance un peu difficile du côté fantastique de leur affaire. Malheureusement, Terry Gilliam n’a pas réussi à donner la même force à son film. Le principal défaut est que l’on a beaucoup de mal à croire à cette histoire.
Les références aux contes des frères Grimm sont assez nombreuses, mais certaines sont malheureusement assez ridicules. Le petit chaperon rouge, les chaussures de Cendrillon ou le bonhomme en pain d’épice n’ont rien d’effrayant. Ces « clins d’œil » nous sont ainsi imposés et cassent la crédibilité de l’histoire. Terry Gilliam a du mal à se positionner entre une histoire entièrement original ou une sorte de grand remake. Le ton général du film en prend ainsi un gros coup. La cohérence n’existe pas et l’aventure est parsemée de petites blagues qui n’aident pas vraiment à diriger le spectateur sur la bonne longueur d’onde.
Un dernier point particulier qui pourrait fâcher les français : le film entier est saupoudré d’une sorte de haine envers notre patrie. Les français sont en effet représentés par une sorte de Napoléon arrogant, et le seul français qui finira par aider les frères Grimm est en réalité un italien. On dira une fois de plus bravo à ces américains (et à Terry Gilliam, d’origine britannique) pour réussir à nous donner le mauvais rôle même dans un univers fantastique du XIXe siècle.
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Publié
le 07/10/2005 par Robert Ly
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| Verdict |
Un film moyen, beaucoup trop moyen pour un réalisateur tel que Terry Gilliam, qui nous a habitué à des choses beaucoup plus enrichissantes. |
5/10
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