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Critique : Garden State |
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Le jeune prodige Zach Braff, connu grâce à la série comique Scrubs, nous arrive dans son premier film, Garden State. Une histoire d’amour simple, mais terriblement enivrante.
Andrew Largeman (Zach Braff) est un acteur de série télé qui commence tout doucement à percer. Contraint à retourner dans son village natal suite à la mort de sa mère, Large se retrouve subitement confronté à la dure réalité. A 3000 kilomètres de Los Angeles, séparé de ses antidépresseurs, il revoit enfin son père, Gideon (Ian Holm), avec lequel les relations n’ont jamais été très faciles. Alors que Large se rend chez le médecin, Sam (Nathalie Portman), une jeune fille charmante, se met en travers de son chemin. Sam est l’inverse de Large. Heureuse, souriante, pétillante et extravertie, elle va montrer à Large que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et monotone, malgré la douloureuse vérité que renferme le passé de celui-ci.
A des années-lumière des ennuyeuses histoires d’amour narrées par des réalisateurs considérant leur film comme des œuvres d’auteurs, Garden State étonne autant qu’il émerveille. La mise en scène tout d’abord est d’une souplesse à la fois originale et simple. Les images s’enchaînent sans effort et chaque scène fourmille d’indices et de symboles en tout genre. Car le monde de Large est à mille lieues d’un esprit saint, et sa torture psychique est représentée tout au long du film par des éléments visuels aussi intéressants que marrants. Et c’est peut-être là le seul défaut de Garden State. Chaque scène, chaque plan tente de porter un message caché ce qui, au final, amène le spectateur à se poser la question suivante : Zach Braff n’en a-t-il pas fait un peu trop ?
Mais comment répondre positivement lorsqu’il s’agit d’un film aussi beau que Garden State ? Comment ne pas fondre face à une Nathalie Portman sublime de naturel, aux antipodes de son minable rôle dans Star wars : Episode III - La Revanche des Sith ? La belle se transcende ici dans un rôle complètement sur mesure, où rires et larmes se confondent dans une narration fluide et sans à-coups. Il en va de même pour Zach Braff, qui change complètement de registre après les situations loufoques de Scrubs mais également pour l’immense Ian Holm, dont la présence à l’écran est impressionnante.
Il faut enfin revenir sur le cheminement de la narration, tortueux certes, mais sans jamais nous perdre en chemin. Les premières minutes du film sont incompréhensibles puis, petit à petit, le puzzle se met en place et les scènes, tantôt longues quand les personnages dialoguent, tantôt courtes lorsque l’on pénètre dans l’esprit de Large, n’arrivent jamais à nous faire pousser le soupir tant redouté. En restant simple, Zach Braff réussit à nous emmener dans son univers. Mais si la mise en scène joue un rôle indéniable dans cette réussite, ne pas citer la bande originale du film serait un sacrilège tant cette dernière frôle la perfection. Flirtant avec le pop-rock indépendant (Coldplay, Frou Frou, The Shins…), les musiques sont d’une légèreté rêveuse et l’assemblage avec les images n’a jamais été aussi cohérent
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Publié
le 01/06/2005 par Damien Furst
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| Verdict |
Difficile de ne pas tomber sous le charme du premier film de Zach Braff. Une histoire d’amour magnifique, mise en scène par des acteurs au sommet de leur art, le tout soutenu par une bande originale exceptionnelle. Tout simplement magique. |
8/10
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