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Critique : Shane Black's Kiss kiss, bang bang |
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Dans un quartier de Los Angeles, Harry Lockhart est en plein cambriolage d’un petit magasin. L’alarme se déclenche accidentellement, et le héros doit malheureusement prendre la fuite. Pour échapper à la police, il n’a d’autre solution que de se cacher dans une salle où un casting se déroule. Un quiproquo qui l’amène finalement vers la voie des acteurs.
Après un générique basé sur le modèle Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, et un prologue rappelant une anecdote de jeunesse du héros, le réalisateur Shane Black (scénariste de L’Arme Fatale) nous invite à participer à une soirée digne d’Hollywood. Tout le gratin du cinéma américain est là et nous est présenté à vitesse grand V.
Il faut avouer que cette partie d’exposition et de découverte de l’univers Kiss kiss, bang bang est assez lourde. La narration ne colle pas à ce que l’on peut attendre généralement d’un long-métrage : on nous envoie tout un tas de dialogues qui tentent d’être drôles mais qui ne le sont pas du tout. Si l’humour reste à ce niveau là, le film promet une bonne heure et demi d’ennui. D’autant plus que l’histoire n’est pas des plus intéressantes. Le héros (ou plutôt l’anti-héros), est un faux comédien qui, pour son rôle, doit fréquenter un détective privé. Problème : l’enquête à laquelle ils devront faire face est d’une très grande banalité.
Alors que reste-t-il donc qui pourrait nous faire rester dans cette salle de cinéma ? Et bien d’abord des personnages peu commun. Imaginez une équipe constituée d’un bandit raté, d’un détective gay, et d’une comédienne nympho… Joués par Robert Downey Jr., Val Kilmer, et Michelle Monaghan. Ce trio réussit à lui seul à sauver le film ! Et toujours grâce à ce tiercé efficace, la narration réussit à perdre de sa lourdeur. Les dialogues prennent enfin vie, et le film devient humain. Très humain même, si bien que certaines scènes poussent nos émotions à leur paroxysme tant les sentiments des personnages sont vrais.
C’est là qu’on comprend pourquoi ce film se démarque des autres bêtises hollywoodiennes. Le réalisateur n’a pas voulu mentir dans sa mise en scène. L’histoire a le mérite de ne pas être invraisemblable, les gaffes et étourderies sont tous aussi fréquentes que dans la vrai vie. Et au final, la captation de cette aventure devient drôle grâce à son naturel. Et l’apparition du King en guest-star est un véritable plaisir !
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Publié
le 20/09/2005 par Robert Ly
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| Verdict |
Malgré les maladresses de la narration, on finit très vite par se prendre d’affection pour ce film pas tout à fait comme les autres. A découvrir. |
7/10
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