Critique : L'Amour de l'or

Critique : L'Amour de l'or

Matthew McConaughey aime les chasses au trésor alors il remet le couvert pour L'Amour de l'or, et Kate Hudson l'accompagne.


Réalisateur docile du système hollywoodien qui a dirigé A tout jamais – Une histoire de Cendrillon, Anna et le roi ou encore Hitch, Andy Tennant se voit confier un nouveau projet censé faire rentrer des dollars dans les caisses avec un concept rodé. Il s'essaye donc à celui de l'aventurier courageux en quête de trésor avec L'Amour de l'or. On y suit Benjamin Finnegan, sur les traces d'un trésor merveilleux mais aussi en instance de divorce avec sa femme. Il va pourtant réussir à convaincre celle-ci de partir à l'aventure, non sans rencontrer quelques obstacles.

L'Amour de l'or
Vous l'aurez compris, le scénario n'est pas le point fort de L'Amour de l'or. En effet, on suit ici une histoire qui ne sent même plus le réchauffé mais plutôt le carbonisé tellement on a l'impression d'avoir vu un très grand nombre de fois les évènements qui se déroulent sous nos yeux. Ainsi, on va y retrouver des gentils et des méchants bien distincts, sans aucune nuance ni finesse, et on va composer avec les clichés d'usage : le méchant est un rappeur noir (original …) et ses bras droits sont des guignols de service (encore plus original …).

L'Amour de l'or
On n'a donc pas grand chose de trépidant à se mettre sous la dent si ce n'est la légèreté semi assumée de l'ensemble, qui permet au film de ne pas sombrer dans la nullité totale. En effet, en totale roue libre, l'insipide Matthew McConaughey et la craquante Kate Hudson cabotinent à fond, accompagnés d'un Donald Sutherland qui semble apprécier son séjour au soleil. Cela donne parfois l'impression d'un grand cirque mal réglé, mais qui arrive à nous arracher quelques sourires. Chaussé de ses plus gros sabots, Andy Tennant introduit là-dedans un personnage de bimbo totalement caricatural mais tellement bien incarné par Alexis Dziena qu'il en devient la figure la plus intéressante du film, reflétant à lui seul la vacuité de l'entreprise. Ray Winstone est le seul à tenter d'apporter un peu de crédibilité à son personnage de vieux loup des mers à qui on ne la fait pas, mais on le sent bien seul.

Si on n'est pas trop regardant, on peut se laisser téléguider sur le chemin totalement balisé que nous propose le film, qui est le parfait exemple du produit hollywoodien calibré mais pas totalement ennuyeux. On a droit en prime à une bonne exploitation des décors paradisiaques qui donnent au moins au spectateur un sentiment de dépaysement sympathique. On se met ce qu'on peut sous la dent…
 
Publié le 04/05/2008 par Cyril Perraudat

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Verdict
Film d’aventures flemmard déjà vu un trop grand nombre de fois, L’Amour de l’or peine à divertir.
4/10




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