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Critique : Les Hauts Murs |
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Christian Faure nous emmène derrière Les Hauts Murs, film porté par Emile Berling, le fils de son père.
Les Hauts Murs est adapté d'un récit d'Auguste Le Breton, auteur qui a déjà vu quelques unes de ses œuvres transposées au cinéma avec Razzia sur la Schnouf, Du Rififi chez les hommes, ou encore le Clan des sicilens. Nous voici dans les années 30, Yves Tréguier, quatorze ans, est envoyé dans une maison d'éducation surveillée. Là-bas, il va y découvrir un monde violent et n'aura qu'une idée en tête : s'échapper.
Un temps glorifié avec quelques œuvres et émissions télévisées, l'éducation à l'ancienne trouve ici son anti-Choristes avec Les Hauts Murs, qui nous montre le côté sombre des maisons d'éducations, assimilables plutôt à des prisons avec travaux forcés. On pourra trouver une résonnance directe dans ce film avec une actualité toute chaude puisqu'il est de nos jours à nouveau question d'envoyer les enfants turbulents dans des centres fermés. En ce sens, Les Hauts Murs apporte une jolie réflexion sur la notion d'éducation, et tend à démontrer qu'on ne guérit pas le mal par le mal, bien au contraire.
On pourra regretter que l'illustration de ces propos se fasse d'une manière assez inégale, forçant le trait et poussant les situations à leur paroxysme, parfois pour le meilleur (certaines scènes sont vraiment poignantes), parfois pour le pire (d'autres bien trop caricaturales). On reconnaîtra au moins que Christian Faure n'édulcore pas son propos en nous montrant des scènes de violence verbale et physique bien explicites, parfois avec pertinence, parfois avec complaisance.
Assez bancal donc, le film se laisse quand même bien suivre grâce à une mise en scène assez fluide pour un homme qui livre là son premier long-métrage de cinéma après avoir réalisé notamment pour la télévision Marie Besnard, l'empoisonneuse. Il a en plus devant sa caméra une panoplie de jeunes acteurs convaincants, en tête desquels Emile Berling fait oublier qu'il est un « fils de » en livrant une belle interprétation. Pour ce qui est des adultes, on retiendra la prestation à contre-emploi de François Damiens, dont la présence naturelle à l'écran aide à rendre son personnage inquiétant et détestable. Le reste est trop effacé pour vraiment marquer la pellicule, même Carole Bouquet qui ne joue que 10 minutes et qui intervient dans des scènes un peu trop tire-larmes pour être sincère.
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Publié
le 01/05/2008 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Pas totalement convaincant, Les Haut Murs a le mérite de s’installer comme une sorte d’anti-Choristes, faisant un peu réfléchir sur la délicate question de l’éducation des jeunes. |
6/10
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