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Critique : 27 robes |
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Katherine Heigl et James Marsden dans une énième comédie romantique holywoodienne. 27 robes, mais combien de raisons d'aller le voir ?
Notre époque est en demande d'amour. Plus que jamais les comédies romantiques fleurissent au cinéma. Dans son berceau, Holywood, mais également dans le cinéma français qui s'essaie avec plus (Modern Love de Stéphane Kazandjian) ou moins (Ma vie n'est pas une comédie romantique de Marc Gibaja) de bonheur au genre. Depuis l'âge d'or des comédies romantiques américaines (les années 40) dont le fleuron est probablement Mon épouse favorite de Garson Kanin avec Cary Grant et Irene Dunne, le genre n'a cessé de naviguer entre le pire et le meilleur.
Le schéma est toujours le même : deux personnes que tout oppose vont finir après moult péripéties par tomber amoureux l'une de l'autre. Le genre est revenu en force dans les années 80 avec des films aujourd'hui indispensables comme Pretty Woman et Quand Harry rencontre Sally. Vingt-cinq ans après, on a le droit d'en avoir un peu assez, les films romantiques étant de moins en moins créatifs et originaux. Seule Julie Delpy s'en est récemment bien sortie avec son 2 Days in Paris, montrant un vrai talent d'auteur.
Et 27 robes alors ? Ben, pas grand-chose à en dire. Son scénario est d'une banalité affligeante. A l'approche de la trentaine, Jane, folle amoureuse de son patron en secret, vingt-sept fois demoiselle d'honneur, va rencontrer l'amour là où il n'est pas censé être, va se fâcher, se réconcilier pour le meilleur et pour le pire … « Trop chou » diront certains. « Trop ch… » diront les autres. Réalisation quelconque, scénario photocopié, où trouver son bonheur dans 27 robes ? Dans l'interprétation bien sûr ! D'ailleurs, il faut bien le dire, aujourd'hui le film n'est pas encore écrit que les producteurs américains ont déjà choisi leur actrice. Ici, c'est Katherine Heigl qui s'y colle (le Docteur Izzy stevens de Grey's Anatomy, récemment vu dans l'excellentissime En cloque, mode d'emploi). Et la magie opère presque. Katherine Heigl n'est pas l'actrice principale du film, elle « est » le film. Belle, brillante, drôle, on en aimerait presque 27 robes si celui-ci ne tombait pas aussi vite dans la facilité.
James Marsden (Cyclope dans la trilogie X-Men également vu dans Hairspray, Superman Returns…), sans déclencher l'engouement d'un Richard Gere s'avère sympathique, tout comme le reste du casting d'ailleurs dont la composition est la seule à changer de films en films. Sans le charme pétillant de son actrice principale, on aurait tôt fait de s'installer confortablement dans son siège pour dormir. Quelques situations et dialogues font mouche. C'est bien peu. Une scène néanmoins nous réveille dans sa réinterprétation de « Bennie and the Jets » d'Elton John. Tout ces petits atouts auraient pu faire un film divertissant et réussi mais l'entreprise sent trop le racolage pour que l'on se sente concerné. On est en droit de trouver cela agréable. On l'est aussi de trouver ça inutile. A la sortie de la projection, qu'on ait aimé ou pas, une seule chose fera l'unanimité : le jeu de Katherine Heigl. Les producteurs ont fait le bon choix. Ils peuvent la remercier.
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Publié
le 22/04/2008 par Christophe Hachez
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| Verdict |
Mise en scène anonyme, scénario vu mille fois, 27 robes déçoit. Si quelques fans du genre apprécieront, les autres ne retiendront que la performance d’actrice de Katherine Heigl, le reste étant de l’acabit d’un produit standardisé proche de l’arnaque. |
3/10
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