Abigail Breslin appelle Jodie Foster à la rescousse sur L'Ile de Nim, dans un film pour enfants pas honteux.
Oui,
Walden Media est bien la société productrice du
Monde de Narnia et du
Secret de Térabithia comme le clame l'affiche française, hideuse et à laquelle il ne faut pas s'arrêter pour condamner hâtivement le film. La comparaison avec les deux films précédemment cités s'arrête là car ici point d'effets spéciaux gargantuesques mais une histoire toute mignonne pour un film d'aventures qui vise les plus jeunes. On se retrouve donc avec Nim, jeune fille de 10 ans qui vit isolée sur une île avec son père depuis la disparition de sa mère. Un jour, ce dernier part en mer et se retrouve piégé par une tempête. Nim va alors faire appel à Alex Rover, le héros de romans à succès dont elle est fan. Mais voilà, Alex Rover est un personnage fictif et c'est donc Alexandra, la romancière agoraphobe, qui part à l'aventure et à la rescousse de la fille.
Sans être d'une extrême profondeur et avec un scénario quelconque,
L'Ile de Nim s'avère être une production pour enfants tout à fait regardable. En effet, et c'est un premier bon point, aucune morale pataude ni scène mielleuse ne viennent s'insérer dans un film bon enfant qui ne prétend qu'à distraire un minimum et y parvient plutôt bien. Même si les péripéties ne sont pas folles, elles sont très bien mises en scène par le duo
Jennifer Flacket /
Mark Levin qui avait œuvré sur le sympathique
Little Manhattan. Les deux collaborateurs mettent de l'huile dans la mécanique et le tout fait preuve d'une fluidité agréable, jusque dans le montage en parallèle des histoires de Nim et d'Alexandra, qui s'imbriquent parfaitement.
Le métrage doit également beaucoup à l'interprétation de
Jodie Foster et d’
Abigail Breslin, qui démontrent une fois de plus l'étendue de leur talent. La première s'éclate dans un rôle comique à contre-emploi et le fait avec un plaisir qui crève l'écran - les petits adoreront – tandis que la seconde confirme son statut légitime d'enfant star et d'actrice essentielle à Hollywood tant son jeu respire la fraîcheur et l'authenticité.
La légèreté assumée de l'ensemble et les superbes paysages permettent au film de surpasser la trop grande légèreté du scénario, pour une histoire qui ne voit finalement
Jodie Foster et
Abigail Breslin se rencontrer qu’à seulement dix minutes de la fin du film, pendant lesquelles les évènements se déroulent beaucoup trop vite. Cela tend à faire baisser le niveau d'un film restant tout de même globalement un divertissement bon enfant qui ne prend à aucun moment le spectateur pour un imbécile, que les adultes pourront regarder sans embarras, et que les plus jeunes sauront sûrement apprécier en s'identifiant au personnage de l'enfant courageux incarné par
Abigail Breslin. Sans être fabuleux, il n’est pas du tout honteux de montrer L’Ile de Nim aux plus jeunes, qui pourront apprécier le jeu de Jodie Foster et d'Abigail Breslin dans une ambiance bon enfant assumée.