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Critique : Doomsday |
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Neil Marshall amène Rhona Mitra en 2035, dans une Angleterre ravagée par un virus mortel et une Ecosse sous embargo.
Nous connaissions Neil Marshall pour son fameux The Descent, qui avait su redonner un peu de fraîcheur à un genre qui se laissait porter par les facilités et les grosses ficelles. Avec Doomsday, il s'attaque à plusieurs genres d'un coup : action/aventure, épouvante, anticipation, science-fiction. L'histoire commence avec celle d'un virus mortel qui se répand dans toute l'Ecosse. Pour endiguer le problème, le gouvernement anglais construit un mur autour du pays de la cornemuse. Trente ans plus tard, le virus réapparaît en plein Londres et on apprend qu'il y a des survivants dans le no man's land écossais, et donc un probable antidote. C'est Rhona Mitra, pour l'occasion dans les chaussettes d'un super commando d'élite ultra sexy nommée Eden Sinclair, qui est envoyée en mission récupérer le remède ; elle a 48 heures.
Le réalisateur, et également scénariste pour l'occasion, a voulu rendre hommage à plusieurs films dans son Doomsday, on retrouve du New-York 1997 de John Carpenter, du Mad Max que l'on doit à George Miller ou encore du 28 jours plus tard (Danny Boyle). A force de références on a du mal à se trouver une identité, et ce film en est la preuve : heureusement que le second degré existe. Après une longue introduction digne des films d'action les plus kitchs (héroïne surentraînée, solitaire et perdue qui détient le sort du monde entre ses mains), Neil nous embarque dans son délire : on comprend tout lorsque l'escouade militaire débarque en Ecosse trente ans après. Ils tombent sur un troupeau de vaches et une tribu de punks survivants, cannibales et complètement dégénérés. C'est trash, limite gore, et ça ne fait que commencer.
A partir de ce point, c'est un retour dans le temps qui s'effectue, et pour le réalisateur anglais c'est une manière de nous livrer sa vision de l'homme moderne : primitif. La conception de l'homme du vingt-et-unième siècle de Neil Marshall n'est pas des plus réjouissantes, d'où cet aspect second degré pour dédramatiser le débat et peut-être faire naître une infime prise de conscience chez le spectateur. Cela dit, on ne nous laisse pas vraiment le temps de réfléchir à la question, les scènes s'enchaînant à une vitesse folle. Dans ce grand bordel, les anachronismes sont légions, tous les délires sont permis et, point culminant de cet illogisme temporel, il y a une course poursuite entre une Bentley flambant neuve et les chars des punks. Pour peu, on se croirait dans une publicité pour la marque anglaise...
Le scénario du film navigue entre kitch et clichés. Les dialogues pompeux et vides de sens n'aidant pas à faire avancer l'histoire, on se retrouve avec un film un peu longuet dans lequel le destin de nos héros ne nous intéresse guère. Mais Si Neil Marshall scénariste est relativement mauvais, Neil Marshall réalisateur est excellent. Mises à part les scènes d'actions au montage épileptique où l'esthétisme des combats n'est même pas à sauver, on retrouve globalement une superbe mise en scène, des plans pêchus et un traitement de l'image de très bonne facture.
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Publié
le 05/04/2008 par Sébastien Sosa
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| Verdict |
Doomsday peine à intéresser le spectateur à cause d’un scénario mal conçu aux dialogues sans intérêt. Malgré l’excellente mise en scène de Neil Marshall et les nombreuses scènes d’action pour la plupart réussies, le film ne parvient pas à captiver le spectateur, qui assiste ici à un défilé de grand n’importe quoi. Pour le fun, ou pas… |
5/10
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