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Critique : Le Nouveau protocole |
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Clovis Cornillac et Marie-Josée Croze se retrouvent au cœur du Nouveau Protocole et pourchassent la méchante industrie pharmaceutique.
Un homme menant une lutte intense contre une industrie pharmaceutique : On pense bien sûr au très bon The Constant Gardener. Le Nouveau protocole arrive en salles quelque temps après lui et fait un peu office de pâle copie du film de Fernando Meirelles. Ici, on suit Raoul Kraft, qui apprend un jour que son fils est décédé à la suite d'un accident de la route. Mais voilà alors qu'un femme nommée Diane l'interpelle sur un traitement expérimental que suivait son fils et lui met dans la tête que le groupe pharmaceutique pourrait être le coupable dans l'affaire car le fils se serait endormi au volant à cause des effets secondaires.
Le Nouveau protocole démarre par une séquence d'introduction frappante et efficace, puis, immédiatement, Thomas Vincent établit une empathie entre le spectateur et le personnage principal, père meurtri et détruit, qui fonctionne plutôt bien. Le début du film pose l'intrigue assez correctement et promet un film dénonciateur et fouillé … mais en fait pas vraiment. A partir d'une scène de bar où tout le petit monde de l'industrie pharmaceutique est démonté de façon sommaire et peu surprenante, le film de Thomas Vincent ne se donne plus les moyens d'être un film soignant son fond mais à défaut, va s'attacher à soigner la forme.
De ce fait, si on veut voir un film d'action un peu trop « je veux être efficace comme les américains sans y arriver pleinement », on peut y trouver son compte, Thomas Vincent comblant ce qu'il n'a pas à dire avec des séquences d'action qui s'enchaînent tambour battant, heureusement portées par un Clovis Cornillac rôdé à l'exercice dans le rôle de cet homme qui ne fait pas dans la dentelle. On peut alors prendre un peu de plaisir, parfois coupable, à voir le film se plonger dans l'action pure et simple et le héros donner quelques coups de savates assez rudes.
Oui mais voilà, on ne peut être que grandement déçu face au gâchis scénaristique que représente Le Nouveau protocole, qui ne fait que rabbacher des propos peu pertinents car déjà entendus ailleurs sans jamais apporter d'éléments tangibles qui viendraient effectivement ébranler tout le petit monde qu'il entend bousculer. On se retrouve alors avec un film qui navigue entre deux eaux, ne sachant pas réunir action et réflexion avec efficacité, se contentant d'aligner des dialogues souvent simplistes et tentant de s'appuyer sur le personnage bien trop hystérique et caricatural de Marie-Josée Croze pour justifier ses propos. Ce n'est pas encore là qu'on tiendra l'égal d'un Lord of war ou d'un Blood Diamond en France…
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Publié
le 20/03/2008 par Cyril Perraudat
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Très décevant sur le plan scénaristique, Le Nouveau Protocole assure le minimum grâce à un rythme enlevé et un Clovis Cornillac assez crédible. |
5/10
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