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Critique : Jumper |
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Doug Liman tente une nouvelle approche du film de super héros avec Jumper, qui fait revenir à l'écran Hayden Christensen, le Dark Vador du dernier Star Wars.
Sur le papier, Jumper est vaguement intrigant. Le concept qui nous est présenté de ce héros pouvant se téléporter à volonté a clairement du potentiel, alors on espère fort que Doug Liman se soit remis de la mascarade Mr. and Mrs. Smith et que Hayden Christensen ait enfin appris à étoffer son jeu d'acteur. Mais on va très vite déchanter. L'histoire suit ici un jeune homme découvrant qu'il a le don de se téléporter. Il va alors en profiter pour aller aux quatre coins du globe pour se faire plaisir et également pour pouvoir cambrioler des banques tranquillement. Mais il ne sait pas qu'une organisation dont les membres sont nommés « Les Paladins » pourchasse depuis des siècles les jumpers comme lui. Il rencontre un autre jumper qui va le mettre en garde et devra tenter de préserver sa petite amie et tout en s'apprêtant à affronter Roland, redoutable Paladin qui est à ses trousses.
Ce qui est terrible avec Jumper, c'est de se rendre compte en regardant sa montre qu'une heure s'est passée et que rien de palpitant ne se soit encore déroulé à l'écran. Mollement mis en scène, sans véritable fond ni personnages charismatiques, Jumper se regarde comme un épisode pilote d'une série télévisée très friquée, où les multiples téléportations sont prétexte à faire défiler des paysages et à tenter de donner un peu de dynamisme à l'ensemble, chose râtée tant les innombrables va-et-vient provoquent vite l'ennui une fois l'effet de découverte passé. Aucun réel enjeu dramatique n'est de taille à éveiller l'attention puisque le film nous offre un banal duel bons / méchants dans lequel on ne sait pas trop pourquoi les Paladins pourchassent les jumper (et on finit par ne plus chercher) et où tout semble avoir été concocté pour flatter l'adolescent peu développé : le héros découvre ses pouvoirs qui sont trop cools, va retrouver son amour d'enfance qui va vaguement résister mais en fait non, et finit par avoir le méchant après avoir fait quelques jumps histoire de montrer qu'il y a plein de sous dans la production.
On a l'impression d'assister béat à un long clip, sensation renforcée par une BO enchaînant les morceaux de rock FM, dans lequel tout le monde fait ses figures imposées. Ne soyons pas totalement rabat-joie, il y a bien dans le lot quelques séquences bien senties et techniquement maîtrisées mais tout cela devient vite redondant et donc de moins en moins surprenant au fil du métrage, faisant passer le film pour un tour de passe-passe qui s'éternise. Sur un scénario pas vraiment fouillé, Jumper nous propose en plus des acteurs pas vraiment brillants. Hayden Christensen montre encore une fois qu'il a du mal à faire passer des émotions tandis que Samuel L. Jackson hérite d'un rôle de méchant tellement caricatural et sans envergure qu'il fait figure de gadget ou d'alibi pour la production. Seul Jamie Bell arrive à tirer le public de sa torpeur en étant chargé de quelques répliques percutantes. En bref, vous pouvez jumper vers un autre film sans problème…
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Publié
le 19/02/2008 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Quelques jumps ça va, une multitude ça devient très vite lassant, surtout lorsque l’histoire n’est pas passionnante et que les acteurs ne sont pas brillants. On peut jumper dans une autre salle… |
3/10
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