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Critique : La Guerre selon Charlie Wilson |
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La Guerre selon Charlie Wilson permet au public de retrouver l'excellent Tom Hanks, mais marque également le retour de Julia Roberts après 3 ans passés loin des plateaux de tournage.
Mike Nichols nous avait laissé un très bon souvenir avec son Closer, entre adultes consentants. En 2008, il délaisse le thème du couple et des relations amoureuses pour nous présenter une satire politique, en adaptant sur grand écran l'histoire d'un politicien américain. En effet, le film dont nous parlons suit le destin hors normes d'un membre du Congrès texan qui se faisait appeler Good Time Charlie en raison de son penchant pour l'alcool et les femmes. Découvert à Las Vegas en compagnie de deux strip-teaseuses cocaïnomanes, ce-dernier vit sa carrière politique malmenée au début des années 80, et se racheta une conduite en contribuant de manière indirecte à la débâcle de l'Armée rouge en Afghanistan.
Après Lord of War et Syriana, les histoires mettant à mal la politique américaine continuent de séduire Hollywood. Néanmoins nous avons ici à faire à un métrage bien moins sombre que ceux évoqués précédemment. L'impérialisme américain en prend pour son grade, mais le ton général est plutôt au rire, le scénario jouant allégrement sur l'ironie et la désinvolture du personnage principal. A certains moments le script pourra sembler exagérer au vu de ce qu'a réellement été la vie de Charlie Wilson à ce moment-là, mais force est de constater qu'on se prend rapidement au jeu en s'attachant à ce politicien teinté d'exubérance et de maladresse, mais qui assume totalement ce qu'il est. D'ailleurs on ne perd pas une miette de ses bourdes et de ses duperies, qu'il réalise lorsqu'il voyage à l'autre bout du globe pour gagner les faveurs d'une riche anticommuniste. Mais également se mettre au service d'une cause perdue qui lui rappelle sa propre situation, lorsque l'on observe son comportement atypique dans un monde où une image écornée par des scandales est synonyme de mort professionnelle.
Comme à son habitude, Mike Nichols rend une belle copie, mettant en avant ses personnages pour laisser le public les accompagner dans leur pérégrinations. Les temps morts sont quasiment absents, laissant défiler à une vitesse déconcertante les 105 min que dure La Guerre selon Charlie Wilson. Les nostalgiques des années 80 retrouveront également avec plaisir certains titres judicieusement choisis collant parfaitement avec l'attitude extravertie de Charlie Wilson.
Enfin Mike Nichols est surtout très doué pour diriger ses acteurs. Lorsqu'il a en plus l'occasion d'avoir sous ordres trois des meilleurs comédiens américains du cinéma contemporain, le résultat ne peut qu'être un régal pour les spectateurs. Le talent de Tom Hanks n'est plus à démontrer depuis longtemps, et il éclate à nouveau au grand jour dans La Guerre selon Charlie Wilson, donnant un plaisir communicatif à incarner cet épicurien qui fait tâche dans le monde politique américain. Citons également un Phillip Seymour Hoffmann moustachu qui incarne avec gourmandise un espion américain loin de faire partie de l'élite de sa corporation. Pour finir, Julia Roberts signe un retour honorable en riche lobbyiste anticommuniste. On attendra tout de même avec impatience de la revoir dans un rôle où tout repose sur elle.
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Publié
le 17/01/2008 par Christopher Wack
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| Verdict |
Un Tom Hanks excellent incarne un politicien américain hors normes, et c’est avec grand plaisir que l’on se délecte de cette comédie douce amère. |
8/10
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