Critique : L'homme qui marche

Critique : L'homme qui marche

L'homme qui marche : un petit film d'auteur sans budget inspiré d'une histoire vraie, celle d'un écrivain qui n'a rien publié.


Premier long-métrage d'Aurélia Georges, L'homme qui marche devait être le sujet de son projet de fin d'études à la Fémis. L'homme qui marche, c'est l'histoire d'un écrivain, Viktor Atemian. Il publie un roman, Fils de chien dans les années 1970. Et ne publie de sa vie que ce roman « autobiographique », comme le catégorise la critique littéraire. Le film retrace la chute de cet homme qui ne fera ensuite que vivoter et errer à droite et à gauche.

L'homme qui marche
L'homme qui marche ne vaut finalement peut être pas mieux qu'un film de fin d'études. Dans ce film d'auteur sans moyens, la plus grosse folie de la réalisatrice a certainement été la paye de César Sarachu, acteur qui incarne justement Monsieur Atemian, inconnu du grand public, mais non moins charismatique. On a du mal à croire au Paris des années 1970, peu importe, on peut faire semblant, mais on a beaucoup plus de mal à croire à la psychologie de l'écrivain. Certains aiment lorsque les personnages réagissent de façon illogique, et bien ils seront servis. Le personnage est entêté, anarchique par son mode de fonctionnement, triste et révolté. Il s'égare dans ses écrits heureux, se refuse au succès plutôt que de se plier aux exigences des porcs cravatés, même au bord du gouffre.

L'homme qui marche
Calme, triste et sans âme, l'ambiance du film est monotone, sans rythme, sans envie. Même pas mélancolique, ou froide, juste rien, aucune véritable émotion ; on subit uniquement les excès de Viktor, au restaurant ou au bar. Il lui arrive alors de se plaindre sans que cela soit prémédité. Au plus mauvais moment, on aurait envie de dire, au moment où il ne peut pas le faire. Oui, Viktor Atemian réagit à contre-sens, et son destin lui, va en sens unique, l'embarquant directement sur les pavés. Il ne trémousse pas, ne faiblit pas, n'évolue pas, reste lisse, dans un film lisse et monotone, sans musique, qui ne touche pas, qui n'interpelle pas. Le cinéma est constitué de vide ; parfois les plus grands blockbusters ne sont que de grands vides, leur qualité résidant dans le fait que l'on n'en est finalement pas particulièrement conscient. Ici, il est clair qu'on ne peut pas le rater. Terrible.
 
Publié le 08/01/2008 par Florent Boucheron

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Verdict
Un film triste et monotone. Un film d’auteur, sans budget qui fait ce qu’il peut. Un film pauvre, sans grande histoire, sans grand fond, sans rythme, sans musique, sans un truc pour donner un peu le sourire.
2/10

» INFO FILM
L'homme qui marche
Nom: L'homme qui marche
Réalisateur(s) :
Aurélia Georges
Acteur(s) :
César Sarachu
Société(s) de production :
Chateau Rouge Production
Scénariste(s) :
Aurélia Georges
Genre: Drame
Sortie FR: 09/01/2008

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Photos du film



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