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Critique : Le Chantage |
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Auréolé du succès de 300, Gerard Butler revient à la charge face à l'ex James Bond Pierce Brosnan dans le thriller Le Chantage.
Finie l'antiquité grecque pour Gerard Butler, cette fois-ci il troque l'armure spartiate pour le costume de Neil Randall, un ambitieux publicitaire. Ce-dernier mène une vie parfaitement heureuse entre sa femme Abby et leur fille âgée de cinq ans, Sophie. Le week-end de l'anniversaire d'Abby, Neil accepte à contrecœur une invitation de son patron à la campagne afin de ne pas compromettre ses chances d'être promu associé. En échange, Neil déposera Abby chez sa meilleure amie avec qui elle pourra passer la journée, tandis qu'une babysitter s'occupera de Sophie. Tout se déroule comme prévu : Neil et Abby, insouciants, s'installent dans leur Range Rover et se mettent à évoquer leurs projets d'avenir – jusqu'au moment où un homme armé, qui s'était caché sous le siège arrière, fait son apparition. L'individu, qui dit s'appeler Ryan, explique au couple terrifié que lui et son complice viennent de kidnapper la petite Sophie. La ballade ne vas tarde pas à se transformer en virée cauchemardesque.
Autant ne pas ménager le suspense, d'après le pitch énoncé quelques lignes plus haut, il n'y a rien de bien original dans l'intrigue de ce film. On a déjà eu à maintes reprises affaire à ce genre d'histoire où un couple bien sous tout rapport se retrouve aux mains d'un psychopathe dont la motivation n'est révélée que dans un twist final sensé laissé le spectateur bouche bée. Or ici, bien que le métrage utilise tous les codes du genre, la conclusion ne donne qu'une envie, se dire « Tout ça pour ça ?». C'est bien là que le bât blesse, puisque durant 93 minutes on se demande pourquoi le personnage de Pierce Brosnan s'en prend à ces personnes lambda, révélation qui arrive comme un cheveu sur la soupe. On dénotera tout de même une tentative de mettre en exergue une réflexion sur le couple, la place qu'occupe la confiance au sein de celui-ci et à quel point les mensonges peuvent le mettre en danger, dommage que ce thème n'ait pas été plus approfondi.
Pourtant la mise en scène de Mike Barker n'a pas de quoi démériter ; il installe une atmosphère à la tension palpable et à l'atmosphère malsaine liée aux règles du jeu mis en place par le kidnappeur. Pour résumer, il réalise un travail propre sans trop d'effets de surenchère mais ne parvient pas pour autant à rattraper le manque d'originalité du scénario. Des longueurs se font sentir, faisant de l'épilogue une libération du spectateur qui est en juste droit de se demander quand cela va s'arrêter, notamment après la première moitié du film.
Soulignons également que Le Chantage repose sur un casting de premier choix puisqu'il réuni Gerard Butler, désormais connu de tous après 300, l'ex-agent 007 Pierce Brosnan qui a du mal à enchaîner les bons films depuis 3 ou 4 ans, et enfin Maria Bello qui reste sur de belles performances dans A History of Violence et World Trade Center. Dans ce métrage-ci, les acteurs ne déméritent pas, notamment Pierce Brosnan qu'on aime voir en salaud de première, et Maria Bello, mélange de fragilité et de caractère. Néanmoins leurs personnages ne leur permettent de faire mieux, s'ancrant dans les stéréotypes du genre. Gerard Butler ne confirme pas l'embellie laissée suggérée par 300, semblant ne pas saisir l'état d'esprit dépassé de son protagoniste.
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Publié
le 06/01/2008 par Christopher Wack
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| Verdict |
Thriller classique, Le Chantage reprend les codes du genre sans se renouveler, laissant ainsi paraître des manques de rythme qui en fond un produit hollywoodien lambda, et sans saveur. Un petit plaisir coupable pour ceux qui se laisseront tenter par l’aventure. |
4/10
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