|
Critique : Hitman |
 |
|
Et hop ! Encore une petite adaptation de jeu vidéo cette fois-ci dirigée par un frenchie. Hitman prend vie sous les traits de Timothy Olyphant.
Hasards du calendrier, c'est le second film de Xavier Gens qui débarque en premier sur les écrans avant son film d'horreur qui fait depuis un moment parler de lui, à savoir Frontière(s). Et nous voilà donc devant une nouvelle adaptation de jeu vidéo qui met en scène le tueur à gages chauve le plus célèbre de l'industrie vidéoludique, nous parlons bien sûr d'Hitman. Ici, l'homme aussi connu sous le nom d'Agent 47 va se rendre en Russie pour exécuter un nouveau contrat, mais l'histoire va se compliquer lorsqu'il se rendra compte qu'on a mis un contrat sur lui et lorsque va se présenter sur sa route la séduisante Nika.
Avant de visionner Hitman, il y a de quoi être sceptique. Du choix de l'acteur principal, le très inconstant Timothy Olyphant, aux retournages de scènes en passant par les rumeurs comme quoi Xavier Gens aurait été viré, chose qu'il s'est empressé de démentir, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. En tout cas, Hitman est tout de même loin d'être un grand film mais saura se faire apprécier si on le prend pour ce qu'il est (et il ne prétend pas être autre chose), c'est-à-dire un film d'action qui ne sollicite pas les neurones et dont le scénario est très simple. Avec un parfum désuet de film d'action des années 80, Hitman nous propose sa pléiade de méchants caricaturaux, incarnés par des Dougray Scott et Robert Knepper qui passent leur temps à se chamailler comme des gosses dans la cour de récréation, accompagnés de scènes d'actions explosives et sanglantes qui sont les véritables points forts du film, même si elles ne sont pas sans avoir des airs de déjà-vu (Matrix, Kill Bill…).
Ajoutez également à cela la petite touche sensuelle, c'est-à-dire une Olga Kurylenko très souvent légèrement vêtue, et le tout sent bon la grosse série B parfaitement assumée. Bien qu'ayant le rôle le plus ingrât (celui de la belle dévoilant son physique pour plaire aux mâles excités), Olga Kurylenko parvient à être l'actrice qui offre la meilleure prestation car elle nous livre un personnage plus fin qu'il n'y paraît, loin de la simple bimbo de service. On saluera d'ailleurs la non-présence dans Hitman d'histoire d'amour mielleuse, le héros, tueur sans pitié mais terriblement distant sentimentalement, gardant Nika sous son aile sans céder directement à son charme. Timothy Olyphant nous offre une prestation plus ou moins bonne, à savoir qu'il est tout à fait crédible lorsqu'il s'agit de livrer le visage impassible du tueur implacable, mais beaucoup moins lorsqu'il lui faut faire passer quelques sentiments humains.
On regrettera l'aspect très mercantile de l'ensemble, assez lisse et calibré, Xavier Gens ne parvenant à aucun moment à insuffler une identité à son film qui ressemble à tant d'autres productions hollywoodiennes. Les scènes d'actions sont suffisamment efficaces et lisibles, mais souffrent trop d'un air persistant de déjà-vu pour être réellement marquantes. Hitman manque clairement d'audace dans sa réalisation et dans son scénario, et est au final un produit très light. On attendra de voir Frontière(s), projet plus personnel, pour pouvoir réellement juger de la qualité de metteur en scène de Xavier Gens.
|
| |
|
Publié
le 27/12/2007 par Cyril Perraudat
|
| Verdict |
Sans réelle marque de fabrique, Hitman sent la grosse série B d’action hollywoodienne tout droit sortie des années 80. En laissant ses neurones à l’entrée de la salle, on pourra se laisser bercer par ce parfum désuet fait de quelques scènes d’actions efficaces, de méchants caricaturaux et de belle plante court vêtue, si on n’est toutefois pas trop regardant sur le scénario. |
5/10
|
|
|
|