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Critique : Eden Log |
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Film de genre français : le premier long-métrage de Frank Vestiel entrevoit la crise écologique version Science-Fiction.
Plonger au cœur de l'expérience Eden Log, c'est un peu comme arpenter un chemin de terre en forêt, un soir, en automne. Il fait nuit, on ne voit rien, on ne sait pas où l'on va, et l'on se met tout plein de gadoue partout. C'est ce qui arrive à Tolbiac – Clovis Cornillac – pendant l'heure et demie du film, la lumière n'apparaissant que lors de flashs franchement design, en début de film, puis lorsque Tolbiac appuie sur un interrupteur ensuite. Les interrupteurs pour allumer la lumière, c'est bon, on suit toujours. Tolbiac est amnésique, endormi dans une flaque…il se réveille, l'évolution selon Darwin, un singe qui devient un homme. Et le voilà, parti à la quête de la sortie de ce trou à rat, sombre et glauque à souhait.
Avant tout, ce qui l'intrigue, c'est qui est-il – logique - et ce qu'il fait dans cet affreux merdier composé de deux ou trois ronces, de blocs de métal, de cadavres et de monstres tout droit venus de Brain Dead, de circuits électroniques, et du bleu. Du bleu, du gris, du blanc fluorescent, de la poussière d'acier aux sas dépressurisés…on peut le dire le choc visuel fait son effet, la photographie est définitivement superbe, et malgré le relatif faible budget du film, les décors sont très soignés. Une réussite donc, de ce côté-là.
Malheureusement, une fois que l'on s'est accommodé au visuel, le reste est assez banal. Tolbiac, sorti de l'eau décide de ne plus parler qu'en onomatopées….et il ne reste pas grand-chose. Ou plutôt la matière scénaristique est là, mais elle est si mal exploitée que le film devient incompréhensible. Totalement bâclée, l'histoire d'Eden Log ressemble à une montée d'escalier à obstacles aussi longue que celle de la Tour Eiffel. Aidé par son esprit vierge, à nouveau sain…il doit se diriger dans un univers hostile, entre les vestiges d'une bâtisse futuriste dynamitée à la tolite.
Scène de sexe, attaque de monstre, rencontre d'un ancien ami, finalement tout cela ne mène pas bien loin, c'est aux hologrammes qu'il faut se fier pour espérer trouver du sens au film. Le réalisateur, certainement conscient du problème, nous bassine alors un speach sur l'écologie, et dénoue toutes les ficelles de son film lorsque celui-ci arrive à son terme, histoire qu'on puisse se dire : Ah d'accord, c'était donc ça. Même pas, et ce qui aurait pu être un bel exemple de ré-exploration de l'allégorie de la caverne platonicienne devient un film vide et ennuyeux. Vraiment dommage.
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Publié
le 23/12/2007 par Florent Boucheron
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| Verdict |
Une photographie soignée, une introduction sympa et une conclusion autosuffisante qui entretient trop peu de lien avec le film. Le tout pour un film, novateur mais raté. Tsss, dommage, vraiment, parce qu’il y avait moyen de faire un truc là. |
3/10
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