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Critique : Alvin et les Chipmunks |
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Les aventures des trois écureuils les plus connus des USA débarquent enfin sur le grand écran. Groovy !
C'est bientôt Noël et le moins que l'on puisse dire c'est que nos chères petites têtes blondes croulent cette année sous un choix de films (Le Renard et l'enfant, Big City, On dirait que…), de dessins-animés (Tous à l'Ouest : une aventure de Lucky Luke, Bee Movie - drôle d'abeille) ou bien même les deux (Il était une fois, Alvin et les Chipmunks). Alvin et les Chipmunks sont de véritables petites stars aux Etats-Unis. Nés en 1958, ils fêteront gaiement leur demi-siècle d'existence dans quelques semaines. Tout d'abord marionnettes, ils furent ensuite les héros de deux séries télévisées (« The Alvin show » dans les années 60 et « Alvin et les Chipmunks » dans les années 80). La seconde fut diffusée en France des 1986 et remporta un franc succès.
Les Chipmunks sont une sorte d'écureuils : des tamias (nommés Chipmunks en Anglais). Ils sont au nombre de trois. Alvin l'insouciant, Simon l'intello, irrésistible avec ses petites lunettes et le petit dernier, Théodore, le plus sensible des trois et probablement le plus adorable. Le film de Tim Hill reprend le début de la seconde série qui était complètement animée, c'est-à-dire le moment où les trois Chipmunks voient leur sapin tronçonné pour servir d'arbre de Noël dans le hall d'une maison de disques. Dave Seville (Jason Lee vu dans The Ballad of Jack and Rose et Clerks II) venu faire écouter l'une de ses maquettes à l'un de ses anciens amis de fac devenu producteur véreux, repart avec les trois petits écureuils en volant un panier à friandises.
Après avoir découvert la véritable nature de ce qui se passe dans sa maison, Dave va devoir apprendre à créer une famille avec ses trois Chipmunks géniaux, sachant parler mais aussi chanter et danser. Laissons aux enfants, le plaisir de découvrir la suite de cette aventure plutôt amusante mais surtout délirante lorsque les Chipmunks se mettent à chanter. Leur version de « funkytown » ainsi que celle de leur mythique « Witch Doctor » remixé pour l'occasion, sont carrément irrésistibles (en fait les voix des chansons sont issues d'accélérations d'enregistrements ce qui les rend si drôles à écouter). Du point de vue de la numérisation des trois personnages avec des acteurs et décors réels, il faut avouer que c'est extrêmement bien fait, si bien d'ailleurs qu'on en oublie le métissage des personnages pour nous préoccuper du scénario.
Et si visuellement, Alvin et les Chipmunks est une vraie réussite, l'histoire l'est justement un peu moins, navigant pendant plus de la moitié du film dans les décors de la maison de Dave et les facéties qui s'y déroulent. Les situations commencent donc à prendre de l'ampleur très tard, ce qui peut donner aux spectateurs l'impression d'avoir assisté à deux moitiés de films. Surtout destiné aux plus jeunes, Alvin et les Chipmunks aura du mal à intéresser les plus de 12 ans malgré une bande-originale des plus folles mêlant rock, pop, reggae et hip hop. Aussi, si votre bout de chou vous tanne pour aller voir « le film avec les écureuils », n'hésitez pas, il y a de grandes chances que cela leur plaise. Sinon, un conseil, achetez plutôt le CD.
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Publié
le 18/12/2007 par Christophe Hachez
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| Verdict |
Visuellement réussi mais scénaristiquement raté, Alvin et les Chipmunks plaira néanmoins aux tout petits. Pour les plus grands, optez plutôt pour la dernière production DreamWorks. |
6/10
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