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Critique : Shérif, fais-moi peur |
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A l’instar des comics, bon nombre de séries TV d’antan refont surface sur grand écran avec plus ou moins de réussite. C’est au tour de Shérif, fais-moi peur et de son célèbre General Lee d’avoir l’honneur de se présenter dans les salles obscures.
Quand les producteurs et les scénaristes n’ont plus d’idées, on a droit à des adaptations ou a des remakes qui se font légions par les temps qui court. Nous voici donc projeté dans le comté de Hazzard, dans l'Etat de Georgie, théâtre des rivalités entre la famille Duke, dont la spécialité est la contrebande d'alcool, et la police locale dont les figures de proue sont Boss Hogg (Burt Reynolds) et le shérif Rosco.
Hollywood adapte un bon nombre de séries TV depuis plusieurs années et avec des fortunes diverses, du Fugitif à Mission : Impossible, en passant par Starsky & Hutch et Ma sorcière bien aimée. Que pouvions-nous réellement attendre de l’adaptation de Shérif, fais-moi peur, en voyant que le réalisateur n’a que deux piètres films à son actif et que les acteurs principaux n’ont pour l’instant été remarqué que dans des comédies bien grasses (American Pie pour Sean William Scott), bien déjantées (Jackass pour Johnny Knoxville), ou alors simplement pour leur physique avantageux (Jessica Simpson) ? Et bien pas grand chose à première vue. Mais finalement, le film va se révéler être une surprise assez sympathique.
Même si le scénario est très schématique (Boss Hogg qui veut coffrer les Duke et construire une mine à ciel ouvert), l’univers est assez proche de la série originelle, baignant dans une ambiance très Amérique profonde, grâce aux décors naturels et aux célèbres arrêts sur images commentés (bien utilisés). Il y a également une bande-originale parsemée de musiques country qui confère un véritable charme à l’ensemble, et une vraie tonicité, à laquelle participe également les innombrables courses-poursuites mettant en vedette le General Lee (finalement le vrai héros du film). Elles sont d’ailleurs tournées de façon moins hachée que les productions habituelles du genre, et ceci leur donne un aspect des plus réalistes.
Le principal défaut du film, c’est que les personnages n’ont pas tous la même importance et le même relief que dans la série. Ainsi, Burt Reynolds, dans son rôle de Boss Hogg, est assez caricatural car il a hérité d’un personnage finalement sans envergure. Le réalisateur a préféré se concentrer sur la famille Duke où la doublette Sean William Scott/Johnny Knoxville évoluent comme de vrais poissons dans l’eau, réalisant leur facéties avec une aisance nettement visible, sans tomber dans les gags vulgaires auxquels on pouvait s’attendre. Même Jessica Simpson, qui réalise ici sa première prestation pour le cinéma, arrive à être plutôt crédible en Daisy Duke, la fille canon de la famille, qui dompte ses adversaires à coups de charme. Même s'il faut reconnaître que le film s’essouffle pas mal dans la dernière demi-heure où le trop plein d’action se fait ressentir, il hérite d’une galerie de personnages fortement sympathiques, de courses-poursuites plutôt efficaces et de quelques scènes bien senties (la bagarre dans le saloon est hilarante) pour un divertissement finalement honorable.
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Publié
le 25/08/2005 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Porté à bouts de bras par le tandem Sean William Scott/Johnny Knoxville, et rythmé par une BO sympa et des courses-poursuites variées, le divertissement est plutôt efficace. |
6/10
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