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Critique : Le Renard et l'enfant |
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Une petite fille s'attache à un renard et va, par la même occasion, découvrir toute une faune vivant dans la forêt près de chez elle.
Luc Jacquet sort tout juste du succès mondial de La Marche de l'empereur. Pour ne pas lâcher l'élément qui lui a fait connaître ce succès, il reste dans le domaine animalier en passant du manchot au renard. Le Renard et l'enfant s'attache donc à une petite fille habitant une maison en bord de forêt. Sur le chemin qui la conduit à l'école, elle voit un beau renard qu'elle décide de guetter, dans l'espoir de s'en approcher. Elle va alors être transportée au milieu d'une population animale des plus variées et découvrir les joies et les dangers de la forêt.
Le Renard et l'enfant fait penser à un conte digne de Disney : c'est gentillet, c'est beau, c'est parfois magique mais c'est aussi très naïf et avec un fond assez transparent. Effectivement, la force du film vient de la puissance de ses images pour lesquelles Luc Jacquet laisse parler son savoir-faire. Comme dans La Marche de l'empereur, il parvient à capter et à sublimer des paysages naturels de toute beauté en faisant un gros travail sur la luminosité et l'exposition de chaque plan. Il maîtrise également très bien le jeu de ses acteurs principaux que sont les animaux, et tout ce qui se passe devant nos yeux est très bien mis en scène et porte une vraie crédibilité. On imagine tout le travail de dressage, qui a vraiment bien été effectué ici. Les règlements de compte et autres danses de charme des animaux sont un réel régal pour le spectateur citadin qui pourra ainsi voir qu'il y a une vie en dehors des murs de béton. Luc Jacquet arrive également à nous livrer une scène nocturne esthétiquement éblouissante, presque effrayante, en tout cas plutôt impressionnante.
Même si le film nous apporte une bonne bouffée d'air pure en restituant de belle manière l'atmosphère forestière et montagnarde, la dramatisation du film est tout de même beaucoup trop simpliste. Certes, le film est dirigé en priorité vers les enfants, ce qui ne doit pas excuser un enchaînement de scènes ressemblant un peu trop à un catalogue exhaustif de la vie animale en forêt, avec l'attaque des méchants loups et la beauté des vers luisants, et un vague plaidoyer écolo accusant principalement les chasseurs. Bertille Noël-Bruneau, la jeune actrice au cœur de l'aventure, est un peu à l'image du film : convaincante lors des scènes où elle doit jouer l'émerveillement et la joie, elle a beaucoup plus de mal lorsque la situation est grave. Cela donne un manque de relief dommageable dans un film jouant donc uniquement sur le seul aspect féerique et le charme des animaux, ce qui sied néanmoins plutôt bien à la période dans laquelle il sort, c'est-à-dire les fêtes de fin d'année.
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Publié
le 10/12/2007 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Des paysages vivifiants, une relation enfant-renard assez touchante : Le Renard et l’enfant propose un spectacle en forme de conte assez simpliste qui manque un peu de relief. |
6/10
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