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Critique : Les Femmes de ses rêves |
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Après l'énorme carton de Mary à tout prix, les frères Farrelly retrouvent Ben Stiller qui côtoie Les Femmes de ses rêves. Auraient pu mieux faire.
N'est-il pas cauchemardesque de se rendre compte que la femme que l'on vient d'épouser, et avec laquelle on vit sa lune de miel est en réalité insupportable ? C'est pourtant bel et bien ce que vit Ben Stiller, un des grands maîtres de la comédie américaine depuis déjà quelques temps, qui va en plus de cela rencontrer une belle et sympathique vacancière sur place. Ballotté entre Les Femmes de ses rêves, il va se placer au milieu d'un énorme quiproquo.
Ben Stiller entiché d'une blonde craquante dans un film des frères Farrelly, cela fait bigrement penser à Mary à tout prix et c'est bien là le problème. En effet, reprenant les recettes qui ont fait le succès de ce film, et d'autres de leurs réalisations, le nouveau film des frangins terribles d'Hollywood vise assez souvent au-dessous de la ceinture - que ce soit lors de scènes visuellement explicites ou de dialogues corsés - mais est finalement beaucoup moins trash et plus consensuel, donc forcément moins savoureux. En plus de cela, l'histoire est assez inégale, passant de loufoque lors de la première partie où le héros « découvre » sa femme, à plus classique lorsque le scénario vire à la comédie romantique prévisible, même si relevée de ces quelques scènes piquantes pour lesquelles les frangins n'ont pas leur pareil.
Tout de même, les Farrelly nous exposent au travers des tribulations de Ben Stiller une vision assez pessimiste du couple et du mariage, les désirs et les secrets gangrenant forcément les rapports humains. Cela apporte une note discordante bienvenue au milieu de produits formatés hollywoodiens où le bonheur final est très souvent de mise. En plus de cela, les frères Farrelly nous livrent encore, comme à leur habitude, une galerie de personnages des plus cocasses, du grand père obsédé sexuel au cousin grosse brute en passant par les jumeaux tête-à-claques, tous plus croustillants et consistants, et n'étant pas là seulement pour faire acte de présence, mais ayant une réelle implication dans le déroulement de l'intrigue.
Ben Stiller porte d'une manière irrésistible tous les maux du monde en quarantenaire grisonnant, et n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour faire passer ce sentiment de désespoir face à la situation compliquée dans laquelle il s'est fourré. On découvre avec plaisir une Malin Akerman au talent comique indéniable, même si sa partition et sa ressemblance physique font inévitablement penser à la Cameron Diaz de Mary à tout prix, tandis que Michelle Monaghan illumine la seconde partie du film avec un jeu d'une simplicité et d'une fraîcheur qui font plaisir à voir. Sans surprendre et en reprenant les recettes de leur succès, les frères Farrelly livrent donc un film un tantinet décevant, dont la mise en scène est assez moyenne et le rythme assez lâche, mais qui comporte tout de même son lot conséquent de rigolades dans des scènes comiques dont eux seuls sont capables.
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Publié
le 28/11/2007 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Les frères Farrelly reprennent sans se fouler des recettes qui ont fait leur preuve et restent un peu trop sages. Un petit cru mais qui nous apporte son lot de rires, porté par un trio d’acteurs au poil. |
6/10
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