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Critique : Le Dernier gang |
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Ariel Zeitoun s'inspire du célèbre gang des postiches pour nous livre Le Dernier gang, histoire d'une bande de potes braqueurs.
Ariel Zeitoun, réalisateur dernièrement des très moyens XXL, Bimboland ou Yamakasi, s'attaque à une histoire qui a marqué la France. On a de quoi être sceptique et pourtant Le Dernier gang s'avère être un film assez sympathique. Déjà, le film n'essaye même pas d'être un reflet réel de l'histoire de l'époque mais en est juste librement inspiré, se permettant par moment quelques libertés, préférant ne pas se focaliser sur une reconstitution parfaite du Paris de l'époque (années 80) mais plutôt sur une restitution de l'atmosphère qui régnait entre un gang insaisissable et des pouvoirs publics dépassés.
Le film restitue également parfaitement l'ambiance de franche camaraderie qui règne au sein de ce groupe de braqueurs pour lequel le public avait une certaine fascination et sympathie, ceux-ci braquant les coffres des riches, tel des Robin des Bois, dans une France encore marquée par Mai 68, qui vient juste de virer à gauche avec l'élection de François Mitterrand. Au milieu d'une bande-originale d'époque qui produit son effet, on suit avec un certain intérêt la bande et sa lente « ascension ». De petits braquages, ils évoluent rapidement vers une série de vols plus importants, enchaînant plusieurs banques dans la même journée.
Le scénario rajoute ici un élément complètement fictionnel : un policier nommé Milan, qui n'a de cesse de vouloir coincer le gang et en fait une affaire personnelle. Même si le personnage contraste avec l'authenticité du groupe par son côté caricatural, enfermé dans le rôle du flic borné et sans pitié, il reste tout de même crédible grâce à l'interprétation de Gilles Lellouche, qui y met vraiment toute son énergie. Au sein de ce film de potes plus que de gangsters se distingue néanmoins un personnage, Simon, leader de la bande, incarné par un Vincent Elbaz s'affirmant de plus en plus comme l'un des meilleurs acteurs français du moment. La simplicité et l'authenticité dont il fait preuve donnent un réel cachet à son personnage, tiraillé entre son envie d'en avoir toujours plus et l'amour de sa vie qui doit forcément supporter, avec difficulté, la condition de son mari. Celle-ci est interprétée correctement par Clémence Poésy, qui hérite pourtant des dialogues les plus pauvres du métrage, limite niaiseux.
Ariel Zeitoun n'est pas un grand metteur en scène et cela se sent tout de même, entre des enchaînements de scènes hasardeux et une direction d'acteurs qui ne semble pas trop présente par moments. Heureusement pour lui, le fait de jouer sur un certain dynamisme en ne laissant pas s'installer de temps morts, allié à une bande d'acteurs qui prend visiblement son pied à incarner tout ce petit monde, rend Le Dernier gang intéressant et prenant tout au long des deux heures de projection.
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Publié
le 31/10/2007 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Evocation très libre des exploits du Gang des Postiches, Le Dernier gang est un film de potes qui permet de passer deux heures sans ennui, en grande partie grâce à une troupe de bons acteurs enjoués, Vincent Elbaz en tête. |
7/10
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