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Critique : Secret Sunshine |
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L'un des vainqueurs de Cannes débarque à l'écran. L'ennui guette…
Il faut être honnête, la perspective d'aller voir un film coréen de presque 2h30 primé à Cannes (Prix de la Meilleure Actrice pour Jeon Do-yeon) n'est pas ce qu'il y a de plus excitant. Surtout avec un synopsis tel que « une femme ayant récemment perdu son mari décide d'aller vivre dans la ville natale de ce-dernier avec son enfant ». Une fois le film vu, on peut confirmer : c'est aussi excitant que ça en a l'air.
Après le visionnage, vient le temps de la page blanche, et l'auteur de ces lignes se trouve confrontée à une question existentielle : mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? Vous encourager à aller voir ce film ? Ah non, j'ai une conscience. Devez-vous en conclure que le film est mauvais ? Certainement pas. Alors quoi ? Alors rien, Secret Sunshine est une bête de concours, un film à festivals par excellence, et pas grand chose de plus. Oui, la mise en scène est fabuleuse, les plans de toute beauté, les acteurs effectivement grandioses, la musique très inspirée… mais c'est tout.
En effet, malgré toutes ses qualités, malgré la virtuosité cinématographique indéniable, malgré le savoir-faire dont fait preuve Lee Chang-Dong, Secret Sunshine reste un objet plastique foncièrement inattaquable, mais sans émotion aucune, sans implication chez spectateur, sans passion sur l'écran, sans jamais aucun souffle de vie. Qu'est le talent sans le cœur et la passion ? Manifestement pas grand chose. Secret Sunshine se regarde avec l'appréciation du travail bien fait, mais ne laissera aucun autre souvenir que celui d'un film asiatique de festival de plus, tout aussi réussi, et donc tout aussi raté.
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Publié
le 14/10/2007 par Sabine Garcia
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| Verdict |
Un film formellement inattaquable et bourré de qualités, mais à qui il manque l’essentiel : du cœur et de la vie. |
6/10
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