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Critique : La Dernière Légion |
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La Dernière Légion, péplum sur fond de légende du Roi Arthur emmené par le britannique Colin Firth débarque dans les salles obscures.
Depuis quelques années, les épopées guerrières se déroulant dans l'Antiquité sont à nouveau produites régulièrement par les studios de cinéma, avec du bon et, avouons-le quand même beaucoup de moins bon. Sans détour, La Dernière Légion s'inscrit dans la seconde catégorie, car si elle se présente comme un film d'aventure suivant les péripéties d'un jeune empereur romain et de ses fidèles soldats, elle se pare d'une atmosphère d'héroic-fantasy qui ne sied pas à l'ensemble.
Si vous êtes féru d'histoire, ne recherchez aucune vérité dans le scénario, car il n'en contient tout simplement pas où très peu. En effet, le script allie mythologie et aspects de la vie antique romaine pour nous livrer une intrigue banale qui donne un résultat décevant manquant sérieusement de rythme, et qui rappellera à certains la storyline du Roi Arthur d'Antoine Fuqua, ce qui ne fait qu'accentuer encore plus l'effet de déjà vu lorsque l'on visionne le métrage.
En plus de péripéties qui sont loin d'être palpitantes, Doug Lefler nous sert une réalisation loin d'être à la hauteur pour ce genre de film. Il n'y a ainsi rien dans sa mise en images qui permette au métrage de s'emballer et d'insuffler une once épique à l'ensemble, qui en aurait pourtant bien eu besoin pour déloger le spectateur de l'ennui dans lequel il se trouve après le premier quart d'heure. Ne parlons même pas des batailles qui sont très, mais alors très loin de valoir ce qu'on a pu voir ces dernières années, que ce soit dans l'intensité, l'esthétisme ou bien tout simplement dans la lisibilité, notamment le dernier affrontement qui nous est montré de manière très brouillonne.
Les effets spéciaux bas de gamme, des décors banals ainsi que des costumes à l'allure bien faiblarde, donnent à l'ensemble une allure assez kitsch, qui n'a apparemment pas aidé les acteurs à s'imprégner de leur rôle. Et c'est un euphémisme car l'interprétation des comédiens n'est pas crédible pour un clou. Colin Firth dans le rôle du mentor-protecteur du jeune empereur manque cruellement de charisme pour un chef de guerre, l'ex miss-monde est charmante il est vrai mais devra revoir sa copie pour s'imposer comme une véritable actrice, quant au talentueux Ben Kingsley qu'on a déjà vu beaucoup plus inspiré, on se demande ce qu'il fait là, tant il semble lui aussi à côté de la plaque dans son incarnation d'un pseudo Gandalf.
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Publié
le 19/09/2007 par Christopher Wack
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| Verdict |
La Dernière Légion peut être assimilé au péplum du pauvre, tant le manque de rythme, de souffle épique, et l’interprétation désastreuse des comédiens en font un film où l’ennui prédomine. Tout cela ne participera pas au nouvel essor du péplum. |
2/10
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