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Critique : Serial Noceurs |
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Après Starsky et Hutch, Zoolander et Dodgeball, voici la nouvelle comédie réunissant deux membres du quatuor Ben Stiller, Owen Wilson, Vince Vaughn et Will Ferrell : Serial Noceurs. Un casting qui nous apporte des garanties…
Tout d’abord, au niveau de l’histoire, la présence d’Owen Wilson et Vince Vaughn est synonyme d’un minimum de recherche et d’originalité. Evitant le remake et la réutilisation de poncifs, le synopsis est toujours basé sur un concept original. Ici, il s’agit de John Beckwith et Jeremy Grey, deux conseillers en affaires du divorce qui attendent impatiemment la saison des mariages. Ils s’incrustent alors pour manger, faire la fête et profiter du surplus émotionnel causé par la cérémonie chez certaines demoiselles. Tout dérape lorsque les deux essaient de séduire les filles du ministre des finances. Le film va même jusqu’à jouer avec le manque d’originalité des autres comédies. Quand arrive le passage obligé des problèmes gastriques d’un des personnages, on ne fait qu’un court passage aux toilettes et avec un humour qui joue sur totalement autre chose. Le rôle de Christopher Walken, qui sent à un kilomètre le méchant beau-père habituel, est presque sous-utilisé pour laisser sa place à des personnages plus novateurs.
Serial Noceurs ne révolutionnera toutefois pas la comédie. On a ainsi droit à l’intarissable scène de repas avec une famille de tarés ou au passage de danse ridicule monté sur fond musical. Mais lorsque l’on retrouve ces scènes, qui sont aussi dans Black/White par exemple, elles comportent une chose en plus : l’humour. Toutes ces scènes de repas, de mariage et autres moments de pures comédies représentent une première partie où l’on ne passe pas un moment sans avoir un grand sourire. Le cabotinage entre les deux têtes d’affiche fait plaisir à voir. Le film fait aussi la part belle à une histoire d’amour entre Owen Wilson et Rachel McAdams. L’expression des sentiments est plutôt bien gérée mais cela n’évite pas une petite baisse de rythme au moment où il faut arrêter de suivre les frasques des deux compères pour se consacrer à la romance.
La réalisation de David Dobkin (Shangai Kids 2) est invisible, compliment dans le sens où cela signifie que le film passe tout seul. Un simple champ/contre-champ suffit lorsqu’un dialogue est drôle. Ici, pas besoin de fioriture, tout semble simple et efficace. Owen Wilson et Vince Vaughn sont touchés par un sens inné du ridicule. Ils le prouvent notamment lors de la première scène où on les voit s’incruster à un mariage. Certains diront qu’il s’agit d’un humour en-dessous de la ceinture pour adolescents attardés. Pour moi, Vince Vaughn, Owen Wilson, Ben Stiller et Will Ferrell sont tout doucement en train de rejoindre les frères Farrelly au niveau supérieur de la comédie américaine. Alors certes, ils visent très souvent en-dessous de la ceinture, mais ça reste toujours très drôle.
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Publié
le 11/08/2005 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
Si vous avez aimé Zoolander et Dodgeball, vous aimerez ce Serial Noceurs. Simple, efficace, et à se tordre de rire. |
7/10
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