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Critique : Paranoiak |
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Un nouveau monde se dévoile à travers les jumelles de Shia LaBeouf : une voisine sexy et un tueur en série qui vit en face. Tout un programme…
D.J. Caruso, connu pour avoir réalisé Taking Lives, Destins Violés, ou encore Two for the Money, signe ici un huis clos qui a pour décor une typique banlieue américaine. Kale, 17 ans, placé sous contrôle judiciaire, doit se tenir scrupuleusement dans le périmètre limité de sa maison. C'est ainsi qu'il va en arriver à espionner ses voisins, et faire la connaissance de la charmante et nouvelle voisine. Une love story niaise et attendue pointe le bout de son nez, dans un thriller qui pourtant, aurait pu avoir des qualités. Kale découvre également que son voisin d'en face pourrait être un meurtrier.
S'ensuit alors une enquête, où petite copine et meilleur ami viendront en renfort. C'est ainsi que nous avançons dans le récit, naviguant maladroitement entre fresque adolescente et thriller sérieux. Paranoïak joue sur différents tableaux en même temps, mais n'est finalement qu'un projet inabouti. Ce film se veut être le reflet d'une Amérique perturbée, meurtrie et en quête de justice, dans un monde beau, où le mal cohabite parmi les bons. Un thriller teenage comme il en a été servi des dizaines de fois durant les quinze dernières années. Le manque cruel de nouveauté, d'originalité et d'audace fait de ce film pop-corn un semi-thriller de plus, qui s'oubliera sitôt sorti de la salle de projection.
Mais si le long-métrage en lui-même n'est pas à retenir, on pourra tout de même signaler la performance de Shia LaBeouf, qui décidément, s'en sort très bien. Du côté des acteurs secondaires, on soulignera le jeu assez catastrophique de Sarah Roemer, desservie par un rôle de potiche inutile et vraiment mal amené dans le scénario, qui confère à son personnage et sa relation avec Kale une incohérence certaine. Carrie-Anne Moss et David Morse s'en tirent pour leur part, avec les honneurs.
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Publié
le 23/08/2007 par Sébastien Sosa
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| Verdict |
Un film pop-corn teenage, où le scénario plat ne captivera pas plus que la réalisation banale. Du déjà-vu en perspective, Paranoïak se révèle donc sans grand intérêt. |
3/10
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