Les quatre super-héros reviennent pour sauver le monde d'une nouvelle menace extra-terrestre dénommée le Surfer d'Argent.
Après un premier épisode en demi-teinte réalisé par un
Tim Story visiblement peu inspiré, voilà que la même équipe nous remet ça, avec cependant un allié de poids : le Surfer d'Argent, célèbre personnage de la saga des Fantastiques. Le quatuor de Marvel se prépare à célébrer le mariage de Sue Storm (
Jessica Alba) et Reed Richards (
Ioan Gruffudd) lorsqu'une nouvelle menace s'abat sur le monde. Le Surfer qui, après avoir détruit la moitié des planètes de la galaxie, s'apprête à détruire la nôtre sous les ordres d'un méchant mangeur de planètes, le bien nommé Galactus.
Le scénario de
Mark Frost tente de nous plonger dans la cruauté du monde lorsque l'on est un super-héros surper-médiatisé et que l'on mène une vie de couple, le tout saupoudré de bons sentiments. Un essai malheureusement pas transformé, la faute à des dialogues creux, où tout semblant de psychologie s'envole lorsque
Jessica Alba découvre qu'elle a un bouton sur le front et qu'elle va devoir le rendre invisible durant toute une journée grâce à ses superpouvoirs. Oui, être un super-héros est cruel. On peut tout de même apprécier la performance de
Chris Evans, qui semble s'être éclaté avec son personnage de beau gosse un peu looser, puisqu'il parvient à dynamiser le groupe par son jeu frais et efficace. Un bon point pour cet acteur qui après
Sunshine continue de nous étonner. Pour le reste de la troupe, rien à signaler, et c'est bien là le problème. Un jeu plat, sans conviction, qui n'aide pas le film à s'en sortir. Le docteur Fatalis, alias Julian MacMahon fait son come-back, mais sa piètre performance n'est pas bien meilleure que dans le premier opus.
En sus de son humour particulier, l'intérêt du film réside dans ses scènes d'action, parfois très sympathiques, comme la course poursuite de la torche avec le Surfer dans la ville, mais ce passage entier a fait office de bande-annonce pendant la promotion du film. On peut également penser à la scène finale qui, à grands renforts d'effets spéciaux, parvient à nous faire passer un moment agréable. En termes d'imagerie de synthèse, on peut souligner la performance faite sur le Surfer d'Argent, entièrement modélisé par ordinateur, et qui parvient à avoir une certaine classe grâce à sa stature et son aisance dans les airs. On a également droit à certains passages assez insolites et assez bien réalisés, comme les Pyramides de Gizeh sous la neige ou la Tamise asséchée. Galactus, le mangeur de planètes profite également du bon savoir-faire des techniciens de chez Weta Digital. Un nouveau film de super-héros avec un semblant de psychologie, mais assez divertissant grâce à ses scènes d’actions et ses effets spéciaux de bon calibre. Avec un Chris Evans efficace et dynamique, l’humour si potache du film parvient tout de même à nous faire passer un moment agréable.