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Critique : Dead or Alive |
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Corey Yuen transpose au cinéma le célèbre jeu vidéo de combat où se croisent bimbos affriolantes et ninjas intrépides. Pari réussi ?
Nous connaissions Corey Yuen pour avoir réalisé Le Transporteur. Cette fois-ci, il s'attaque à Dead or Alive, adaptation du jeu éponyme. En tête d'affiche, on retrouve Holly Valance, vue notamment dans Prison Break, Jaime Pressly, de Earl et Devon Aoki, aperçue dans 2 Fast 2 Furious et Sin City. L'histoire mêle le destin d'une princesse kunoichi en quête de vérité, d'une voleuse en quête de vengeance, et d'une catcheuse en quête de reconnaissance. Toutes trois sont conviées au grand tournoi Dead or Alive organisé sur une île secrète. L'organisateur, Donovan, a d'autres plans concernant les demoiselles et compte bien conquérir le monde.
Le scénario est signé Seth Gross, J.F. Lawton, Granz Henman et Adam Gross et autant dire que ça ne vole pas haut. L'attrait du film n'est clairement pas dans la profondeur du scénario mais dans les cabrioles sexy des jeunes guerrières. On a droit à des cascades abracadabrantes et invraisemblables qui n'ont aucun intérêt, servies par des répliques on ne peut plus grotesques. Corey Yuen nous invite dans un univers où la femme forte se bat et s'exhibe en lançant des blagues vaseuses. Dans le monde parfait et lisse de DOA, les décors sont en carton et les combats se font au montage en post-prod, si bien qu'on assiste à une bouillie de plans qui finirait bien par nous donner le tournis.
Le film est construit comme un pseudo-jeu vidéo avec une introduction, qui tente de mettre en contexte la profondeur des personnages, suivie d'épreuves compétitives haletantes pour enfin arriver au combat final contre le boss et contrecarrer ses plans diaboliques avec l'aide de l'informaticien du coin, amoureux d'une guerrière un peu trop niaise. Le peu de conviction que les actrices parviennent à insuffler à leur personnage fait peine à voir, exception faite peut-être de Jaime Pressly, qui arrive tout de même à donner un peu de vie et de caractère à la catcheuse Tina.
Là où le jeu vidéo nous offrait en pâture de belles créatures pixélisées, le film nous sert lui aussi un banc de chairs fraîches aussi écervelées que leurs consœurs électroniques. Quelques clins d'œil sympathiques pourtant comme la voix digitalisée qui annonce les « Fight » et autres « K.O », ou encore les parties de Beach Volley, empruntées à un certain DOAX. Rien de bien transcendant dans l'ensemble, même pour le fan du jeu vidéo, qui n'y verra rien d'autre que quelques poupées lancer des coups de pied et des ballons de volley.
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Publié
le 17/07/2007 par Sébastien Sosa
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| Verdict |
Un film qui ne vole pas haut, avec de piètres interprètes, des dialogues ridicules et un intérêt limité. Game over. |
2/10
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