Yippee-ki-yay ! Après 12 ans d'absence, John McClane est de retour pour fracasser du méchant hacker. Chaud devant !
Repoussé, passé de main en main, on se demandait si on aurait véritablement le droit de voir un jour un quatrième volet à la saga Die Hard. Après de nombreux rebondissements, notre ardeur de redécouvrir John McClane sur grand écran avait été quelque peu freinée par la nomination derrière la caméra de Len Wiseman, auteur des très boîteux Underworld. Mais, heureusement pour nous, le réalisateur s'est plus qu'appliqué pour nous livrer ce Die Hard 4 – Retour en enfer, qui fait office de grand divertissement pop-corn tout à fait recommandable.
A l'instar d'un Mission : Impossible III, ce nouveau volet prend dès les premières minutes la voie du gros film d'action décomplexé, mettant toute suite notre « vieux » héros à contribution, sous le feu des balles ou encore sur la trajectoire de voitures et avions hostiles. Apparemment soucieux de rester fidèle à l'esprit de la saga tout en lui insufflant un dynamisme certain, le film nous sert un John McClane toujours habile avec les mots, balançant assez souvent des vannes imparables et définissant le personnage comme la brute épaisse pour laquelle il veut bien se faire passer.
Ici, l'antagonisme entre le personnage et l'univers des nouvelles technologies et de l'informatique est très bien utilisé pour nous donner son lot de scènes dans lequel Bruce Willis s'éclate plus que jamais à faire le gros dur un peu râleur, rôle qui lui sied toujours aussi bien. Le film donne souvent dans la démesure, avec quelques scènes à la limite de la crédibilité, posant McClane comme un héros inoxydable, se relevant toujours de n'importe quelle situation. Ce parti pris aurait pu s'avérer lourdingue, mais il est tellement bien assumé que c'est en fait un sentiment de plaisir simple qui envahit le spectateur, heureux de voir son héros évoluer dans des situations les plus variées, dans un film très bien rythmé.
Effectivement mené sur des chapeaux de roue, Die Hard 4 – Retour en enfer nous livre des scènes d'action ultra prenantes, dont quelques-unes assez dantesques, qui confirment, après les Underworld, que Len Wiseman est un technicien doué. Durant sa première heure, le film parvient même à se parer d'une ambiance de panique bien retranscrite lorsque les hackers dérèglent peu à peu tout le pays. Le script est en plus assez malin et nous livre, sous couvert de gros divertissement, une critique, légère mais bien prséente, de la toute puissance des médias et de l'informatique dans la société actuelle.
Côté interprétation, Bruce Willis est bel et bien toujours John McClane, reprenant son rôle comme s'il ne l'avait jamais quitté, et on est heureux de voir qu'il est entouré par des acteurs qui sont plus que de simples faire-valoir. Il parcourt tout le film avec Justin Long à ses côtés, qui parvient à tenir la dragée haute à la star en interprétant ce hacker sans lequel McClane serait perdu, et hérite de quelques vannes également bien senties. Mary Elizabeth Winstead incarne Lucy McClane, qui est bien la fille de son père, préférant remballer le méchant plutôt que de lui faire plaisir, en en venant même aux mains. Autre bon point, ce Die Hard 4 – Retour en enfer hérite d'un méchant crédible, interprété par Timothy Olyphant, qui fait habilement joujou avec notre héros, les deux hommes nous livrant un face-à-face assez savoureux, qui fait la marque des Die Hard. Néanmoins, c'est Maggie Q, en femme de main de Timothy Olyphant, qui hérite de la scène la plus fun du film, lors de son combat contre Bruce Willis, pour lequel Len Wiseman a mis le paquet, n'hésitant pas à donner dans une surenchère assez jouissive.
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