|
Critique : Steak |
 |
|
Eric & Ramzy sont de retour sur grand écran dans Steak, et s'intègrent à l'univers décalé de Quentin Dupieux.
Après La Tour Montparnasse infernale, Double Zero et Les Dalton, revoici le duo comique Eric Judor et Ramzy Bedia au centre d'un nouveau long métrage : Steak. Ils s'éloignent des mimiques et postures qui on fait leur renommée et s'intègrent à l'univers décalé de Quentin Dupieux, DJ connu sous le nom de Mr. Oizo, dont le titre Flat Beat s'était vendu à plus de 3 millions d'exemplaires en 1997.
Le film déconcertera les fans qui ne retrouveront pas forcément ce à quoi ils s'attendent de la part de leurs chouchous tandis que les autres devraient être déconcertés par l'aspect bancal du film. Steak nous plonge dans un lieu indéfini, en 2016. La mode a changé et maintenant, pour être branché, les jeunes doivent avoir le visage refait. George et Blaise sont deux amis qu'un tragique événement a séparé pendant sept ans. Au bout de ce laps de temps, George s'est fait faire un lifting pour intégrer la bande influente des Chivers, au sommet de la branchitude. Blaise va alors tout essayer pour tenter d'imiter son ami.
Le début ne s'annonce pas trop mal. Quentin Dupieux, grâce à une bande-originale électro bien pensée et assez sombre, et à une bonne utilisation du duo de comiques dont il semble tirer le meilleur en leur évitant de sombrer dans le trop lourd, met en place un univers décalé à l'humour plus subtil qu'il n'y paraît. Mais cette sensation ne dépassera pas le stade des dix premières minutes car le réalisateur ne parvient pas à développer une histoire réellement palpitante, et du coup, cet univers décalé a vite fait de décontenancer tant il donne à l'œuvre l'aspect d'un exercice de style très expérimental. On sent l'intention de faire passer un message sur une société de plus en plus frivole sous le dictat de l'image, mais la sauce ne prend pas. Il y a bien deux ou trois envolées qui arrachent des sourires, mais la plupart du temps, les gags sont assez mal amenés et tombent à plat. Au final, on ne retient pas grand chose de ce patchwork certes audacieux mais terriblement mal maîtrisé.
|
| |
|
Publié
le 21/06/2007 par Cyril Perraudat
|
| Verdict |
Eric & Ramzy se fondent dans l’univers décalé de Quentin Dupieux pour un Steak qui laisse espérer pendant 10 minutes avant de s’essouffler et de laisser le spectateur dubitatif. |
3/10
|
|
|
|