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Critique : Gomez VS Tavarès |
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Quatre ans après, les flics Gomez et Tavarès sont de retour sur grand écran et il y a de l'eau dans le gaz.
Etrange idée que d'avoir donné une suite à un film qui a été moyennement accueilli il y a quatre ans, et qui n'a pas fait non plus un carton au box-office bien que réunissant environ 900 000 spectateurs. Revoici donc les deux flics Gomez et Tavarès, avec cette fois un tandem à la réalisation, Gilles Paquet-Brenner s'adjoignant les services de Cyril Sebas. Après la mort de Tonton, les deux héros se retrouvent au milieu d'une affaire d'envergure internationale car pour récupérer l'héritage, ils doivent trouver une chose qui intéresse également des brésiliens et libérer le père de Gomez, en prison depuis trente ans. Tout cela sans compter l'histoire d'amour entre Gomez et la sœur de Tavarès que celui-ci s'évertue de cacher à son équipier. Les deux hommes vont partir à la chasse à l'héritage chacun de son côté.
Pour cette suite, les deux réalisateurs avouent avoir voulu faire un film de pur divertissement. On comprend l'intention mais on ne voit pas trop le résultat à l'écran tant le film semble vouloir jouer dans la cour du cinéma d'action américain en y prenant ce qu'il y a de plus mauvais, quand il ne pompe pas ses éléments ou ses univers. Dès le début, Gomez VS Tavarès nous livre une scène avec de gros bolides nous rappelant instantanément Fast & Furious avant de tenter par moments d'instaurer une ambiance sèche à la Miami Vice, avec filtres de couleurs renforçant l'aridité et la chaleur du sud de la France. Cela semble vain car le rythme est bien mou et les quelques scènes de fusillades proposées, dans lesquelles on ne comprend pas qui tire sur qui, sont filmées avec les pieds. De plus, la réalisation s'encombre d'effets de caméra superflus avec des ralentis et des arrêts pendant certains combats alourdissant ce métrage qui se vautre dans la caricature du film d'action à jolies filles inutiles et aux voitures rutilantes.
En effet, et malheureusement pour les ravissantes Noémie Lenoir et Fernanda Tavares, celles-ci écopent de rôles sans intérêt, faisant office de belle figuration. Le duo principal Stomy Bugsy / Titoff s'en sort à peine mieux, surjouant le plus souvent, quand ils ne doivent pas se débrouiller avec des dialogues supposés drôles. Seul Jean Benguigui donne un peu de relief à son personnage de paternel au passé trouble. A l'heure où j'écris ces lignes, le film s'est déjà pris un bide au box-office et pourrait faire comprendre aux producteurs que le public n'est pas toujours une gentille vache à lait. A bon entendeur…
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Publié
le 19/06/2007 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
L’affrontement entre Gomez et Tavarès ne débouche pas sur grand chose tant le film est brouillon et mou du genou. |
2/10
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