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Critique : Le Transporteur 2 |
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Franck Martin, alias le transporteur est de retour ! Cette fois-ci, il cassera encore plus de méchants, sauvera encore plus de monde, et conduira une voiture avec encore plus de classe. Sa mission : aider à résoudre une affaire assez étrange qui mélange prise d’otage et virus mortel.
Attention ! Voilà un nouveau film d’action inscrit dans la grande lignée des productions Luc Besson : du spectacle, de l’action, et… un scénario très bidon. Et cette fois-ci, il s’agit d’une suite ! C’est-à-dire qu’il n’y a plus besoin de présenter le héros et l’univers dans lequel il évolue, puisque tout est expliqué dans le premier opus. Forcement, l’action devient l’argument numéro un du film, et le scénario ressemble vaguement à celui d’un épisode raté de série télé.
L’action prend place à Miami, merveilleuse ville américaine connue pour ses plages et son ambiance paradisiaque. Franck Martin (toujours interprété par le musclé Jason Statham) se retrouve embarqué malgré lui dans une sombre affaire. Pour sauver un pauvre enfant et séduire une belle femme mariée, il n’hésitera pas à y plonger encore plus profondément. En chemin, il affrontera une fille très sexy qui se bat uniquement en sous-vêtement (Kate Nauta), il zigzaguera (au sens propre du terme) entre les balles, exécutera des figures artistiques avec sa voiture qui ferait pâlir de jalousie tout fan de snowboard, et réussira même à se protéger de balles à l’aide d’une table en bois. Bref, Franck, c’est vraiment un héros.
Malheureusement, ce qu’il manquerait peut-être, c’est un adversaire aussi impressionnant que lui. Franck, digne d’un super-héros de comics-book, n’a vraiment aucune difficulté à mettre ses ennemis hors d’état de nuire. La scène d’action finale est d’ailleurs assez courte, la confrontation étant réduite à quelques coups de poing.
Hélas, ce défaut n’est pas le seul du film. Louis Leterrier ne fait pas dans la finesse. Formaté par l’usine EuropaCorp, on se demande s’il cherchait vraiment à réaliser un film ou juste à répondre à un cahier des charges. Il faut avouer que Luc Besson, scénariste du film, n’aide pas vraiment à la tâche. L’histoire ne possède aucune originalité : l’intrigue n’est qu’un sale prétexte à un enchaînement de scène d’action. Pire encore, ce non-scénario détruit complètement le charme de Franck, qui n’est plus qu’un simple pantin qui effectue des cascades. En parlant de cascades, il n’y a rien de réellement impressionnant qui pourrait retenir notre souffle : les scènes ont presque toutes été déjà vues ailleurs. Bref, on s’ennuie très vite.
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Publié
le 04/08/2005 par Robert Ly
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| Verdict |
Pour apprécier ce film, il est conseillé de ne pas emmener son cerveau. Alors, peut-être, il sera possible d’ingurgiter 1h30 d’action, d’explosion, d’action et d’explosion, servie par l’homme le plus incroyable que l’univers ait jamais porté. |
3/10
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