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Critique : Hitcher |
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La plantureuse Sofia Bush a le malheur de rencontrer le dangereux Sean Bean sur le bord de l’autoroute. Ce concours de circonstances va la mener avec son petit ami dans une véritable virée en enfer.
Remake d’un classique du film d’horreur des années 80, avec Rutger Hauer dans le rôle titre de l’auto-stoppeur psychopathe, la mouture de 2007 reprend le même matériau de base et l’adapte au monde contemporain. Ce que ne savent pas Jim et Grace en prenant John Ryder en stop, c’est qu'il s'agit d'un tueur psychopathe. C'est après avoir réussi à lui échapper que leurs vrais ennuis vont commencer. John continue ses massacres en faisant accuser le jeune couple, qui se voit alors obligé de fuir face à la police dans l'espoir de capturer le meurtrier et ainsi prouver leur innocence.
Débutant comme un road-movie classique, Hitcher devient très vite un thriller tout en prenant par moments des allures de chasse à l’homme avant de sombrer dans le survival gore durant le dernier quart d’heure du film. Si une chose est sûre, c’est que la version 2007 ne manque pas de rythme, ce qui est d’ailleurs l’un des principaux atouts du film. Le divertissement étant au rendez vous, la mise en scène l’est également, même si le réalisateur surprend quelques fois avec le choix de certain plans qui ne semble pas toujours judicieux. Il réussit à échapper à la mode clippesque du moment qui frappe bon nombre de films d’horreur de ces derniers mois, et parvient à donner un rythme nerveux à l’histoire. Bien que simpliste, cette dernière reprend efficacement les codes du genre et parvient à faire de Hitcher un divertissement honorable.
Divertissement où les scènes d’actions s’enchaînent à un rythme endiablé à défaut d’être ultra spectaculaires, elles ont pour mérite de plonger le spectateur au cœur des événements et de lui éviter l’ennui. Le tout est servi par une bande son à dominante rock qui appuie bien l’ambiance du métrage, et qui va de mise avec les films pop-corn hollywoodiens à destination d’un public jeune. Même si la cible avouée reste les 15-25 ans Hitcher ne fait pas dans la dentelle, lorsqu’il s’agit de montrer la violence. L’hémoglobine coule en effet à flots, les corps sont mutilés, et les balles font de gros impacts.
Du côté des comédiens, c’est déjà plus laborieux. Sean Bean n’a pas à rougir de sa performance, il incarne un psychopathe tout à fait crédible et dérangé du cerveau, même si les fans du Hitcher sorti en 1986 lui préféreront sans doute Rutger Hauer qui donna ses lettres de noblesses au mythe de l’autostoppeur serial-killer. Pour Sophia Bush et Zach Knighton, qui interprètent à l’écran le couple victime de la folie du tueur, cela est moins reluisant que pour leur collègue. La première amène un charme indéniable à son personnage mais ne parvient pas à se défaire de son rôle de jeune fille BCBG pleurnicharde, qui tient d’ailleurs son arme comme un sac à main durant les deux tiers du film et qui finalement sait parfaitement s’en servir durant le final. Quant à Zach Knighton il manque de charisme pour réellement s’imposer à l’écran. Enfin on pourra noter la présence de Neal McDonough qui en fera sourire plus d’un en réplique de Walker Texas Ranger.
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Publié
le 14/05/2007 par Christopher Wack
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| Verdict |
Sans réitérer la belle surprise qu’avait été le Hitcher de 1986, la version de 2007 produite par Michael Bay s’inspire dans ses grandes lignes de l’œuvre de base tout en la remettant au goût du jour. Hitcher se positionne donc comme un divertissement de bonne facture mêlant habilement action et horreur. |
6/10
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