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Critique : The Marine |
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La WWE Films tente de nous convaincre que ses catcheurs sont de véritables icônes cinématographiques. C’est pas gagné…
Après le « succès » au cinéma de Dwayne Johnson, aka The Rock, la WWE Films est décidée à retenter le coup avec tout ce qui bouge dans ses rangs, à commencer par ses champions. C’est donc bien au champion WWE Films que nous avons affaire en la personne de John Cena. Le problème, c’est que bien souvent, la caractérisation des personnages des catcheurs s’arrête à leur surnom. Alors, pour faire simple, John Cena a donné son surnom comme titre du film, The Marine (comme en plus il donne son prénom à son personnage, on finit par vraiment se croire dans une production AB !). Malheureusement, John, Triton de son nom de famille, ne restera pas longtemps dans l’armée. En effet, il est renvoyé pour avoir désobéi aux ordres d’un supérieur et être parti seul sauver des otages en Irak. De retour aux Etats-Unis dans les bras de sa femme, il a bien du mal à revenir à une vie normale.
Absolument débile, le début place le film dans le haut du panier des nanars. La scène de la prise d’assaut des otages par un seul soldat est un condensé de connerie patriotique, de clichés, de mauvaise réalisation et de manque de moyens. John Bonito, qui n’a jamais rien filmé d’autre que des matchs de catch, tente désespérément d’iconiser à l’extrême John Cena dès les premiers plans pour un résultat perdu d’avance. S’enchaînent ensuite une scène de braquage bidon et un passage assez énorme avec John Cena en agent de sécurité, le tout servi par une gestion de la narration calamiteuse. Une bonne dose de second degré semble être de mise. Malheureusement, la suite du film ne tient pas vraiment ses promesses. Bien obligé de balancer une histoire entre les scènes d’action, les deux scénaristes font se rencontrer John le Marin et un groupe de méchants qui enlèvent sa femme. A partir de là, les scénaristes ont du écrire « John tente de récupérer sa femme ad lib ». Tenir sur la longueur est le gros challenge des nanars et là, le côté des tentatives du marine finit par lasser assez vite.
The Marine, produit honnête du rayon navet, souffle donc le chaud et le froid. Filmé avec les pieds, il parvient tout de même à nous faire prendre plaisir à voir évoluer un casting affligeant. Même en marine John Cena n’est physiquement pas crédible tant il est musclé et dépareille parmi des gens à la musculature normale. La pauvre Kelly Carlson, Kimberley dans Nip/Tuck, joue la potiche et la joue mal. Quant à Robert Patrick, second rôle extrêmement présent, il réussit la performance d’être aussi peu crédible que John Cena. Les combats, à la manière des catcheurs, ne marchent absolument pas et lorsque le film veut faire dans le comique volontaire, c’est assez affligeant. Sympathique nanar qui assume sa débilité, The Marine manque donc d’originalité et d’ambition pour devenir aussi ridicule que peut l’être sa scène d’ouverture.
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Publié
le 13/05/2007 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
Un nanar soutenu par un acteur catcheur ridicule mais assez vite lâché par son réalisateur et ses scénaristes. |
4/10
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