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Critique : Mimzy le messager du futur |
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Mimzy, la peluche parlante, va sauver l’humanité à l’aide de pierres tournantes. Un conte pour enfants quelque peu maladroit…
Dans le futur, l’espèce humaine est en danger. Les scientifiques décident alors de chercher de l’aide auprès des générations passées, et leur envoient Mimzy, une peluche un peu spéciale. De nos jours, la peluche est trouvée par deux enfants, Emma (Rhiannon Leigh Wryn) et Noah (Chris O’Neil), qui commencent à avoir d’étranges capacités, comme celles de faire bouger les choses par la pensée ou de créer des champs de force. Larry, le prof de science de Noah, sent qu’il y a derrière ces dons quelque chose d’ancien, de fort, et il les aidera à s’en sortir face au FBI et aux scientifiques qui s’intéressent de près à Mimzy, ainsi qu’à faire ce que les gens du futur attendent d’eux.
Nous revoici face à une nouvelle adaptation d’un vieux bouquin (dont il ne reste, disons-le, pas grand chose), l’un de ces films pour enfants à mi chemin entre le fantastique et le conte initiatique, mais cette fois-ci teinté de new-age doucereux : le film commence dans un futur lointain façon La belle verte, avec des blondes, des grandes robes et des enfants joufflus, pour nous prouver que l’humanité a atteint un niveau d’accomplissement maximal. Ajoutons aussi une touche d’aspiration pseudo-métaphysique et une morale plus que niaiseuse (l’innocence pour sauver le monde). Mais Mimzy le messager du futur penche aussi vers E.T. l’extra-terrestre – les enfants, la bête curieuse, les objets qui volent, les scientifiques, le voyage du retour – sans en avoir cependant la classe, et encore moins la poésie.
L’un des (nombreux) gros problèmes du film est son manque de public cible précis. Alors que l’histoire de départ fait ouvertement du pied aux très jeunes enfants, les dialogues et les allusions scientifiques font que le film ne peut être totalement accessible à cette tranche d’âge, et il est fort probable que les parents devront leur expliquer la fin, la « résolution » de l’histoire, pas forcément évidente. Ne soyons cependant pas trop négatifs, car, bien que ne parvenant pas à la cheville de son modèle (admis ou pas), Mimzy le messager du futur n’est pas totalement dénué d’intérêt ni même de charme. Il est porté avec justesse par les deux enfants, Rhiannon Leigh Wryn et Chris O’Neil, et le mélange regard d’enfant/aspect scientifique est plutôt relativement bien maîtrisé. Cela n’enlève rien à tous ses défauts, qui pèsent trop lourd dans la balance.
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Publié
le 30/04/2007 par Marie-Ambre Devanlay
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| Verdict |
Mimzy, la peluche du futur, manque furieusement de poésie et est bien trop alourdi par ses nombreux clichés et tentatives maladroites pour convaincre. Accessible aux enfants d’une petite dizaine d’années même s’il n’est pas sûr qu’ils apprécient le film. |
4/10
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