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Critique : New police story |
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A cent lieues des pitreries hollywoodiennes récentes, Jackie Chan nous revient dans un film d’action made in Hong-Kong qui tente de faire revivre la franchise Police Story.
Ah ! Enfin sort sur nos écrans un film non hollywoodien de Jackie Chan ! Oubliez donc les niaiseries récentes telles que les Shangaï Kid, Le Médaillon, Le Smoking et j’en passe… Revoici le Jackie Chan made in HK pour notre plus grand bonheur ! Le voici donc en inspecteur Wing qui perd tous ses équipiers dont son beau-frère alors qu’il était en mission pour arrêter un dangereux groupe de voleurs dont le jeu est simple : marquer des points en tuant le plus de policiers, ce qui déterminera le partage du butin. A partir de là, Wing sombre dans l’alcoolisme, car il n’arrive pas à se pardonner la mort de ses hommes. Mais il va faire la rencontre d’un jeune homme qui dit être son nouvel équipier et qui va le pousser à reprendre l’enquête et à retrouver les criminels.
Qu’il est bon de voir Jackie Chan revenir au sérieux dans le genre qui a fait de lui une star incontestée en Asie pour ce film aux scènes d’actions grandioses. Loin de ses habituels rôles de héros valeureux, on le voit au début du film en policier complètement paumé, ivrogne qui titube au bord du caniveau et rien que ça, c’est déjà le premier choc de ce film. Jackie Chan se fout de son image et c’est tant mieux ! Il y a un réel investissement de sa part dans un rôle dramatique où son vieillissement est évident (voir quelques cadrages sur son visage) et où sa partition est agréablement surprenante. Dès le début du film, on a droit à la première séquence marquante qui nous annonce la couleur : après s’être fait balader dans un bâtiment par les malfrats, Wing retrouve ses hommes en très mauvaise posture et les criminels vont s’amuser avec lui et jouer avec leurs vies. On trouve dans cette scène Jackie Chan en flic dépassé qui fond en larmes et qui va même jusqu’à supplier pour la vie de ses hommes. Quand on vous dit que l’on n’est pas devant un film américain formaté et triomphant.
Après ça, le flic va mettre un bout de temps pour relever la tête et va enfin se mettre à la poursuite des méchants pour le plus grand bonheur des amateurs d’action avec des scènes ahurissantes dont il est le dépositaire. Les grands morceaux de bravoure se multiplient comme une descente à flanc d’immeuble, un bus fou lâché dans les rues, une fusillade suivie d’une baston dans un jardin d’enfants… Le gang des voleurs, tous des jeunes en manque d’adrénaline qui n’hésitent pas à sauter d’un toit d’immeubles pour un braquage ou à descendre des flics pour le plaisir, est un modèle de méchants plutôt réjouissant même si Daniel Wu en chef de bandes en fait des tonnes. Même si Jackie Chan est surprenant dans un rôle plus dramatique qu’à l’accoutumée, on sent tout de même qu’il a du mal à aller jusqu’au bout de sa démarche et quelques scènes gaguesques refont surface vers la fin, sans toutefois tomber dans la lourdeur. Nicholas Tse, qui incarne le jeune équipier de Jackie Chan, arrive par moments à voler la vedette à son aînée par sa partition toute en finesse.
Le film n’est tout de même pas parfait et l’intrigue patauge un peu dans la deuxième partie, la faute à une direction d’acteurs qui n’est visiblement pas le point fort de Benny Chan, où certains acteurs en font des tonnes, et où les ficelles mélodramatiques sont trop grosses lors des scènes dramatiques avec en plus une partition musicale trop poussée du genre « sortez les mouchoirs ». Mais n’est-ce pas ce qui faisait le charme des films d’action HK d’il y a un certain temps avec cette interprétation exacerbée et ces grosses ficelles sentimentales, le tout joliment enrobé de scènes d’action d’anthologie ? Et ce, afin de nous faire passer un grand moment de détente et de bonheur comme les américains ne savent pas le faire ? Peut-être répondrons certains, mais ce qui est dommage, c’est que ces scènes un peu fleurs bleues et pompeuses et cette interprétation par moment outrancière, font retomber, légèrement, le plaisir pris jusque-là dans cette grosse série B pétaradante aux scènes d’actions spectaculaires.
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Publié
le 27/07/2005 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Un Jackie Chan loin des produits hollywoodiens formatés pour un film d’action qui décoiffe, où l’acteur se permet une partition surprenante, car plus dramatique qu’à l’accoutumée. Malheureusement, celui-ci est un peu trop caricatural dans les scènes sentimentales où son interprétation manque de finesse. A voir tout de même pour s’apercevoir que le grand Jackie n’est pas mort ! |
7/10
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