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Critique : Au suivant ! |
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Après son mari Jean Dujardin une semaine auparavant, c’est au tour d’Alexandra Lamy de porter sur ses épaules une comédie estivale dont la perle s’appelle Clovis Cornillac.
Joséphine (Alexandra Lamy), la trentaine hyperactive, est une directrice de casting mignonne, mais toujours célibataire. Elle a pour seul compagnon son fidèle chien qu’elle retrouve tous les soirs après le travail et avec qui elle passe ses soirées, avachie devant la télé. Aussi, lorsqu’elle retrouve un beau jour son chien mort, elle perd ce qu’elle avait de plus cher dans sa vie. Alors qu’elle emmène le défunt animal au crematorium, elle y fait la rencontre de Bernard (Clovis Cornillac), comédien qui dépanne un membre de sa famille. A partir de là, cet homme extraverti va s’incruster dans la vie de Joséphine, qui va se rendre compte que, bien qu’étant énervant au premier abord, il pourrait se révéler être l’homme qui lui faut.
Dernière production EuropaCorp., ce film qui a pour prétention d’être la comédie romantique pas prise de tête de l’été, est en fait une version longue d’un court-métrage remarqué de la réalisatrice Jeanne Biras qui ne tient malheureusement pas la distance malgré son duo d’acteurs.
Lorgnant de façon évidente sur Bridget Jones, le scénario ne fait preuve d’aucune originalité avec l’histoire de ce couple improbable qui va finalement se trouver. Les personnages de seconds plans sont quelque peu énervants comme ce réalisateur obsédé, ou inutile comme ce squatteur kosovar devant lequel la pauvre Joséphine est bizarrement passive. Pour ne pas aider, Jeanne Biras cède aux effets tapageurs et inutiles avec un montage épileptique sans cesse accompagné de musique « pop » avec parfois des effets assez laids, disons-le franchement, comme ce passage filmé en DV dans une boîte de nuit. Ce qui aurait pu être une bonne critique du monde superficiel et difficile du recrutement par casting, n’est que trop peu approché (reste néanmoins une scène sympathique dans un centre des impôts au personnel loufoque).
Bref, si le scénario et la réalisation n’assurent pas vraiment, on peut heureusement se réfugier du côté de l’interprétation. Le génial Clovis Cornillac, à l’instar du film Brice de Nice, dynamise à lui seul l’œuvre par sa verve comique et loufoque sans jamais tomber dans le lourd. Son jeu d’acteur sans faille fait également mouche lors des quelques scènes d’émotion comme cette scène simple, mais touchante où il annonce à Joséphine que sa femme est morte. Alexandra Lamy, elle, est plutôt crédible en célibataire énergique qui incarne parfaitement la femme moderne et active. Le duo formé par ces 2 acteurs fonctionne plutôt bien en nous tirant quelques moments de rigolade grâce à leur savoureux jeu du chat et de la souris, et pour lequel on sent qu’ils ont pris un réel plaisir à jouer ensemble. Petite mention également pour la pétillante Juliette Roudet en assistante excitée. Cette comédie finalement anecdotique sortant pour l’été peut se laisser siroter comme un bon petit verre pris sur une terrasse d’un café : ça détend et ça rafraîchit.
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Publié
le 23/07/2005 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Une comédie romantique très light façon Bridget Jones à la française qui reste hélas trop classique dans son traitement. On soulignera tout de même l’excellente interprétation du déjà grand Clovis Cornillac. |
5/10
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