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Critique : Il a suffi que Maman s'en aille... |
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Cinéaste invisible, René Féret revient tout aussi discrètement que d’habitude avec la belle histoire d’un père et de sa fille.
René Féret est un réalisateur discret, et c’est dommage. Il a suffi que Maman s'en aille..., sa dernière œuvre, est à l’image de sa carrière : simple, humble et belle, comme l’est aussi l’histoire de ce père et de sa fille que le cinéaste a choisi de raconter.
Tout le poids de Il a suffi que Maman s'en aille... repose avant tout sur les épaules de son duo d’interprètes, celles larges et rassurantes de Jean-François Stévenin, et celles frêles et enfantines de la surprenante Marie Féret, fille du réalisateur. Jean-François Stévenin, égal à lui-même, est parfait de sobriété dans la peau de cet ours bougon d’agriculteur cinquantenaire, qui va redécouvrir le pouvoir de la tendresse au contact de sa fille Léa, 10 ans. Léa, c’est donc Marie Féret, une gamine épatante qui épouse son rôle à merveille. L’alchimie qui se dégage de leur relation est l’évidence même.
Ce couple d’acteurs est au service d’une histoire belle et touchante, qui a le grand le mérite de ne jamais tirer sur la corde lacrymale. Ici, les sentiments sont dévoilés avec pudeur, et jamais étalés au grand jour. C’est tout à l’honneur de René Féret d’avoir traité une telle histoire sans vouloir à tout prix faire pleurer dans les chaumières. On regrettera seulement que la fin emprunte une ficelle mélodramatique trop facile et attendue pour être réussie. Mais là encore, le traitement reste sobre et juste. Finalement, le seul réel défaut du film reste paradoxalement son manque d’ambition, qui fait de Il a suffi que Maman s'en aille... un joli film sensible là où l’on aurait pu voir naître un drame poignant ou une étude de mœurs réaliste.
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Publié
le 13/02/2007 par Sabine Garcia
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| Verdict |
Pas inoubliable, mais cependant charmant, Il a suffi que Maman s'en aille... est un film simple et touchant, comme il est toujours agréable d’en voir parfois. |
7/10
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