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Critique : Massacre à la tronçonneuse : le commencement |
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Préquelle du grand classique de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse : le commencement nous amène aux origines du mythe de Leatherface, le célèbre tueur au masque fait de peau humaine.
Après la bonne surprise que fut Massacre à la tronçonneuse (le remake) réalisé par Marcus Nispel en 2003, le producteur Michael Bay n’a pu se retenir d’offrir au public une nouvelle tournée d’hémoglobine servie à coups de tronçonneuse. Comme indiqué dans l’introduction, ce nouvel opus doit nous permettre de découvrir comment la famille Hewitt en est arrivée là... La recette reste là même que dans les autres métrages de la saga, à savoir un groupe de brebis égarés (comprenez par là de pauvres jeunes gens qui se sont retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment) qui va malencontreusement croiser la route d’un dangereux shérif qui va les livrer en pâture à son psychopathe de neveu, qui n’aime rien de plus au monde que de dépecer de la viande, encore plus si c’est de la chair humaine.
Postulat de départ intéressant que de conter les prémices qui firent d’un homme le monstre que l’on connaît, encore aurait-il fallu que le scénario s’attarde sur les raisons de cette ascension vers le meurtre. En effet, les premières minutes du film s’efforcent de donner une explication quant au trouble qui habite le personnage de Leatherface, mais cela reste très superficiel et manque d’originalité. Le script nous amène d’ailleurs vite à découvrir le personnage que l’on connaît tous en nous montrant son premier meurtre et la découverte de l’outil qui fera sa gloire. Le reste du métrage souffre également d’un manque de tension, qui ne favorise pas la mise en place d’un réel suspense, toutes les situations semblant scellées par avance. Les scénaristes ont préféré privilégier l’aspect gore, en plaçant dans la dernière demi-heure du métrage pas mal de scènes de mutilation et de découpe à la tronçonneuse qui sont d’ailleurs assez réussies, mais que l’on a déjà vu dans pas mal d’autres oeuvres du même genre. Un soin tout particulier a tout de même était apporté aux décors pour recréer un environnement crasseux et sombre isolé en plein milieu du Texas de la fin des années 60.
Là ou Marcus Nispel avait réussi à faire de sa mise en scène une des forces du remake de 2003, Jonathan Liebesman, dont c'est seulement le deuxième long métrage, semble plus en difficulté. Le jeune réalisateur, sans être mauvais, alternet curieusement des prises de vue classiques avec des effets clipesques inutiles, tout droit venu de Saw. Enfin le casting du film est également assez hétérogène, on retiendra surtout les interprétations de R. Lee Ermey et Andrew Bryniarski. Le premier campe un shérif Hoyt plus tordu que jamais, c’est d’ailleurs lui le véritable personnage central du film, Leatherface n’étant que le bras armé de ses pulsions anthropophages. Le second de par sa carrure et son regard vide de sentiment confère au tueur à la tronçonneuse un aspect déshumanisé qui en fait réellement un être à part que rien ne semble pouvoir arrêter. Quant à la chair fraîche qui doit être servie au dîner de la famille Hewitt, elle ne montre pas grand-chose, en effet les comédiens chargés de jouer les jeunes pris au piège se voient confinés dans des rôles très stéréotypés qu’ils ne parviennent à transcender.
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Publié
le 11/02/2007 par Christopher Wack
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| Verdict |
Si le but de Massacre à la tronçonneuse : le commencement était de faire peur, c’est raté. Néanmoins si vous aimez les atmosphères malsaines et les scènes gores il se peut que vous y trouviez votre compte, dans tous les cas ne vous attendez pas à un chef d’œuvre du genre. |
4/10
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