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Critique : A la recherche du bonheur |
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Grabiele Muccino débute sa carrière américaine en adaptant une vraie success-story avec Will Smith et son fils en tête d’affiche.
Ce qui est pratique avec les biopics, c’est que les scénaristes peuvent y mettre tout ce qu’ils auraient honte de placer dans une histoire de son cru grâce au label « inspiré d’une histoire vraie ». Mais de quel chanteur, homme politique ou autre célébrité A la recherche du bonheur raconte-t-il la vie ? Et bien de personne de connu en France ! Il s’agit en effet de l’adaptation de l’autobiographie du millionnaire Chris Gardner, sortie en 2006 et adaptée en un temps record ! Et pour cause, sa vie ressemble à un film hollywoodien aux ficelles énormes. Quitté par sa femme qui le laisse seul pour s’occuper de son petit garçon, ce vendeur en produits hospitaliers invendables a énormément de mal à joindre les deux bouts. Pour obtenir un nouveau travail mieux payé, il doit passer par une période de six mois de stage non payés. Ayant déjà accumulé trois mois de retard dans son loyer, il se retrouve à la rue avec son fils.
Et là, on se met à rêver à un biopic qui serait une véritable charge sociale contre un système ne prenant plus en compte le facteur humain… On va peut-être arrêter de rêver ! Le scénariste Steve Conrad prend comme toile de fond cette critique et la retourne en réaffirmation du self made man à l’américaine. Et oui, quand on parle d’un homme qui a vécu des mois dans la rue avec son enfant avant de devenir millionnaire, chacun garde la vision qu’il veut bien voir, celle d’un système qui permet à un enfant d’être à la rue ou celle d’un système qui permet d’être millionnaire… En bon film hollywoodien, A la recherche du bonheur noie la première avec la seconde. Si ce choix est regrettable, il était toutefois attendu. On critiquera plus des choix scénaristiques malheureux qui ne s’imposaient pas du tout, comme une voix-off pleine de bons sentiments et de moralisme qui renvoie à chaque fois le film à son statut d’adaptation de biographie.
Pour son premier film hollywoodien, le réalisateur italien Gabriele Muccino essaie d’insuffler un peu de folie sur ce scénario convenu. Les quelques rares tentatives de réalisation qui vont dans ce sens ne prennent malheureusement pas réellement. On appréciera plus l’effort fait sur la photographie pour rendre une esthétique proche des années 80. Si les chansons composées par Seal marchent plutôt bien, la musique de l’italien Andrea Guerra est elle nettement moins emballante, voire carrément lourdingue par moment. L’image est granuleuse à souhait et permet de se plonger assez facilement dans l’ambiance de cette époque. Pas très folichon, le film est toutefois soutenu par la prestation de Will Smith et de son fils de huit ans, Jaden Smith. Le duo marche bien surtout grâce à la fraîcheur qu’apporte le jeune garçon. Loin d’être génial donc, A la recherche du bonheur reste sympathique et marchera pour les accros aux bons sentiments sur grand écran. Les autres trouveront les deux heures que dure le film un peu longues...
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Publié
le 05/02/2007 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
Soutenu par une bonne prestation des Smith père et fils, A la recherche du bonheur est un film plein de bons sentiments qui manque sa dimension sociale. |
5/10
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