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Critique : Coast Guards |
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Après avoir fait sauter Harrison Ford du haut d’un barrage dans le Fugitif, le cinéaste Andrew Davis demande à Kevin Costner et Ashton Kutcher de se jeter à l’eau pour Coast Guards.
« Tôt ou tard, vous aurez à décider de qui vit et qui meurt », telle est la devise de Ben Randall, qui, bien qu’ayant dépassé la quarantaine, est considéré comme le meilleur nageur sauveteur de la garde côtière américaine. Néanmoins, lors d’une intervention à haut risque en mer de Behring, réputée comme l’une des zones maritimes les plus dangereuses au monde, une erreur de jugement de Randall entraîne la mort de l’équipe de sauvetage et des victimes qu’il était censé sauver. Sa hiérarchie le détache alors contre son gré à la formation des futurs nageurs sauveteurs. C’est la qu’il fera la connaissance de Jake Fisher, une jeune recrue pleine de talent, mais qui manque cruellement d’expérience. Malgré des rapports conflictuels, une relation quasi filiale va s’installer entre le maître et son élève. Les deux hommes vont par la suite être affectés à la surveillance de la mer de Behring, où quelques mois plus tôt Randall avait failli. Ce sera l’ultime test pour savoir s’il est toujours à la hauteur et pour voir si Jake a bien assimilé tout ce qu’il lui a appris.
Comme vous avez pu le voir, l’histoire de Coast Guards n’est pas des plus originales, avec le schéma classique du mentor qui doit passer la main contre son gré et qui rencontre un jeune rebelle qu’il va peu à peu prendre sous son aile et façonner à son image. Il faut l’avouer, le métrage se dessine comme un véritable hommage aux gardes-côtes américains, ce qui plombe à certains moments le film de dialogues au patriotisme exacerbé. Par ailleurs, tout au long du film, on suivra en parallèle deux histoires d’amour qui sont à l’opposé l’une de l’autre, mais qui seront traitées trop sporadiquement pour réellement en faire un élément clé du film. Mis à part ces faiblesses, il faut reconnaître une certaine efficacité dans les scènes d’actions du film qui sont principalement de périlleux sauvetages en mer, qui rappellent quelque peu le film En pleine Tempête, notamment au niveau des effets spéciaux lors des séquences maritimes. Andrew Davis, metteur en scène habitué des films à grand spectacle, nous montre qu’il n’a rien perdu de son talent, en effet, lui et son équipe sont parfaitement parvenus à reproduire le milieu hostile que représente la mer de Behring avec son eau glaciale et ses vagues atteignant plusieurs mètres de hauteur. La mise en scène du réalisateur associée aux déferlantes d’eau reproduites pour l’occasion, confère ainsi aux sauvetages héliportés une grande intensité, et nous montre que l’homme n’est finalement que peu de chose face à la puissance de la mer. L’autre aspect positif, est la touche d’humour non négligeable qui est amenée à travers l’opposition du sage Costner et du jeune chien fou Kutcher lors de la période de formation des jeunes recrues, cela permet de mieux faire passer les discours moralisateurs sur le devoir et le sacrifice qui reviennent à intervalle régulier durant l’histoire.
Cela fait désormais dix ans et son film Postman que Kevin Costner n’est plus vraiment en odeur de sainteté auprès des producteurs de Hollywood. Hormis Open Range, l’acteur américain a enchaîné les films qui sont très vite retombés dans l’anonymat. Coast Guards est donc l’occasion pour lui de faire son retour dans une grosse production américaine, et le comédien s’en tire plutôt bien dans le registre du mentor en fin de carrière qu’il n’avait jusque-là pas encore exploré. Mais attention, cette fois-ci le bodyguard de ces dames n’est pas seul, il est accompagné du playboy pour minettes Ashton Kutcher qui semble plus en difficulté, mais assure tout de même le minimum syndical dans un rôle, il faut dire très stéréotypé. Les personnages féminins auraient quant à eux nécessité plus de profondeur pour les rendre réellement intéressants, car leur apparition dans le film relève plus de l’acte de présence dans la vie des deux héros que d’une véritable participation aux rouages de l’intrigue.
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Publié
le 02/01/2007 par Christopher Wack
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| Verdict |
Coast Guards est une oeuvre qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui est à considérer comme un bel hommage aux gardes-côtes américains, et dans lequel Kevin Costner, sans faire d’étincelles, a semble-t-il retrouvé un second souffle. |
5/10
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